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CHRONIQUE - Mes filles se tournèrent vers leur père... Coeur brisé (6, fin), par Adjisow - SEYTOO.COM

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Mes filles se tournèrent vers leur père... Coeur brisé (6, fin)

Chronique

Les deux petits s'étaient endormis; mes filles se tournèrent vers leur père, Mamie lâcha: "lamentable, gnak djom" puis elles sortirent sans attendre leur reste en "tchipant" tout ce qu'elles savaient.

Publié le 11 janvier 2021, Adjisow

Nous sommes restés là un bon moment, serrés les uns contre les autres à nous étouffer. Un lourd silence nous avait enveloppés et une douce chaleur irradiait en nous. L'énergie qui nous portait était palpable. Que c'était bon de se retrouver! Nous n'avions pas besoin de parler. Tout était dit et même les plus jeunes avaient compris. Ils n'osaient même plus respirer de peur que ce moment s'arrête. Je ne sais combien de temps nous sommes restés là mais un bruit de pas résonnait dans le couloir. Arrogant, sûr de lui, mon mari entra dans la chambre en continuant sa conversation au téléphone sans prêter vraiment attention à ce qui se jouait devant lui.

"Bonjour mes chéris", lança-t-il à la volée.

Les deux petits s'étaient endormis; mes filles se tournèrent vers leur père, Mamie lâcha: "lamentable, gnak djom" puis elles sortirent sans attendre leur reste en "tchipant" tout ce qu'elles savaient.

Incrédule, il ne sut que répondre face à cette soudaine rébellion. Je le fixais, dégoûtée. Il m'apparaissait dans toute sa laideur. J'avais du mal à croire que ce bonhomme avait pu me séduire un jour. Je lui dis d'une traite: " la bonne t'attend impatiemment dans votre chambre chez Mme Thioune à qui tu dois payer sa mensualité sinon elle porte plainte. Ne prends pas la peine de te déchausser ou de poser ton cartable. Je t'envoie le reste de tes bagages à ta nouvelle adresse. Tu ne vaux pas cinq francs dans cette maison. Baal naa la li nga ma déf yeupe mais là tu sors et surtout tu ne l'ouvres pas."

Je crois que j'avais l'air si décidé et ma voix était si ferme qu'il tourna les talons,la queue basse et détala sans demander son reste. J'entendis le bruit de sa voiture s'éteindre doucement au loin. Mes filles me rejoignirent et nous laissâmes libre cours à nos pleurs. Cette fois, nous avions l'âme légère. Nous avons tous dormi dans mon lit sans parler mais l'espoir était désormais permis. Demain sera un autre jour.



Du même contributeur, Adjisow


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