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CHRONIQUE - Mon mari, l´autre et moi... (19), par Bisse - SEYTOO.COM
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Mon mari, l´autre et moi... (19)

Chronique

Ma mère la pauvre je lui broie la main tellement je souffre. Il faut avoir vécu ce genre de chose pour vraiment estimée la valeur d’une mère !

Publié le 18 mars 2020, Bisse

Je finis la soirée chez Djenné. Je suis quand même bien contente de la tournure que prennent les choses. Non pas que je sois mauvaise ou quoi, mais ça prouve que la roue tourne.

J’arrive chez moi assez tard, je trouve Omar sur le pas de la porte prêt à sortir.
Omar : « Bonsoir, Amayel va accoucher, je vais à l’hôpital.
Moi : Ok ! »

Ce type n’a vraiment aucune dignité quoi. La fille te fait un enfant dans le dos et toi tu accoures pour l’assister à son accouchement ? Allez le comprendre s’il vous plaît !

Bref, je ne me prends même pas la tête avec lui.
Je range les affaires que j’ai acheté pour ma princesse et je texte avec les filles pour leur raconter ce que Djenné m’as dit.

Omar rentre au petit matin. Il a la mine soucieuse, c’est limite si il ne me fait pas de la peine je vous jure !

Moi : « Bonjour,
Omar : Bonjour, bien dormi ?
Moi : ça peut aller ! Alors Amayel ?
Omar : Elle a eu un garçon, le bébé va bien Dieu merci.
Moi : Et toi ?
Omar : Je ne sais pas, j’ai comme l’impression d’être hors du temps.
Moi : C’est le tiens ?
Omar : ……Tu es au courant ?
Moi : A ton avis ? C’est le tiens ou non ?
Omar : Je pense que oui, mais rien n’est sûr pour le moment !
Moi : Comment tu sais ?
Omar : Quelques petites ressemblances, le teint surtout l’autre gars est trop noir ! Mais comme je t’ai dit rien n’est sûr pour le moment ! (Omar est super clair limite le teint métissé)
Moi : Ok ! »

Je ne sais même pas si je dois le rentrer dans le mur ou le soutenir. Je ne vous dis pas que cette situation ne me tue pas, bien au contraire !

En plus de faire ses affaires ailleurs sans se protéger, celle avec qui il fait ça ne prend même pas de précautions de son côté. Les maladies arrivent très vite. Je lui en veux de ne pas avoir pensé à ça avant. Heureusement pour moi que je fais une prise de sang tous les mois. En même temps je vérifie si je ne suis pas contaminée par une de ces saletés. Bon on est d’accord, cela ne risque pas d’arriver vu la dernière fois qu’il m’a touchée… Mais quand même, mieux vaut prévenir que guérir !

Moi : « Tu comptes faire quoi ?
Omar : Je te jure que je suis réellement perdu. Je ne me vois pas laissé mon enfant être éduqué par un autre ou dans la nature sans père. Mais je ne me vois pas non plus faire ma vie avec Amayel. Pas après tous ce qu’elle m’a fait.
Moi : Donc ?
Omar : Donc, je ne sais pas ! Arrête avec tes questions et aide-moi plutôt à trouver une solution.
Moi : Moi Mary Diallo, je vais t’aider à trouver une solution ? Tu blagues là j’espère ? Quand tu faisais tes affaires tu as eu besoin de mon aide ? Je ne pense pas. Et puis je ne prendrais jamais parti dans votre pseudo relation bizarre là. C’est sans moi merci, si c’est pour me faire insulter de jalouse ou que ne sais-je encore ça va aller. Débrouille-toi comme le grand garçon que tu es !
Omar : Ton problème est exactement situé là. Pourquoi tu as cette manie de toujours tous ramener à toi ? C’est vraiment pas croyable ça quand même. Il y a des fois où il faut savoir faire preuve de dépassement de sa personne !
Moi : Je fais preuve de beaucoup de dépassement de ma personne, ne suis-je pas là à t’écouter raconter des sornettes. Je te retourne ton conseille. Tu as su faire preuve de dépassement toi ou as-tu même pensé à moi quand tu faisais tes affaires ? Tu n’as pas pensé qu’un jour tu aller te retrouver dans cette position n’est-ce pas ? Bien voilà c’est fait. Tous les mois par ta faute je suis obligée d’aller faire des prises de sang pour voir si ta pouf et toi ne m’avait pas refilé vos saletés. Imagine-toi si cela avait été le cas, dans quelle merde j’aurais été et à quel point vous auriez bousillé ma vie ? Tu t’en rends compte ? Alors évite de me donner tes vieux conseilles à la mords-moi le nœud. Fait preuve de dépassement comme tu dis porte tes couilles pour une fois et va assumer ton gosse. Il n’a pas demandé à naître et encore moins d’avoir des parents aussi irresponsables que vous ! »

Après ma diatribe, je suis bien essoufflée.

