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CHRONIQUE - Nadège… Soirée avec mes Homeboyzz !, par Bessy - SEYTOO.COM
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Nadège… Soirée avec mes Homeboyzz !

Chronique

Je continuais à discuter avec Fallou tout en ne quittant pas des yeux « monsieur-le stratège-Omzo » et remarquais les filles qui s’exclamaient de rire.

Publié le 14 juillet 2020, Bessy

Ce matin là je me suis levé plus tôt que d’habitude car je devais conduire mon père chez mon cousin Ahmed à qui nous devions rendre visite avant son mariage. La distance étant assez longue, il était nécessaire de nous lever à l’aube afin d’y être à temps. A notre arrivée nous le trouvions assis dans le salon avec son père qui est le frère aîné de mon père, c’était la première fois que je le revoyais depuis mon retour au pays.

- MON ONCLE : Aaah ça c’est mon fils Brahim Makhtar, comment vas tu ? (dit il en se levant, les bras ouverts, venant à ma rencontre) Mais tu est devenu un grand homme maintenant, dis donc ? « Naka wa fofou ? » Et ta mère, comment va-t-elle ? « Guej na lenn guiss » !
- MOI : Bonjour tonton ! Oui ça va très bien merci ! Tout le monde va très bien, « namone na lenn » aussi, comment te portes tu ? Et tante Lissa, comment va-t-elle ?
- MON ONCLE : Ça va très bien par la grâce de Dieu ! Ta tante Lissa va bien, LISSA ! (Il appelait ma tante), viens voir qui est venu nous rendre visite(et il saluait chaleureusement mon père par une franche poignée de main suivie d’une accolade).
- MA TANTE : « Waaw ki kane la, Makhtar ? Sama chéri bi magg na », tu es tout beau là ! Comment vas tu ? « Naka sa yaye ? » Et ton frère et ta sœur ? « Mba nieppa gui si diam ? »

Je répondais à ma tante Lissa et l’embrassa, elle m’avait beaucoup manqué ! Elle retourna ensuite dans la cuisine et en revint avec un plateau sur lequel étaient déposés deux carafes de jus qu’elle posa sur la table en marbre et se dirigea vers la vaisselière pour ramener des verres pendant que je charriais mon cousin Ahmed. Elle nous regarda affectueusement pendant un instant.

- MOI : Yeah le futur marié ! « Loubess namone nala » ! Alors ça fait quoi de se marier dans moins d’une semaine ? (lui dis je en lui faisant une tape amicale sur l’épaule)
- AHMED : Je suis super heureux d’enfin me marier avec Sokhna, mais je t’avoue qu’en ce qui concerne tout le cérémonial, je suis blasé, je suis pour un mariage sobre,« nagnou mayé gouro, dem diak rek gneuwaat ». « Khamna » c’est elle qui va vouloir organiser une réception avec toutes ses copines !

Lol... mon cousin Ahmed n’a pas changé toujours aussi PRAGMATIQUE !

- MOI : Ah ces femmes !

Nous avions ainsi passé une journée agréable entre hommes, à discuter politique, économie et surtout à sermonner le boy Ahmed afin de le préparer à la vie de couple marié, aux difficultés qu’il devra apprendre à gérer, ainsi que les joies de la vie familiale. Malgré le fait que je n’étais pas le principal intéressé, j’écoutais très attentivement les précieux conseils que donnaient nos pères à mon cousin pour m’en servir le jour où ce sera mon tour, et bien sûr la question de mon oncle ne tarda pas :
« Et toi mon fils Makhtar Diop qu’attends tu ? Maintenant que tu es devenu un grand jeune homme et que ta situation professionnelle semble décoller tu ne dois pas être mal entouré non ? J’aimerai bien que tu sois le prochain s’il plaît à Dieu. Mais choisis bien la bonne hein, 'diabar dagnou key taane' ! »... me dit il en me faisant une petite tape sur le dos.

