Seytoo — Des idées et des histoires qui inspirent. Mon mari, l´autre et moi... (16), par Bisse.
×
menu
EN
add_shopping_cart

Actualités
Analyses
Lifestyle
Vidéos
Chroniques
Publier

En cliquant sur « Je m'inscris », vous acceptez la Politique de Confidentialité de Seytoo.
Créez votre compte !
keyboard_arrow_left

Préc.


Partag.



Comm.

save

Enreg.
keyboard_arrow_right

Suiv.

Chronique

Mon mari, l´autre et moi... (16), par Bisse

15 mars 2020, Bisse

Quand je sors, je vais faire un tour chez ma mère pour lui annoncer les deux nouvelles. Bein oui, lol je ne peux pas tenir ma bouche pour des choses aussi importantes.

Je n’en reviens pas qu’il ait osé lever la main sur moi. Je me suis toujours dit que le gars qui un jour me gifle, je lui réponds par un coup de pied !

Mais ça c’était avant, dans mes rêves. En réalité, je fais la warriors mais je n’en mène pas large. Je ne suis pas une personne violente dieu merci.

Il est 3 heures du matin et je suis en nuisette sur mon palier !

Bon il est vrai que j’ai été dur et que je suis allée loin dans mes propos. Mais est-ce que je mérite d’être traitée de la sorte ? Je ne pense pas. Mon seul tort dans toute cette histoire c’est d’avoir acceptée le choix imposé par mes parents.
Si j’avais dit non dès le départ, je n’aurais pas subi toutes ses humiliations.

Pendant que je suis en pleine réflexion sur ce que ma vie aurait pu être autrement, Omar se manifeste et rouvre la porte. Au bout de 10 minutes quand même !

Je suis transit de froid. Il ne me regarde pas et me parle encore moins. Il ouvre juste la porte et puis s’en va.

Je retourne dans mon lit mais je ne trouve pas le sommeil.

C’est bon, je ne vais pas passer ma vie comme ça. Faire comme si de rien n’était et ne pas parler au père de mon futur bébé. Je me connais je ne tiendrais pas.

Et puis j’ai beau mettre tous les plans possibles et imaginables en action, la réalité est que je l’aime Omar. Il n’est pas parfait c’est sûr mais j’ai appris à l’aimer.

Comme quoi quand le cœur est décidé, la raison ne peut s’y opposer.

Bon c’est décider, je vais faire un effort ou au moins je vais tenter d’en faire. Montrer à Omar que je tiens à lui un minimum. Je veux que mon enfant ait une vie de famille « normale ».

Non pas que j’ai oublié toutes les crasses d’Omar, de Fama ni celles de la veille pie. Mais, je laisse faire Dieu, je pense que c’est la meilleure solution.

Et puis après tout, ils ne sont pas mariés. Du moins pas encore.

Au final dans tout ça, je fais une nuit blanche.

Le lendemain, je reprends mes habitudes. C’est-à-dire levée tôt pour préparer le petit déjeuner à Omar.

Moi « - Bonjour,
Lui …. »

Vent du nord, je ne vous raconte même pas la honte. Pas grave, je ressaie ce soir. Je prends mon déjeuner en vitesse et je fonce au boulot. Je suis presque en retard avec ses conneries là.

Ma journée de boulot se déroule normalement. Après je fonce à l’auto-école pour prendre mes heures de conduites. J’ai vraiment décidé de carburer à ce niveau-là. C’est la seule parti de mon plan que je n’abonne pas. Il me faut ce F****G permis.

Lorsque je rentre, je me décide à faire à manger pour Omar. Quand j’ai fini, je l’appel sur son portable mais il ne répond pas.

Il commence à se faire tard du coup je me fais une assiette et je vais me coucher. Je suis fatiguée de l’attendre.

Plusieurs jours passent comme ça. Entre Omar et moi plus de communication, aucuns dialogue rien. Pas grave je persiste dans mes marques d’attentions à son égard mais il s’en fout complet. C’est à peine s’il répond à mes bonjours.

Il ne répond pas à mes appels, ne mange pas quand je prépare…… En fait, on ne fait que se croisés dans l’appartement et encore c’est un bien grand mot.