Voilà, j’ai vidée mon sac. Je ne vous raconte pas comment cela fait du bien ! Je lui ai balancé toutes mes craintes au visage. Qu’il se démerde avec. C’est méchant c’est vrai mais c’est la stricte vérité !

Il ne faut pas croire je fais la dure mais chaque jour je flanche un petit peu plus. J’ai réellement envie de lui pardonner mais ma fierté m’en empêche. Du coup, je me défends comme je peux avec les moyens que j’ai.

Quand j’ai appris hier qu’il n’été peut-être pas le père cela m’as un peut rassurer. Je me suis même permis d’espérer à nouveau avoir un avenir avec lui. Sa supposition d’aujourd’hui me fait énormément douter et je n’aime pas du tout ça. J’ai horreur de ne pas avoir le contrôle sur les choses.

J’ai vraiment l’impression d’être la spectatrice de ma vie, et ce depuis que j’ai accepté d’épouser Omar.

A vraiment, les traditions ce n’est pas facile hein…

Bref, j’ai besoin de me ressourcer après avoir bien vidé ma besace. Je vais donc dans mon Q.G c’est-à-dire chez ma mère.

A la mi-journée, je reçois un appel d’Omar qui me demande de rentrer car c’est important. Heureusement que je ne suis qu’à cinq minutes sinon je l’aurais envoyé pétre. Il a aussi eu de la chance car ma mère a entendu notre échange !

Quand j’arrive, il me demande de ne pas me déshabillée car on doit sortir.

Moi : « Et on va où au juste ?
Omar : Ne t’inquiète pas tu vas le savoir bien assez tôt ! N’enlève pas tes chaussures on part directement !
Moi : Je ne vais nulle part si tu ne me dit pas où on va. Je ne suis pas un mouton tu as crus quoi toi ?
Omar : Commence pas à discuter pour rien, ce matin tu m’as demandé de porter mes couilles je vais le faire. On y va dépêche-toi !
Moi : Tu as du mal avec tes oreilles toi aujourd’hui. Je ne vais nulle part avant de savoir où on va.
Omar : Bon écoute depuis notre discussion de ce matin, tout est clair je sais ce qui bloque. Maintenant je suis prêt à réparer toutes mes erreurs passées à conditions que tu y mettes aussi un peu de volonté. Je te demande juste de me faire à nouveau confiance pour qu’ensembles nous suivons notre destinée. Toi et moi c’était écrit depuis le début et c’est jusqu’à la mort. Pour l’amour de Dieu ne me fait pas payer toute ma vie la bêtise d’un moment. Je t’aime du plus profond de mon être et je sais que toi aussi tu m’aime… Ne dis rien, suis moi juste afin que l’on règle cette histoire une bonne fois pour toute. Je veux que de tes yeux tu vois mon implication…. »

Il m’a convaincu, je le suis mais j’ai quand même beaucoup d’appréhension.

Bon quand je vois la direction qu’il prend il n’y a plus de doutes sur notre destination. On va chez sa mère. Je ne sais pas pour y faire quoi, ça fait presque 6 mois que je n’ai pas mis les pieds là-bas, et je n’ai vraiment pas hâte !

Après toutes les crasses qu’elle m’a faites, j’aurais préféré ne plus jamais avoir à faire avec elle. Mais bon, j’aime Omar et mon cœur me dit de lui laisser sa chance. Après tout, nul n’est à l’abri de commettre des erreurs !

Lorsqu’on arrive, tous ses frères sont là, ainsi que sa mère. C’est à croire que personne ne bosse dans cette famille. On est vendredi après-midi c’est quand même étonnant !

Bref je disais, quand on arrive, ils sont tous là. Apparemment il s’agit d’une réunion improvisé à la dernière minute.

Omar et moi : « Salam aleikoum !»
Eux : « Aleïkoum salam ! »

Bon je vous fais un résumer la conversation est trop longue.

Alors en gros, Omar veut juste assumer son enfant et ne pas se marié avec Amayel. Il dit qu’il prendra tout en charge financièrement concernant l’enfant et tout et tout. Je ne vous cache pas qu’il s’est bien fait insulter par son père qu’on a appelé à la fin de la « réunion » pour lui dire qu’Amayel avait accouchée.