Sur ce souhait de mon oncle auquel je répondis par un « oui, oui je tacherai de faire un bon choix, Inch' Allah », nous prîmes congés de nos hôtes par de chaleureuses salutations !! Je souhaitais à mon cousin bonne chance et lui promettais de l’appeler avant son mariage qui allait se dérouler dans la semaine.

Il commençait à se faire tard lorsque nous sommes rentrés. Maman demanda des nouvelles de mon oncle et de ma tante ainsi que celles d’Ahmed. Je lui répondit que tout le monde allait bien et demandait après elle. Elle me fit un petit sourire et retourna dans la cuisine où elle supervisait le dîner que servait la cuisinière. Je taquinais alors Tima qui était dan le salon « 'yow khawma kagn ngua narra diangue toogg rek' ? 'Makhala' quand tu n’est pas devant tes cahiers t’es devant la télé et quand tu n’est pas devant la télé, c’est l’ordi,' ya ma diakhal rek ». Elle me répondit par une grimace.

Je me sentais en forme malgré le long voyage que je venais d’effectuer et je décidais de monter dans ma chambre prendre une douche qui me revigorerait davantage quand mon portable me signala un message. C’était Fallou « Nous allons au **** avec Omzo, t’es partant ? Si oui on viens te chercher dans 20 minutes ». Oh que oui ! Je filais me préparer rapidement et choisissais de m’habiller dans un style décontracté : chemise, jeans et basket, une touche de parfum et je suis prêt. Je descendais et prévenais mes parents de mon départ.

- MAMAN : « Waaw té do reer sakh » ? ('Tu vas pas diner ?' dit elle en mettant la table, me regardant d’un air mi inquiet, mi réprobatrice)

Je me contentais de poser un baiser sur son front avant de me diriger vers la sortie où je trouvais déjà garée la 4x4 de Boy Omzo. Je pris place et nous prîmes la direction du quartier des Almadies réputé pour ses Lounge, Cosy et ses Aferwork. Nous choisîmes un lounge tranquille et discret où nous pourrions passer un moment de détente sans être importunés par ces provocantes midinettes.

Fidèle à lui même, Omzo, en tant que « serial collectionneur » balaya furtivement le terrain du regard à la recherche d’une éventuelle victime et ses yeux se posèrent sur un groupe de jeunes filles qui étaient de dos. Je proposait une place confortable où nous pourrions être au calme et nous nous posâmes. Nous nous sommes alors mis à discuter, l’ambiance était vraiment au top et relaxante et les musiques variaient ; nous avions droit au Rnb, au Rap, à la Soul et au Zouk. Omzo, n’ayant pas quitté des yeux le groupe de jeunes filles depuis le début de la soirée décida d’aller à leur rencontre

- MOI, d’un air taquin : « Boy bou gnou fi endil khalé yii dé, gnoune wakhtane entre potes mo gnou fi endi » (faut pas nous importuner avec ces minettes, nous voudrions discuter entre potes)

Il ne fit même pas attention à mon objection et se dirigea vers elles. Je l’observais s’adresser avec « technique et tactique » au groupe de trois jeunes filles par son large sourire et s’assit à leurs cotés. Au bout de quelques minutes, il me fit alors un clin d’œil discret. Je m’adressais maintenant à Fallou : « nooon kii nak moy original 'boy door mou danou' », il attaque tout ce qui passe quoi, pas moyen de le faire tenir tranquille. A t il déjà eu une relation sérieuse ? »

- Fallou, haussant les épaules : « Kii daal boy dou changer tey, ni la gnou ko khaméé » (Il ne va jamais changer lui)

Je continuais à discuter avec Fallou tout en ne quittant pas des yeux « monsieur-le stratège-Omzo » et remarquais les filles qui s’exclamaient de rire. A un moment je voyais Omzo désigner notre table du doigt, à ma grande surprise le groupe de filles et Omzo se levèrent de leurs sièges et se dirigeaient maintenant vers nous. Je remarquais le sourire victorieux s’afficher sur le visage d’Omzo, et plus ils se rapprochaient de nous plus je reconnaissais une voix qui me semblait familière, je levais ma tête tandis que son regard croisa le mien…


Du même contributeur, Bessy


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