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CHRONIQUE - Nadège... Jour de fête, par Bessy - SEYTOO.COM
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Nadège... Jour de fête

Chronique

J’y trouvais également Diarra, plus belle que jamais dans sa jolie tenue traditionnelle verte brodée de perles dorées qui mettait en valeur son éclatant teint noir d’ébène.

Publié le 06 août 2020, Bessy

Lorsque nous sommes revenus de la Mosquée avec Cheikh et papa, nous fûmes accueillis par un mélange délicieux d’odeurs qui s’échappait de la cuisine et qui venaient narguer nos narines, Cheikh fit son show habituel pour signaler notre présence.

CHEIKH, en prenant un accent arabe exagéré : Asalamoualeykoum mbok yii !

MAMAN, dont la voix provenait de la cuisine, jouait le jeu : Waaw ki dou El Hadj Cheikh ?

CHEIKH, accentuant davantage son accent : Si bopam ! Na guène deff ?

TIMA, venant à notre rencontre : Waaw kegn Cheikh Pétrodollar ! Il ne te manquerait plus la coiffe saoudienne, waaw sama ndewenal nak ?

CHEIKH, faisant un geste de recul et repoussant ses mains en avant vers Tima, ne changeant pas d’accent : Deet way khalébilé, sop gua ! Yalla dafa beug kou doylou ! ! Kharal bagnou mey la !

Là j’éclatais franchement de rire, je ne sais pas d’où il puisait son inspiration ce petit !

MOI, m’adressant à ma maman qui se trouvait toujours dans la cuisine: Waaw ‘man est ce que Tima a fait quelque chose aujourd’hui ? Wala elle a juste coupé les oignons ?

MAMAN : Ah tey Tima mo togg lakh bii dé !

MOI, dévisageant Tima, l’air faussement surpris : Hann donc tu sais cuisiner toi ?

TIMA, roulant des yeux et les mains sur les hanches : Mo bagne ma woolou rek ! Je te dis que ma diarr si wagne bi tey !

MOI, ébouriffant affectueusement la belle chevelure de ma soeur: Waaw donc baal ma akh ma petite sœur chérie !

TIMA , le visage illuminé par son sourire angélique : Baal na la akh, Yalla nagnou Yalla boolé baal !

Je me rendais dans la cuisine et en fit de même avec ma maman et avec Marie, notre fidèle et gentille employée de maison.
J’aimais bien cette fête car elle nous permettait de nous rapprocher davantage, bien que nous soyons naturellement une famille soudée, dans laquelle chacun se préoccupait constamment du bien être de l’autre.
En fait ce que j’appréciais énormément c’était le fait que l’on aie l’opportunité de se demander mutuellement pardon pour les torts que l’on se serait intentionnellement causés tout au long de l’année. Surtout moi qui suis si taquin, il m’arrivait parfois de faire des blagues sans savoir réellement l’état dans lequel se trouvait la personne à qui je les faisait, ce qui les rendaient par conséquence inapropriées et de ce fait pouvaient blesser réellement.

Après avoir sacrifié le mouton que j’avais offert à mes parents cette année, nous nous sommes délectés des succulents mets qu’a cuisiné ma chère mère aidée de Marie et de ma sœur Tima. Mon père nous a également sermonnés en nous rappelant la signification de la fête et nous nous a réitéré certaines valeurs enseignées dans notre religion. Nous avons ensuite discuté gaiement puis je décidais de monter dans ma chambre me reposer un moment.

Lorsque je consultais mon portable que j’avais laissé sur mon lit, je constatais les appels en absence de mes amis et ceux de Diarra, je souriais à leur vue et décidais de la rappeler à l’instant même, au bout de quelques sonneries, elle décrocha

MOI : Allô bébé, comment vas tu ?

DIARRA, d’une voix enjouée :Hello mon cœur ! Waw yow j’ai essayé de te joindre plusieurs fois, khana daga feurrone ?

MOI : Haha ? Non même pas ! Dewenaty bébé, baal ma akh

DIARRA : Baal na la leep bébé, je t’aime ! Yowit baal ma akh !

MOI, tout heureux car je ressentais la sincérité de ses propos : Yalla nagnou Yalla boolé baal bok !

DIARRA : Waaw tu vas passer à la maison ?

MOI : Obligé ! Il faut que je voie sama maman ak my ‘pa!

DIARRA, d’une voix malicieuse : T’as intérêt ! Ils n’arrêtent pas de te demande, en plus tu as fait bonne impression à mon père, lui qui est d’habitude si difficile à amadouer… Tu peux t’estimer heureux !

