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CHRONIQUE - Mon mari, l´autre et moi... (20), par Bisse - SEYTOO.COM

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Mon mari, l´autre et moi... (20)

Chronique

Omar quant à lui viens me voir pour me demander comment ça va. Je lui mets le vent du siècle et je continue à faire comme si il été pas là.

Publié le 19 mars 2020, Bisse

Je suis prise en charge de suite quand on arrive à la maternité. La sage-femme vérifie mon col et me dit que je suis ouverte à 1 doigt. Je vais mourir je crois, le col s’ouvre en général d’un doigt par heure.

Elle me demande si je veux faire la péridurale. Bien sûr que oui, pourtant j’ai toujours dit qu’une vraie femme se doit de supporter la douleur donc que moi, étant une vraie femme, je ne ferais pas de péridurale. Mensonge, ça c’été avant !

Entre temps Omar est arrivé. Ma sœur qui été avec moi tout ce temps lui cède sa place et va rejoindre ma mère. Il est vêtu de la tenue bleue et tout transpirant. Le pauvre, je pense qu’il a dû courir pour être là.

Il essaye de me parler mais je le jette comme un poisson pourri. Pardon mais c’est de sa faute si je souffre comme ça. Quelle idée de faire des enfants ? Plus jamais, c’est fini d’ailleurs il ne me touchera plus c’est sûr. Si c’est pour me retrouver encore dans cette situation non merci.
Il me donne un coussin et me demande de le mordre pour essayer d’atténuer la douleur.

Moi : « Non mais va te faire foutre avec ton coussin de merde. Casse toi ne me touche pas ! »
Je sais, je suis vulgaire. Mais je ne peux pas m’en empêcher c’est plus fort que moi. Et puis c’est la douleur qui parle !

20 minutes plus tard l’anesthésiste vient pour me faire ma péridurale. Il demande à Omar de sortir.
Bon ce n’est pas si monstrueux que ça, il a juste fallut que j’attende que ma contraction passe pour ne plus avoir à bouger.

Il me dit que le produit va faire effet dans 20 minutes environ. Shitt moi qui croyais que c’était à effet immédiat. Rien du tout.

Omar reviens, je hurle à ne plus pouvoir m’arrêter, je lui demande d’aller chercher la sage-femme.
Elle arrive et m’ausculte.

Sage-femme : « ah ben vous avez bien avancé dis donc ! Vous êtes à 8 doigts déjà, c’est du rapide tout ça dis donc ! Je vais chercher ma collègue et on pourra commencer. »

Elle sort et reviens quelque minutes plus tard avec Hawa. C’est étonnant mais ça me rassure largement. Elle est diplômée depuis peu et ce n’est pas son 1er accouchement.

Et puis mon bébé aura le privilège d’avoir sa tata pour la réceptionnée à son arrivée ! Je suis trop dans le coltard et surtout j’ai trop mal pour pouvoir savourer la chance que j’ai.

Elles m’installent et tout puis me demande de pousser par en-bas !

Bon je ne vous cache pas que le 1er et le 2éme essai sont des échecs total. La loose. Je ne sais pas comment faire et la petite puce pousse aussi très fort.

Moi : « Je ne veux plus, laisser moi. J’en peux plus ! Je ne veux plus de cet enfant, je n’y arrive pas !
Hawa : mais si tu vas y arriver, il n’y a pas de raison. Respire un peu et pousse fort et longtemps par en bas. Tu y es presque je vois ses cheveux !
Moi : C’est vrai ? Tu vois ses cheveux ?
Hawa : Mais oui aller pousse ne te décourage pas ! Elle est juste là, un dernier effort et puis c’est bon. Le plus dur est passé maintenant ! »

Je ne vous cache pas que c’est à partir de là que j’ai réellement commencé à pousser. Comme une forcenée, comme si ma vie en dépendé. J’ai poussée fort et longtemps…..

Quelques minutes plus tard, j’avais ma puce dans mes bras. Mes premiers mots ?

« Qu’est-ce qu’elle est belle !»

Oui ma princesse est tout juste MAGNIFIQUE. Le seul problème c’est qu’elle est blanche.

