person_outline Me connecter close
Fermer
search
Recher.
menu
Menu

Vous
EN
English

groupRejoignez le Club.
Vous allez adorer Seytoo !


Accueil
share
@

Partager
arrow_back
Retour
CHRONIQUE - Nadège... Blessures et rivalités, par Bessy - SEYTOO.COM
keyboard_arrow_rightSuivant
keyboard_arrow_leftPrécédent
save

Enregis.
share
@


Partager

Nadège... Blessures et rivalités

Chronique

J’étais planté là comme une statue regardant mon amour s’éloigner de moi et impuissant, réalisant l’ampleur des dégâts que j’avais causés, rien que par orgueil et cupidité !

Publié le 27 juillet 2020, Bessy

Je n’ai tout simplement pas fermé l’œil de la nuit, j’étais en plein cauchemar, j’ai perdu la femme de ma vie et Nady qui, si je n’avais pas été orgueilleux et cupide, si j’avais su canaliser mon désir, si j’avais su dire la vérité, aurait fait une très bonne amie… Je me retournais dans tous les sens dans mon lit, le visage triste et déçu de Diarra à l’esprit… Je me levais, marchait dans l’ombre et me dirigeait vers le balcon prendre l’air, je n’en revenais pas, Diarra et Nady se connaissaient, pire même, elles appartenaient à la même famille car il s’avère que le grand frère de Diarra et la sœur de Nady étaient mariés, naaaa là j’étais servi, j’avais la totale. Puis je pensais à ma conversation avec Nady. En effet quand elle à découvert ma relation avec Diarra à travers la chanson d’amour chantée par mon ami musicien, elle m’a suivi, m’empêchant de rejoindre Diarra pour lui donner des explications , voilà comment ça c’était passé...

- NADY, gardant son calme, les mains sur les hanches : je peux savoir à quoi rime tout cela ?
- MOI : Désolé Nady, mais je voulais t’en parler demain
- NADY, éclatant de rire, me regardant avec dédain: Ah donc c’était ça ton annonce, ta nouvelle si importante ?
- MOI : Désolé de t’avoir caché la vérité, mais avant de t’avoir revue à mon retour j’avais une copine au Canada et c’est Diarra
- NADY : C’était !
- MOI : Comment ?
- NADY, riant: T’as pas vu, elle ne veut plus de toi là

J’écartais Nady de mon passage et me mettait aux trousses de Diarra, Nady me reteint le bras

- NADY : attends, tu ne vas pas t’en tirer aussi facilement Bra, tu te rends compte que tu m’as également blessée, ses yeux commençaient à se remplir de larmes, Bra, je t’aime, c’est sincère !

J’étais tellement absorbé par ce qui m’arrivait que je n’avais pas remarqué que nous étions en train de nous donner en spectacle dans la loge, les mannequins nous regardaient, les yeux grands ouverts, certaines riaient, d’autres avaient l’air affectées et d’autres se chuchotaient des choses entre elles. Gêné, je me dirigeait nerveusement vers la sortie, entraînant Nady par le bras avec moi, nous étions maintenant dehors :

- MOI , hurlant presque : Quoi Nady, qu’est ce qu’il y a encore ?
- NADY : Bra je t’aime, tu m’a donc fait croire en quelque chose qui n’était pas, ce n’est pas juste, « togn gama té nax gama ».
- MOI : je suis désolé Nady, sincèrement, je suis désolé tout ceci est de ma faute je le reconnais
- NADY, larmoyante : Bra, donne nous une chance, je saurais te rendre heureux.
- MOI, commençant à m’impatienter : Nady je suis très profondément désolé mais comme tu l’as dit, je ne vais dorénavant pas te faire croire en ce qui n’est pas, je suis vraiment affecté de t’avoir blessée, je t’apprécie beaucoup mais nous deux, ce n’est pas possible !
- NADY, avec un rire nerveux : Pas possible ? Pourtant lorsque « ta Diarra » n’était pas là tu t’es bien amusé avec ma personne, donc Bra venons en aux faits, « may sa » bouche-trou, tu t’es juste servi de moi en ne te préoccupant pas du tout de mes sentiments, de ma sincérité. (Elle restait un instant muette, puis répéta, pensive...). Oui tu t’es bien servi de moi, tu t’es moqué de moi !
- MOI : Non loin de là, j’étais dans un état de faiblesse, tu m’as rappelé de vieux souvenirs et je me suis laissé aller.
- NADY, pleurant en se mordant la lèvre : En fait tu t’en fous de moi ! Et moi qui y croyais comme une idiote, j’ai été bête !
- MOI, commençant vraiment à m’impatienter : Nady ? Je suis vraiment confus, je te jure, c’est moi le fautif dans tout ça, maintenant je suis vraiment désolé mais il faut que j’y aille.

