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CHRONIQUE - Oui, ils valaient le coup que je me batte pour eux et que je ne me laisse pas enterrer vivante. Coeur brisé (5), par Adjisow - SEYTOO.COM

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Oui, ils valaient le coup que je me batte pour eux et que je ne me laisse pas enterrer vivante. Coeur brisé (5)

Chronique

Couchée dans mon lit, je ne parviens pas à réfléchir. J'entends dans un brouillard lointain mes filles expliquer à leurs petits frères qu'il ne faut pas déranger maman car elle est très fatiguée.

Publié le 30 décembre 2020, Adjisow

Chers amis (es) - Je comprends votre impatience et le fait que vous vouliez connaître le fin mot de l'histoire. Sachez toutefois que je ne suis pas une chroniqueuse née, que je me suis confiée à vous en toute confiance et que j'attends des réactions constructives. C'est un pan de ma vie que je vous livre. Je ne souhaite pas être jugée mais conseillée par des consœurs qui ne me connaissent pas et par conséquent ont un regard objectif sur ce que je vis. Je suis sensible à vos remarques sur mes qualités de plume dont j'ai toujours douté. Cela me met du baume au cœur et me permet d'avancer. Si mes productions sont si courtes c'est parce que je ne suis pas sûre qu'elles soient intéressantes. Vous me prouvez le contraire par vos commentaires et je vais m'efforcer d'être plus prolixe.

Vous vous rappelez, le téléphone de ma bonne sonne entre mes mains et c'est mon mari qui appelle. Je manque m'évanouir mais j'ai la force de mettre ma voisine cancanière dehors la frustrant sans doute d'un scoop de première main. Elle s'en va en maugréant qu'elle était juste venue m'aider. Je la remercie et ferme brutalement la porte derrière elle. Je reprends mon souffle derrière la porte, les larmes m'aveuglent. Je vois ma vie s'écrouler comme un château de cartes. Je tends le téléphone à la bonne et lui demande de répondre. Elle a l'air si bête en prononçant "Madame gnow na dé" que je pars dans un rire de folle, un rire monstrueux gonflé de colère et de frustration. Mes filles aînées rentrent de la fac et n'en reviennent pas de me trouver dans un tel état. Elles m'entraînent vers ma chambre sans mot dire, le cœur gros et des larmes silencieuses perlant sur leurs joues innocentes. Elles se doutent bien que leur père est l'artisan d'un tel désastre mais n'osent aborder le sujet par pudeur. Mes pas vers ma chambre sont lourds de ma ma vie brisée. Des milliards de poignards me cisaillent le cerveau et j'ai le cœur en lambeaux. Je prends un doliprane et me couche avec le sentiment d'un énorme gâchis.

Couchée dans mon lit, je ne parviens pas à réfléchir. J'entends dans un brouillard lointain mes filles expliquer à leurs petits frères qu'il ne faut pas déranger maman car elle est très fatiguée. Les petits ne comprennent pas ou peut-être s'inquiètent pour leur mère. Ils entrent en trombe dans la chambre sur l'air de Superman. Non, je ne veux pas qu'ils me voient comme ça. L'humiliation est trop grande.

Et là, tout m'apparut clair. Comment avais-je pu me laisser faire si longtemps? Mon instinct maternel fit surface avec la puissance d'un fleuve en crue. Comment avais-je pu laisser cet homme me traiter plus bas que terre? Et ces enfants qui n'avaient pas demandé à naître? Et mes filles qui allaient bientôt devenir femmes? Quel modèle leur avais-je transmis? Une mère humiliée et dépressive accrochée aux basques d'un père sans scrupules. Non! La révolte grondait dans mon corps comme un orage sur le point d'éclater. Je rejetais mes larmes rageusement, accueillis mes petits dans mes bras grand ouverts et leurs visages marris m'arrachèrent le premier vrai sourire depuis très longtemps.

Oui, ils valaient le coup que je me batte pour eux et que je ne me laisse pas enterrer vivante. J'appelais les filles et nous nous serrâmes tous très fort. Nous formions un bloc inexpugnable et vivant. Ces enfants étaient ma force, mon oxygène.



Du même contributeur, Adjisow


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