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CHRONIQUE - Mon mari, l´autre et moi... (10), par Bisse - SEYTOO.COM
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Mon mari, l´autre et moi... (10)

Chronique

Un soir, ou un matin d’ailleurs ou je suis dans le coltar, j’entends des grands coups dans la porte. C’est quelqu’un qui essaie de l’enfoncer !

Publié le 07 mars 2020, Bisse

Je ne sais vraiment plus où je suis. Mon beau me parle, me pose des questions. Je ne réponds que par oui ou par non, telle un automate.

Je n’ai plus foi en rien. Au-delà de m’avoir blessée, il m’a tuée carrément. (Omar m’as tuée lol). Comment une personne que tu aimes, qui est censé t’aimer en retour qui plus est, et dont tu portes l’enfant puisse te faire tant de mal ?

Cela reste un mystère pour moi sincèrement. N’est-ce pas lui qui avait juré fidélité et respect…. Au-delà du manque de fidélité, c’est le manque de respect flagrant à mon égard qui m’achève.

Je le savais, j’étais persuadée qu’il se tramer quelque chose contre moi. Fama y a fait allusions ! Et au lieu de poser les questions directement à Omar j’ai préféré jouer la détective à deux balles. Peut-être qu’elle a voulu me protégée inconsciemment.

Non impossible, Elle doit être derrière tout ça c’est sûr. Ça y est je divague ! D’ailleurs n’est-ce pas elle qui l’a emmenée à ma réception ?

Et celle-là aussi, comment peut-elle se pointer au mariage de celui qu’elle aime avec une autre ? Il faut vraiment être sadique ou bien aimer souffrir. Elle doit aimer souffrir c’est sûr pour en venir à devenir deuxième femme.

La vieille pie y est aussi pour quelque chose c’est sûr. Elle était trop heureuse ces derniers jours. Ce n’est pas normal. Si elle sait quelque chose, son mari aussi doit savoir. Quand je l’ai appelé tout à l’heure c’était du bluff. Il était au courant depuis le début, il a juste fait semblant. Si lui est au courant, mon père l’est forcément, donc ma mère, mes frères et sœurs, les filles…. Tout le monde est au courant sauf moi ! Je suis vraiment le dindon de la farce !

Pourquoi ne m’ont-ils rien dit ?

C’est Bagdad dans ma tête. J’ai besoin de sortir, de clarifier les choses moi-même. Il faut que je fasse un point sur toute cette histoire.

Je ne vais pas le supporter, c’est au-dessus de mes forces. Il m’a tuée sur ce coup-là! Je lui en veux tellement, mais je m’en veux surtout à moi-même de ne pas avoir découvert tout ça avant.

En même pas une année, je passe du statut de « maîtresse », pour devenir l’officiel et me retrouvée enceinte d’un polygame qui ne s’assume même pas !

En réalité, je suis l’autre depuis le début !

Je prends mes clés et je sors. Je ne veux voir personne et encore moins leur parler, c’est au-dessus de mes forces !

Je marche tout droit, et je marche le plus loin possible. Il me faut fuir !
Je marche pendant une heure environ. J’ai suis carrément sortie de la ville, je ne m’en suis même pas rendu compte.

Cette randonnée qui avait pour but de m’éclaircir les idées les as au contraire assombris.

Quand je récupère mon téléphone, j’ai 53 appels manqués, (mon beau-père, mon père, ma mère, Sita, biné, mes sœurs, mes frères….). Bref, tout le monde quoi, même Iba.
Je l’éteins et je vais me coucher ! J’essaye de dormir mais c’est une mission impossible. Je reste éveillée toute la nuit à me demander comment sera ma vie dorénavant.

Je n’ai pas assez de force pour aller travailler, je me fais excuser auprès de mon chef pour une semaine.

Je reste enfermée chez moi. Je ne rallume pas mon téléphone, je débranche le fixe et je laisse la clé derrière la porte. J’éteins les lumières et je vais me coucher.

Je reste allongée comme ça durant plusieurs jours… Je ne bois que de l’eau et je ne mange que des pommes (mon kiff).

Ça n’arrête pas de défilée à la porte mais je n’ouvre pas. De toute façon je suis trop faible pour pouvoir me lever. Ma mère essaye d’entrée (elle a une clé), mais elle n’y arrive pas.

Que l’on me laisse tranquille !

Un soir, ou un matin d’ailleurs ou je suis dans le coltar, j’entends des grands coups dans la porte. C’est quelqu’un qui essaie de l’enfoncer !

- « Madame Diallo ? », je ne réponds pas. Je n’ai plus de force.
- « Madame Diallo, c’est les pompiers. Nous sommes avec votre mère. Vous nous entendez ? »

J’incline légèrement la tête pour affirmer mais je suis trop mal pour pouvoir parler.

Je les entends mais je ne les vois plus, ils parlent de loin….

Et puis le trou noir…


Du même contributeur, Bisse


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