Je joignais le geste à la parole puis retournais vers Diarra, en courant. Je la cherchais partout dans les loges avant que Tima qui semblait abasourdie par tout ce qui se passait me désigna une autre porte en me disant qu'elle était sortie prendre l’air. Je la remerciais et courais maintenant vers la porte. Alerté par les sanglots de Diarra, je me rapprochais et m’apercevais qu’elle n’était pas seule, elle pleurait dans les bras d’un autre homme. Je m’avançais à pas rapprochés vers eux, et pris par une vive jalousie, je criais presque à l’homme, qui se retourna vers moi, l’air confiant :

- MOI : T’es qui toi ?
- L’HOMME, d’une voix posée : Cela ne te regarde pas !

Diarra restait muette, toujours dans les bras de cet idiot là !

- MOI, toisant l’homme d’un regard menaçant puis m’adressant à Diarra, d’un ton plus posé : Diarra, je suis très sincèrement désolé, je te dois des explications.

Diarra redoublait l’intensité de ses pleurs, s’enfouissant encore plus dans les bras de l’autre là. C’était la première fois que je la voyais dans un tel état, cette fille je l’ai toujours connue joyeuse, pétillante, rayonnante, distribuant du bonheur gratuitement à qui le voulait, j’observais un moment de silence, le temps de rassembler mes esprits et de laisser Diarra se remettre de ses émotions. Mais ce gros con se mettait maintenant à sourire d’un sourire très mauvais, tout en ne me quittant pas du regard. Non là « mom » les gars j’avoue que j’ai déconné, mais je ne pouvais plus me retenir. Je lui ai asséné un coup de poing qui l’a tout de suite viré de là, sous le regard ahuri de Diarra qui n’en revenait pas, et qui maintenant se mettait à me dévisager de ses yeux larmoyants. Je m’approchais alors vers elle, tentant de la prendre dans mes bras, mais elle m’esquiva et alla aider l’homme à se relever.

- MOI : Diarra, laisse moi t’expliquer…
- DIARRA, me coupant net : il n’y a rien à expliquer, tu as fait de ce jour, qui devait être l’un des plus beaux de mon existence, un désastre ! Maintenant tu peux rejoindre « ta Nadège », car entre toi et moi c’est fini, elle m’avait débité tout ça d’un trait !
- MOI, prenant Diarra qui se laissa faire dans mes bras, en lui chuchotant : Non Diarra, non tu ne penses pas un seul mot de ce que tu dis. (Je la fixais maintenant dans les yeux)... Je suis désolé, Nady est apparue dans un moment de faiblesse, mais c’est toi que j’aime !

L’homme nous dévisageait maintenant, avec un air impatient. Je redressais le visage baissé de Diarra vers moi : « Je t’aime Diarra ! Donne moi au moins une chance de te le prouver ! »

- Diarra, détournant la tête en essuyant ses larmes : Et moi je t’aimais… Maintenant laisse moi tranquille et vis ta vie !
- L’HOMME, venant vers moi, l’air menaçant : Tu n’as pas entendu, fous lui la paix, tu en as assez fait durant cette soirée !
- DIARRA le retenant par le bras : Ça suffit maintenant Mansour !

Lorsqu’elle prononça son nom j’eus une envie irrépressible de me jeter sur lui et de lui infliger des coups à nouveau, mais je me suis tout de suite retenu, ne voulant pas choquer Diarra une fois de plus.