Blanche comme une feuille de papier. Durant ma grossesse je manger beaucoup de kaolin en poudre, une vraie drogue. Environ 700grammes par semaine si ce n’est plus, c’est dire si c’est énorme.

Hawa me rassure en me disant que ça va partir. Elle prend ma puce pour lui faire des examens car mon liquide amniotique été teinté. Elle veut vérifier si elle n’en a pas avalée !

En attendant je me fais recoudre car j’ai eu droit à une épisiotomie. Heureusement que la péridurale commence à faire effet sinon je me serais tirée une balle dans la tête.

Ma sœur me ramène ma puce dans une espèce de couveuse. Elle me dit que ça va et qu’il faut juste que son corps s’adapte à la température car elle a un peu froid.

Je reste dans cette salle pendant environ 2heures avant qu’on me mette dans ma chambre avec ma princesse.

Je vous l’ai sûrement déjà dis mais mon dieu qu’est-ce qu’elle est belle c’est complètement fou !

Omar est là et ma mère aussi, elle me fait un bisou et me dit qu’elle repasse une fois que je serais reposée.

Il ne reste plus qu’Omar et moi dans la chambre. Il vient se poser tout près de moi et me prend dans ses bras ! Ca fait super longtemps que l’on n’avait pas été aussi proche physiquement. Je ne vous cache pas que cela fait du bien. Je sens qu’il a beaucoup d’amour pour ma personne mais surtout pour sa fille….

Omar : « Félicitations ma belle. Tu es vraiment merveilleuse ! Notre fille est une pure merveille, Tu ne trouves pas qu’elle me ressemble ? Regarde ses mains, c’est les mêmes que les miennes ? Et son nez ? Tu as vu ? La vraie petite fille à son papa ! »

Ça y est le type est complètement gaga !

Moi : « Non, elle me ressemble. C’est ma photocopie ! »

Là c’est sûr je mens, elle n’a absolument rien pris de moi. A ce qu’il paraît un enfant change de tête plusieurs fois. J’espère qu’en grandissant elle me ressemblera hein ! Mais bon l’espoir fait vivre.

Omar : On va lui donner quoi comme prénom ?
Moi : C’est vrai qu’on n’a même pas eu le temps d’en discuter avec tout ce qu’on a eu à vivre !
Omar : Je peux te demander une faveur ?
Moi : Laquelle ? Après tout ce que je viens de traverser tu peux toujours essayer !
Omar : Je peux l’appeler comme ma mère ?
Moi : Ne me demande pas l’impossible s’il te plaît ! Et puis moi j’avais pensée à un prénom déjà.
Omar : Tu sais très bien que ma mère n’a pas d’homonyme, cela lui fera réellement plaisir. Et peut-être qu’elle t’appréciera plus si on fait ça !
Moi : Non mais qui t’as dit que j’avais besoin qu’elle m’apprécie ? Ma mère aussi n’a pas d’homonyme et je pense que vu les circonstances elle est beaucoup plus légitime que la tienne !
Omar : Ne dis pas ça toi aussi et puis d’ailleurs en Islam c’est à l’homme de choisir le prénom de l’enfant.
Moi : Tu penses me convaincre en disant ça ? C’est raté !
Omar : on peut trouver un compromis alors, je ne pense pas être en mesure de t’imposer quoi que ce soit de toute façon !
Moi : On met les deux prénoms de ma mère alors !
Omar : ça va être trop long ! Je pense qu’un prénom pour ta mère suffit largement. Comme ça on fait moitié moitié !
Moi : Je ne sais pas. Sérieux je n’ai pas envie d’appeler ma fille par le prénom à ta mère tous les jours, et ce malgré tout le respect que je te dois. C’est trop pour moi !
Omar : Tu l’appel par son 2eme prénom dans ce cas.
Moi : Ok j’accepte à la seule condition que son 1ere prénom soit celui de ma mère.
Omar : Ok cela me va ! »

Bon j’ai céder parce que je voulais aussi lui faire plaisir. Et surtout parce que je n’ai pas envie de déclencher les hostilités. Je ne suis pas de taille pour ça !

