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CHRONIQUE - Nadège... après l’orage, le beau temps, par Bessy - SEYTOO.COM
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Nadège... après l’orage, le beau temps

Chronique

Elle aussi avait l’air d’aller mieux, elle m’adressait la parole, même si c’était peu, mais elle le faisait quand même.

Publié le 29 juillet 2020, Bessy

J’enchaînais les nuits blanches ces derniers jours, je n’arrêtais pas de cogiter, je souffrais intérieurement… Tellement que je n’arrivais même plus à le dissimuler et afficher un visage serein, j’avais l’impression depuis un certain temps que « leppa deugeurone », que tout stagnait, que rien n’avançait, que j’étais toujours au même point, et que ça empirait même !

Diarra ne me laissait aucune chance de lui donner des explications, elle ne répondait pas à mes appels, ni à mes messages et quand je me rendais chez elle, elle me disait qu’elle était occupée, bref, elle me fuyait totalement !

Ma mère et Tima commençaient à s’inquiéter de mon état. En effet ces temps ci je ne faisais que m’enfermer dans ma chambre, je sortais peu, si ce n’était que pour aller au boulot et faire les commissions des parents.

J’étais moins jovial que d’habitude, je mangeais peu, dormais peu, ne parlais à personne et à chaque fois qua ma mère me demandait, très inquiète, ce qui se passait, j’essayais tant bien que mal d’afficher un sourire en lui disant que tout allait bien, que c’était juste passager. Mais une mère connaissant très bien son enfant pour l’avoir porté en elle neuf mois et l’avoir élevé et vu grandir, m’appela un jour pour discuter avec moi. Maman avait fini d’égrener son chapelet sur la véranda pendant que je passais mon chemin pour me rendre dans la cuisine, elle m’appela alors :
« Brahim Diop, kay tok fii gnou wakhtane » me fit elle en me désignant la chaise qui se trouvait en face d’elle.
Je m’exécutais immédiatement

- MAMAN, d’un ton très posé et doux, mais ne cachant pas son inquiétude qui se lisait dans ses yeux et sur les légers plis sur son front : Tu as des problèmes ?
- MOI, affichant un sourire tout en lui prenant la main, je n’aimais pas voir ma mère s’inquiéter comme ça pour moi : Non maman, tout va très bien je t’assure !
- MAMAN, ne tenant pas compte de ma remarque: « Sama dom li yeup wokhone na la ko », je t’avais prévenu…

Je n’arrivais pas à la regarder tellement j’étais gêné, je fixais maintenant le sol, pendant qu’elle enchaînait...
« Je sais qu’en ce moment ça ne marche pas fort entre Diarra et toi, tu ne parles plus d’elle comme d’habitude et elle non plus ne s’est toujours pas manifestée… J’ai également eu échos de ce qui s’est passé il y a une semaine lors de son défilé … »

J’observais toujours le silence, incapable de lever les yeux vers elle, elle releva alors mon visage vers elle et son beau visage s’éclaira d’un sourire attendrissant

« Tu as grandi mon fils… »

Je lui rendis son sourire, et elle enchaîna calmement

« Diarra 'jiggen bou bakh la', laisse lui le temps de s’en remettre, il faut comprendre que ça lui fait mal aussi, peu être même plus que toi même as mal, elle a juste besoin de temps pour digérer tout cela. Mais ne la laisse pas te filer entre les doigts, bats toi pour elle, 'sou meunoul né nak gnou khamné nonou la warone démé, mais Inch Allah di na bakh, ma gui ley nianal'… Mais au moins ça t’auras servi de leçon… »

- MOI, souriant cette fois ci sincèrement : Merci maman !
- MAMAN : Allez file maintenant ! « Té nak bou ma la fékati guey » ruminer seul dans ton coin , ce n'est pas bien, il faut sortir, te changer les idées, rendre visire a tes amis comme Fallou, Jean Alain, etc.
- MOI, en me levant pour lui faire un bisou sur le front : D’accord maman, encore merci, je te dois tout!
- MAMAN : « Wa kegn » Brahim Makhtar Diop, « ken guenoula » mon fils aine. Dieu te protège.

Ah ma maman, qu’est ce que je l’aime cette femme ! Toujours là en cas de soucis, en plus elle a ce don extraordinaire de ressentir tout ce que je ressens ! C’est ma paire, bilaye ! !

C’est donc plus serein et confiant que je sortais de la maison me balader, histoire de sortir de mon enfermement qui était devenu mon refuge au quotidien… Je venais de réaliser à quel point discuter et parler à quelqu’un de confiance pouvait être salvateur lorsque ça n’allait pas.