Mansour, ce vaut rien, Diarra m’avait une fois parlé de lui. C’est son ex qui, quelques temps après leur rupture, cherchait désespérément à reconquérir ma Diarra, alors même qu’il savait qu’elle était engagée dans une relation avec moi… DAMN, je rageais et bouillonnais intérieurement, je me demande encore comment j’ai fait pour rester zen jusque là, pfiouuu ! Il suffisait qu’il ajoute un seul mot et je ne répondrais plus de moi même, j’enflais là ! Et bien il pouvait être heureux de cette situation ce pauvre type ! Soudain, des pas pressés se faisaient entendre, suivis d’une voix furieuse qui retentit, un autre homme s’approchait.

- L’HOMME : « Kouy Bra si yen niarr » (Qui est Bra entre vous deux ?) ?
- MOI : C’est moi !
- L’HOMME, me fixant d’un air très menaçant : Je t’interdis de t’approcher de ma sœur dorénavant ! Compris ?
- MOI, le défiant : J’aime ta sœur et je ne vois pas pourquoi je ne l’approcherais pas !
- L’HOMME, s’approchant de moi : je ne vais pas me répéter car cette fois ci si tu t’en approches, tu auras affaire avec moi !
- DIARRA, s’interposant entre nous, cette fois ci totalement affolée : Ça suffit vous tous ! C’est moi la principale intéressée que je sache !

Silence total, elle reprit !

- DIARRA : Bra, rentre chez toi, c’est mieux qu’on en reste là !
- MOI : Mais Diarra…
- LE FRERE : Do degg yow (T'as pas compris toi) ?

J’ignorais totalement son commentaire car toute mon attention était portée sur Diarra. J’étais totalement abattu par tout ce qui venait de se passer, réalisant la peine que je lui avais causée et mesurant ainsi l’étendue de l’amour qu’elle portait pour moi. J’avoue que j’étais très triste et furieux aussi, tellement que j’en tremblais, furieux de ce scandale, furieux contre moi même, furieux de la tournure que prenaient les choses , j’étais vraiment triste et n’arrêtais pas de fixer Diarra, qui une fois de plus me tournait le dos, les yeux toujours larmoyants, escortée par son grand frère qui, d’un geste protecteur l’enlaçait dans ses bras... et de ce faux type de Mansour, qui me lançait un ultime regard de défi.

Et je restai là sans bouger. Immobile, mes jambes étant tellement lourdes que je ne pouvais les relever. J’étais planté là comme une statue regardant mon amour s’éloigner de moi et impuissant, réalisant l’ampleur des dégâts que j’avais causés, rien que par orgueil et cupidité ! Une main me tapotant le dos me sortit de mon immobilisme, c’était Fallou qui était arrivé en trombe, me demandant ce qui se passait. Apparemment ma chère sœur Tima, ayant pris peur en entendant des voix d’hommes s’élever lors de notre altercation avec Mansour puis avec le frère de Diarra, avait appelé Fallou, qui comme je l’avais dit précédemment n’habitait pas très loin pour du renfort en cas de casse. Je hochais la tête, totalement livide et abasourdi, « je t’expliquerai » répondis je à mon ami.

Après m’être repassé tous ces douloureux souvenirs survenus il y a à peine quelques heures, je quittais le balcon et m’asseyais maintenant sur le rebord de mon lit, la tête entre les mains en réalisant qu’il y avait beaucoup d’obstacles qui se profilaient, déjà ce pauvre type de Mansour, le frère de Diarra et éventuellement Nadège… Mais une chose était sûre à mille pour cent, Diarra était ma perle et j’allais me battre pour elle...


Du même contributeur, Bessy


Partagez votre commentaire...



Dans la même rubrique



Nous vous recommandons

Vie
Réussite
Regardez
Seytoo.Africa
Actualités
Vous



À propos| Contacts| Confidentialité| Seytoo.App|English

© 2020, Seytoo, tous droits réservés. Seytoo n'est pas responsable des contenus provenant de site web externes et/ou publiés par ses visiteurs.