En vrai je ne sais même pas ce que je fais là. Ils auraient très bien pu faire cette réunion sans moi mais bon.
Je pense qu’Omar essaye de me rassurer en montrant à tout le monde qu’il ne veut plus prendre Amayel comme deuxième. Et de se rassuré par la même occasion.
La veille pie elle ne m’a pas regardé ni même adresser la parole. Je pense qu’elle est dépitée ! Elle aurait sûrement préférer que je divorce avec Omar et de me voir encore ça la fait bien chiée…

Il y a belle lurette que je n’ai plus son temps.

Après ça, il me demande si je veux bien l’accompagner à l’hôpital. Je refuse, il ne faut pas pousser non plus !

Du coup, il me raccompagne chez ma mère et monte avec moi pour saluer mes parents.

Il leur refait le même speech que chez lui, du genre il m’aime c’est pour la vie, il a commis une erreur…. Il leur demande pardon aussi pour tous les tords qu’il leur a causé.

Bref trop de blablas tuent le blabla…

Ma mère est super contente, lol on croirait que cette déclaration est pour elle. Mon père est égal à lui-même et salut au passage la franchise et d’Omar.

Il s’en va pour l’hôpital.
Il m’appel quelque temps après pour rentrer.

Arrivés chez moi il me réitère son speech. Il ne veut plus entendre parler d’Amayel mais va assumer son enfant jusqu’au bout.

Je ne demande qu’à voir la manière dont il va s’y prendre. Elle qui est prête à lui mettre un gosse sur le dos sans aucune retenue, je ne pense pas qu’elle savoura vaincu aussi facilement !

Cette nuit-là Omar tente de faire une approche, mais je le repousse. Je ne suis absolument pas prête pour et d’ailleurs je n’ai pas envie qu’il déclenche mon accouchement avant l’heure.

Je le sens frustré mais il devra se contenter de ça.

Amayel est sortie de l’hôpital, et ses parents ont demandé à parler à Omar, mon père et mes autres oncles. Je ne sais pas ce qu’ils ont dit mais il est revenu bien énerver ce soir-là.

Je n’ai pas cherché à comprendre, je sais que dans le fond cette histoire ne finira jamais, ils sont liés à vie tous les deux. Donc autant faire comme si elle n’existe pas, c’est mieux ainsi je pense.

Je passe quelques jours, dans une semaine je suis à terme.
Je suis chez moi pour une fois, j’ai super mal au ventre depuis ce matin, je pense que ça va se calmer mais rien n’y fait. Du coup je prends du spasfon et je retourne au lit. Omar est au boulot, et j’ai la flemme d’aller chez ma mère.

J’appelle ma sœur Hawa pour lui demander à quel moment je dois commencer à m’inquiéter. Elle me demande la fréquence de mes contractions et tout et tout….

Pour le moment c’est à hauteur d’une fois toutes les 15 minutes environs. Elle me dit d’attendre que cela passe à une fois toutes les 10 minutes pour aller à l’hôpital et que de toutes les façons elle arrive chez moi.

Les contractions alors comment vous dire… Je laisse imaginer celles qui n’ont jamais vécue ça. Je ne pourrais pas même si je le veux mettre cette douleur par écrit. C’est inimaginable.

Je vais prendre un bain en attendant. Ne me demander pas pourquoi moi-même je ne saurais vous dire.

En tout cas les choses sérieuses ont commencé quand je suis sortie de la douche seulement. Heureusement c’est ce moment-là qu’à choisit Hawa pour venir accompagnée de ma mère.

Les contractions se sont vachement rapprochées. Une toutes les 2 minutes environs. Hawa me presse pour aller à l’hôpital, mais je dois m’arrêter toutes les deux minutes tellement la douleur est insupportable.

Le temps de mettre mon manteau que j’’avais perdu les eaux….. C’est tout juste dégueulasse !

Il faut que je me change avant d’aller à l’hôpital, je ne peux pas sortir comme ça, c’est trop sale.

Ma sœur me dit que l’on ferait mieux de partir tout de suite si je ne veux pas accoucher dans la voiture et que de toutes les façons, arrivée à l’hôpital ils vont me donner de quoi me changer.

Entre temps, ma mère à appeler Omar pour lui demander de nous rejoindre à l’hôpital.

Ma mère la pauvre je lui broie la main tellement je souffre. Il faut avoir vécu ce genre de chose pour vraiment estimée la valeur d’une mère !

On est route pour l’hôpital avec mes cries, non que dis-je mes hurlements….

Ma nouvelle vie commence maintenant.


Du même contributeur, Bisse


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