J’avoue que j’ai cette habitude de tout garder pour moi et de ruminer seul dans mon coin lorsque je ne vais pas bien. Car je n’aime pas paraître faible et aussi parce que je me dis que les autres ont autres choses à faire que de m’écouter geindre, je n’aime pas inquiéter tout ce beau monde autour de moi. Mais là ça m’a vraiment soulagé de partager cela, c’est comme si une partie de mon fardeau s’en était envolée, et puis maman a raison, il faudrait que je lui laisse le temps… et advienne que pourra… Tout en espérant qu’elle me reviendra et me pardonnera car tous ces événements m’ont brusquement fait réaliser l’étendue et la sincérité de mes sentiments complètement désintéressés envers elle.

Arrivée dans un jardin public, je me posais sur un banc et entrepris d’appeler Diarra, qui sait ? Peut être se décidera elle à me réponde cette fois ci… son portable sonnait, j’espérais vraiment qu’elle décroche… j’attendais, encore et encore, et là ! Miracle je n’y croyais pas ! Dieu merci elle avait décroché !

« Allo ? » avait elle dit de sa belle voix suave, qui bien que me semblant affectée avait toujours ce don de me transporter aux cieux , j’avalais péniblement ma salive, je me lance !

- MOI : Allo Diarra comment vas tu ?
- DIARRA : Bien
- MOI : J’ai essayé de t’appeler plusieurs fois cette semaine mais je n’arrivais pas à te joindre
- DIARRA : Je sais
- MOI : Je suis vraiment désolé de tout ce qui est arrivé, je m’en veux terriblement, si je pouvais remonter le temps je n’aurais jamais fait mon erreur, je te jure...

Silence au bout du fil, je repris

- MOI : Tu sais, Nadège est...
- DIARRA, me coupant sec : Ne me parle pas de Nadège s’il te plaît
- MOI : Il le faut ! Nadège était ma meilleure amie dans mon adolescence, et lorsque je l’ai revue à mon retour j’ai fait l’erreur de m’être laissée entraîner par mes pulsions… J’ai fait l’erreur de ne pas lui avoir dit que j’en aimais une autre, j’ai juste été très cupide bébé...
- DIARRA : Ne m’appelle pas bébé, sais tu ce que je ressens quand tu me dis tout ça, de savoir que tu aie pu être attirée par une autre que moi ?
- MOI : Pardon mon amour mais je ne fais que te dire la vérité, je te jure que je suis terriblement confus Diarra, mon cœur, donne moi juste une chance de te prouver la sincérité de mes propos. Je te jure que je ne te ferais plus jamais souffrir car je me rends compte que ça me tue de ne pas entendre ta si douce voix, tes éclats de rire, de voir ton sourire éclairant ton beau visage, de ressentir ta joie de vivre, de te prendre dans mes bras, d’être avec toi, tout me manque chez toi, mon rayon de soleil… Tu me manques tout simplement ma chérie!

S’en suivit un silence qui me sembla durer une éternité

- MOI : Diarra ?
- DIARRA, étouffant un sanglot : Je t’ai entendu Bra, maintenant laisse moi le temps de voir tout ça et je te dirais après
- MOI : Merci de m’avoir écouté, je t’aime Diarra
- DIARRA : De rien, à bientôt
- MOI :Bisous

Je soupirais de soulagement et je ne pus m’empêcher de sourire ! Je lui avait enfin parlé, je lui avais dit la vérité et elle m’avait écouté, une grande partie de mes soucis s’étaient envolés en cet après midi, mais j’étais toujours dans l’attente de la réponse de Diarra car elle me laissait toujours sur ma faim!

Les jours qui suivirent je me sentais un peu mieux, j’envoyais régulièrement des textos à Diarra et allais parfois lui rendre visite à son atelier. Elle me laissait toujours cette porte ouverte et ça me rassurait énormément, je lui laissais le temps, je ne cherchais pas à la brusquer et allais à son rythme, je ne précipitais rien et me contentais de savourer chaque moment que je passais avec elle, à la voir, à l’entendre…

Elle aussi avait l’air d’aller mieux, elle m’adressait la parole, même si c’était peu, mais elle le faisait quand même. Elle souriait à certaines de mes blagues et je m’en portais vraiment mieux ! J’avais l’impression que les choses étaient en train de s’arranger !

J’avais complètement oublié Nady jusqu’au jour où elle m’envoya un texto : « tu me manques Bra, je n’arrive pas à t’oublier ». Elle ne pouvais pas me lâcher les baskets celle là ?


Du même contributeur, Bessy


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