Il est décidé à me faire payer jusqu’au bout mon insolence ! Laisser moi rire s’il vous plaît.

Bon ce n’est pas tout, mais moi aussi j’ai une fierté et ces derniers jours j’ai un peu tendance à l’oublier. Je n’ai rien à me reprocher ! Si il veut continuer à faire son boudin libre à lui, mais je ne me prends plus la tête. Il devrait déjà être à mes pieds au lieu de faire le coq comme ça !

Thipattou *20 encore une fois.

Au bout de presque 2 semaines de non calculage en règle, Omar rentre un soir et se décide à me parler.

Lui : « Bonsoir, ma mère nous attends pour diner ce soir, va te préparer je t’attends pour y aller.
Moi : Euh, c’est gentille mais j’ai autre chose de prévue. Tu n’as cas y aller toi et puis je pense sincèrement que ma place n’est pas là-bas.
Lui : Ok »

Simple, clair et net. Si cela avait été à une autre époque, il aurait tapé du poing sur la table pour que je l’accompagne. Même pire c’est moi qui l’aurais devancée pour pouvoir y aller. Mais je ne peux pas.
Je ne suis pas hypocrite au point d’aller passer la soirée chez elle. D’autant que je ne me suis pas remise psychologiquement pour pouvoir affronter Fama.

Je veux être au top à notre prochaine visite pour pouvoir lui clouée le bec et lui montrer que je suis au-dessus de tout ça. Non pas que j’ai quoi que ce soit à lui prouver mais je veux juste lui montrer que ses manigances à mon égard n’ont pas pris.

Bref, je passe quelques semaines. Omar n’est toujours pas au courant de ma grossesse, je ne porte que des choses larges. De toutes les façons, il n’est jamais là. Il ne me calcul pas je ne le fait pas non plus. La dernière fois qu’il m’a parlé c’était pour me demander pourquoi mon virement sur notre compte commun n’avait pas été fait. Je lui ai répondu que si il pouvait assumer deux femmes et bien il n’avait qu’à faire des économies tout seul.

Il ne m’a pas répondu et est parti. Tant mieux pour lui.

Moi je vis ma grossesse de mon côté avec mes sœurs, ma mère et les filles. Je sais qu’Omar passe son temps chez Amayel. Dire que cela ne me tue pas ne serait que mensonges. Je le veux et je me meurs de lui mais bon, il a fait son choix et je ne peux pas aller contre. De toute façon j’ai trop peu d’énergie en ce moment. Mes activités se résume au boulot et finir mes heures de conduites.

J’ai d’ailleurs obtenu une date dans quelques jours pour enfin le passer. Je me débrouille plutôt pas mal et j’ai touché deux mots à la directrice de l’auto-école qui m’aime bien et qui comprends ma situation. Elle m’a beaucoup facilité les choses.

Le jour de l’examen, je me lève avec la zain attitude ! Je passe en fin d’après-midi après le boulot.
A me voir, on ne dirait même pas que j’ai un examen capitale aujourd’hui.

L’examen se déroule bien, l’inspecteur est super gentil. Mais je pense que ma monitrice lui à toucher deux mots sur le fait que je sois enceinte. Je n’ai conduit qu’une simple ligne droite, un rond-point et je me suis garer. En tout et pour tout, l’examen n’a duré que 10 minutes.

Bon je ne vais pas trop être optimiste mais j’espère que ce sera bon. Cela m’ôterait une grosse épine du pied.

C’est à la fin de l’examen que le stresse monte. Je tremble de tous mes membres et je n’arrive même pas à manger. Trop hâte d’avoir la réponse et je dois attendre 3 jours, je ne sais pas si je vais tenir.

En attendant, il faut que je dorme. Demain j’ai rendez-vous pour ma 2eme échographie. J’espère de tout cœur que mon petit ange va bien.

Une nuit agitée, je vous passe les détails.

Le lendemain, je suis toute stressée au boulot, ça change de ma bonne humeur d’hier. Mes collègues comprennent et donc ils me laissent tranquille.

En début d’après-midi, je ne tiens plus et j’appelle l’auto-école.

La secrétaire fait son chichi en me disant qu’elle ne peut pas me donner les résultats…. J’insiste et elle finit par me dire que finalement je l’ai eu.