MOI, me sentant rassuré : Sant Yalla rek, waaw il faudra ensuite qu’on passe chez Fallou, il nous invite chez lui, tu seras dispo ?

DIARRA : Oui il n’y a aucun problème, dama ko nam sakh !

MOI : Donc je te dis à tout à l’heure mon cœur !

DIARRA : Bisous !

Je raccrochais et décidais de me reposer un instant afin de me sentir en forme lorsque j’irais rendre visite à ma belle.

Je me réveillais au bout de trois heures de temps et commençais à me préparer, j’enfilais mon beau caftan marron que j’avais fait confectionner pour l’occasion et finalisais le tout avec une touche de mon parfum préféré puis dévalais les escaliers qui me menaient au salon où je trouvais ma mère et mes tantes dont je pris congés.

MAMAN, de son sourire le plus radieux : Dis donc tu es tout beau la mon fils ! So éggué keur Diarra tu me la saluera ainsi que ses parents !

MOI, heureux de constater la parfaite entente entre les deux familles, affichais un sourire de satisfaction : D’accord maman, je lui transmettrai.

Je sortais et croisais un groupe de jeunes filles qui m’ont longuement regardées avant de passer leur chemin, dans ma tête je me disais « khol lène bamou nekh lène mais aucune d’entre vous ne peux rivaliser avec ma Didi, c’est prouvé ! ».

Je montais dans ma voiture et la démarrais, direction chez elle.

Lorsque j’arrivais, la porte principale était ouverte, laissant s’échapper les éclats de rires joyeux de femmes et une discussion animée, le salon semblait rempli d’invités, je rentrais dans le salon et saluais tout le monde, j’ai par ailleurs pu reconnaître le frère de Diarra avec qui je m’étais accroché le jour du défilé et une femme, assise à coté de lui qui ressemblait beaucoup à Nady, j’en déduis que c’était la sœur de Nady, qui me regarda d’un air réprobateur après que le frère lui eut murmuré quelque chose à l’oreille.

Comme je ne trouvais que des jeunes dans le salon, je demandais après les parents de Diarra, une jeune fille me renseigna qu’ils étaient dans le séjour, je m’y rendais et les saluais chaleureusement en leur présentant les meilleurs vœux.

J’y trouvais également Diarra, plus belle que jamais dans sa jolie tenue traditionnelle verte brodée de perles dorées qui mettait en valeur son éclatant teint noir d’ébène.

Après avoir discuté quelques instants avec ses parents, nous sortions du séjour et, lorsque nous fûmes à une distance raisonnable, j’entrepris de l’enlacer et nous nous rendîmes au salon où nous prîmes place.

Diarra me présenta à ses invités qui étaient majoritairement ses frères et sœurs ainsi que leurs compagnons et ses cousins et amis, je sympathisais avec la grande sœur de Diarra qui était très agréable, intéressante et gentille.

Quelques instants plus tard d’autres invitées firent leur entrée, je les reconnaissais cette fois ci, c’était Nady, son amie et sa cousine.
Elle était toujours aussi jolie ,toute souriante et discutait avec ses amies, ca me faisait plaisir de la voir ainsi, contrairement à hier où je l’avais à peine reconnue tellement sa mine était triste, cependant j’éprouvais une certaine gêne lorsque je la retrouvais dans ces circonstances, je ressentais également une certaine culpabilité par rapport à elle.

Lorsque son regard croisa le mien elle changea directement d’expression, se figea comme elle semblait surprise et prit une mine renfrognée.

Ses amies qui m’avaient salué hier étaient un peu plus distantes avec moi aujourd’hui, elles saluèrent tout le monde et lorsqu’elle me donnèrent la main elles furent très brèves et avaient un ton presque sec, ce que Diarra remarqua en me regardant d’un air étonné.

Les amies de Nady et elle même se sont assises à coté de la sœur de cette dernière et je pouvais remarquer que Nady n’a pas regardé de mon côté pendant tout le temps qu’on discutait entre nous.

Quelques instants après, Nady sortait du salon, je chuchotais quelque chose à l’oreille de Diarra, qui hocha la tête en signe d’approbation, malgré son regard réprobateur, ce que je pouvais comprendre suite à ce que je lui avait demandé.

Je me levais alors de mon siège et sortais du salon, sous le regard étonné des amies de Nady.


Du même contributeur, Bessy


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