Omar : « Bienvenue au monde princesse Lissa (prononcée Lissssa et non pas Liza), Fouley Diallo »

Il lui récite ensuite la Chahada à l’oreille.

Voilà, je suis maman. J’ai encore du mal à réaliser.

Omar est sorti prévenir tout le monde, me prendre à manger et se changer ! En attendant je contemple ma princesse. Je devrais dormir mais je n’y arrive plus.

Elle se réveille de temps en temps pour le sein….

Tout le monde est de passage à la maternité pour me féliciter. Même la veille pie et Iba qui heureusement n’est pas rancunier. Il me parle comme si de rien n’était.

Bref, je reste 3 jours à l’hôpital et je vais chez ma mère. Je dois y rester 40 jours.

Je n’arrive toujours pas à marcher (merci l’épisio).

Ma mère est en pleine organisation du baptême de sa petite fille. Elle veut faire les choses en grand (salle…), donc celui-ci n’aura pas lieu à une semaine mais dans 1 mois. Moi ça m’arrange, cela me laissera le temps de bien me reposer. Et surtout de guérir de mon épisio.

Ma fille est un véritable ange. Elle ne pleure que quand elle a faim. En même temps, elle passe le plus clair de son temps dans les bras. Je vais avoir de vrais problèmes quand je vais rentrer chez moi !

Omar passe tous les soirs à la maison. La vérité je ne l’avais jamais vu aussi heureux. Il a toujours une petite attention pour moi, et ne viens jamais les mains vides.

Je passe un mois, jusqu’au baptême.

Ma mère organise tout de A à Z, c’est vraiment une bonne gestionnaire. Tout est au top !
Il y a toute la famille y compris Fama. Je ne lui prête même pas un petit peu d’attention, elle est assisse toute seule dans son coin. Personne ne va vers elle, mis à part Iba et Omar. Il m’agace celui-là, je ne sais même pas pourquoi il continue à lui parler ! Je ne les regarde pas sinon je vais vraiment m’énerver, et je n’en ai pas envie !

Bref la journée se déroule sans encombre, ma fille à pleins de cadeaux et pleins d’enveloppes (d’argent).

Je me change plusieurs fois. Non ma mère a vraiment mis les petits plats dans les grands.

En début de soirée, les « vieux » quitte la salle pour laisser place aux jeunes.
Je passe de table en table pour recevoir les félicitations de part et d’autres.

La salle est blindée et déborde dans tous les sens. Ça en fait des bises et des mains à serrées !

Je ne sais pas où est Omar, je ne prends même pas la peine de le chercher c’est peine perdue.

A un moment, je rentre pour donner le sein à Lissa. Ils ont blindées et déborde presque. J’en profite au passage pour faire une retouche maquillage et je retourne dans la salle.

Lorsque j’arrive, il y a un peu moins de monde. Il commence à faire tard et certaines personnes viennent de loin.

Je balade mon regard dans la salle dans l’espoir de voir Omar je n’ai pas mon portable sur moi pour pouvoir l’appeler. Je le retrouve près de l’entrée ! Il discute avec une fille qui est de dos.

Je me dirige vers eux pour lui dire je ne sais plus quoi et la fille choisit ce moment-là pour se retournée.

Il s’agit d’Amayel, je manque de tomber tellement je suis choquée. Pas loin, il y a Fama qui me regarde avec ses yeux de sorcière.

Je fais comme si de rien été, je braque un demi-tour et je retourne auprès des filles. Comme d’hab’ je me compose un visage de façade. Je ne laisse rien paraître, mais elles me connaissent tellement bien qu’elles savent que quelque chose ne va pas !

Je leur explique alors ce que j’ai vu. Hawa et Sita veulent aller la foutre dehors avec Fama.

Avec Djé et Biné ont réussi à les calmées. Ça ne sert à rien de faire un scandale ici. Je réglerais cela en tant voulut. En attendant, je continue à profiter de ma fête.

Je sens qu’Amayel et Fama sont bien en train de parler de moi et me jette des regards de temps en temps.

Omar quant à lui viens me voir pour me demander comment ça va. Je lui mets le vent du siècle et je continue à faire comme si il été pas là.

On réglera ça plus, car demain est un autre jour !


Du même contributeur, Bisse


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