Enfin Dieu merci. Il été temps j’ai envie de dire. Je relâche la pression, et enfin je m’autorise à sourire à mes collègues. Je me veux un peu de le façon dont je les traites depuis ce matin. Pas grave je me ferais pardonner demain.

Je garde pour moi la nouvelle que je viens d’apprendre. Pour l’instant rien d’officiel je ne veux pas donner de fausses joies à ma famille.

Bref, après le boulot, je vais pour mon échographie. Sita n’a pas pu m’accompagner cette fois ci, je suis donc seule.

Elle me passe le gel sur le ventre….. C’est tellement magique de voir sa petite bouille. Bon on est d’accord ça ne ressemble à rien mais bon quand même. C’est un être vivant qui plus est m’appartient. Je ne retiens pas mes larmes, je pleure de tout mon saoul. La sage-femme est touchée. Elle fait tous ses examens et tous ses calculs puis me demande si je veux connaître le sexe de l’enfant. Bien sûr que oui je veux, j’en meurs depuis tout ce temps.

Elle me demande si je veux une fille ou un gars. Honnêtement l’un ou l’autre cela m’importe peu tant qu’il ou elle naît en bonne santé, je ne demande rien d’autre.

Et c’est roulement de tambour…

UNE FILLE….

Je pleure de plus belle. Ça y est, enfin je vais pouvoir avoir mon petit bout de chou à moi. La promenée en poussette au parc tout ça, le kiffe royal.

Quand je sors, je vais faire un tour chez ma mère pour lui annoncer les deux nouvelles. Bein oui, lol je ne peux pas tenir ma bouche pour des choses aussi importantes. Et puis ce n’est pas comme si c’était n’importe qui.

Quand j’arrive chez elle, elle est seule. Mon père passe le plus clair de son temps à la mosquée, il ne rentre que pour manger.

Moi – « Ma’, ça va ?
Elle – Oui et toi ? Ça fait longtemps hein.
Moi – Oui c’est vrai, en fait j’été partie à mon rendez-vous c’est pour ça que je suis passée avant de rentrée.
Elle – Alors elle a dit quoi ? Tout va bien ? Pas de problèmes ?
Moi – Non dieu merci, tout roule. Tu veux un petit fils ou une petite fille ?
Elle – UNE FILLE…… (Hurlant presque lool, elle n’a aucune tourondo- homonyme)
Moi – In sha allah, alors que Dieu t’entende !
Elle – In sha allah kéy, mais elle ne te l’a pas dit la toubab la si c’est une fille ou un garçon ?
Moi – Si, elle me l’a dit. Mais ce n’est pas une fille en tout cas !
Elle – Un garçon aussi c’est bien, comme ça il sera mon 5eme mari. Et il va me ramener pleins d’argent
Moi – Mais je n’ai pas dit que c’été un garçon !
Elle – Donc Mary tu te fous de moi comme ça la ?
Moi – J’aime bien te charrier, en fait c’est une fille. »
Danse de la joie de sa part lool. Ma mère est vraiment perchée j’ai jurée.

Moi – « Ah et aussi j’ai eu mon permis ! »

Double danse de la joie, et en plus elle crie comme pas possible…

Elle – « Je suis trop contente ma fille tu ne peux même pas savoir. Tu es une enfant bon c’est pour ça que tout te réussit. Tu es bénie. Que cela continue encore pour le reste in sha allah. On va faire un grand saddaka pour tout ce que Dieu t’a accordé aujourd’hui.
Moi – Non ma’ stp juste un petit truc pour la mosquée pas plus.
Elle – Si tu veux, mais je vais quand même appeler Omar pour qu’il tue un mouton pour toi et ma petite fille et ton permis.
Moi – euh oui mais ça non plus ce n’est pas la peine !
Elle – Comment ça pourquoi ?
Moi – Il ne sait pas que c’est une fille,
Elle – Et pourquoi tu ne lui as pas dit ?
Moi – Il ne sait pas que je suis enceinte !
Elle – Répète ce que tu viens de dire »

Je le sens bien énervée la dis donc…. Ça y est, elle a plombée l’ambiance et pour couronnée le tout voilà mon père qui reviens de la mosquée.

C’est aujourd’hui je suis morte !
▼ Nous vous recommandons