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Chronique

Pauvre Anna, encore en larmes ! (La chronique d’Alima), par Alima

19 mars 2020, Alima

J’étais de plus en plus en furie, oui j’étais jalouse, c’est vrai, mais ce qui m’énervait c’était plutôt le comportement d’Assane, il m’ignorait totalement, dire qu’il m’avait oublié ne serait pas exagéré. Non mais c’est quoi tout ça ?

Cheikh ne me parle que de Mame Fatim ces temps ci. Mame fatim par ci, Mame Fatim par là. Nous nous sommes déjà parlées au téléphone, elle a une voix très douce. En plus elle a l’air très gentille. Mais je ne sais pas, il y a quelque chose qui cloche à mon avis. Je vais finir par devenir parano à force de trop douter comme ça. Assane aussi, il faudrait qu’il se décide à faire la connaissance de papa, il m’avait bien dit à son retour non, mais il n’a jamais le temps. Nous nous sommes vu très rarement ces derniers jours, il était trop occupé et moi j’avais envie de diminuer nos sorties aussi. Depuis qu’il est rentré, nous ne sommes sortis que le lendemain de son retour de voyage. Nous avons décidé de nous retrouver, aller en boite changer un peu d’air. Ces temps ci je n’ai qu’une chose en tête, l’inviter à diner à la maison il connaîtra papa et Cheikh par la même occasion et Mame Fatim, tchip. J’essaierais de parler de ça à mon coco.

La soirée s’annonçait bien nous étions à l’aise dans un coin, à discuter. Subitement j’entends une jolie voix (je la reconnais).

… : Assane chéri, mais t’as disparu là (avec les mous qu’elles ont l’habitude de faire, en forme de bouche d’un poisson 'rek' vous voyez le genre).
- ASSANE : hey Marcella... (il s’est levé lui a fait la bise), alors ça va ?
- MARCELLA : oui très bien merci et toi ?

Aujourd’hui même, je saurais ce qu’il a entre eux. La fille ne m’a pas accordé un regard pendant tout ce temps. C’était plutôt mon fort ce genre de truc.

- ASSANE : bien merci, bébé, elle c’est une amie, Marcella, chérie, elle c’est ma femme Anna.

« Hun mo geune dé », (au moins c’est clair)

- MARCELLA : ça va Anna. (Avec dédain, d’habitude c’est moi qui fait ça, lol)
- MOI : très bien merci, ravie (mensonge, lol)

Et Assane qui me regardait avec son air moqueur, tchip.

Pendant tout ce temps elle était debout face à Assane. Mais non ça ne lui suffisait plus, elle ne s’est pas gêné pour s’asseoir et le tirer par le bras pour qu’il s’asseye à ses cotés. Et cette peste prenait maintenant le monopole de la parole, j’avais finalement l’impression d’être une figurine, on aurait dit que je n’avais plus ma place ici. Assane ne faisait rien pour changer cela, c’est le comble quand même. Moi Anna, qui me laisse traité de la sorte alors qu’il fut des moments où jamais personne n’aurait osé, décidément l’amour ça rend maso. Ça ne doit pas être normale, d’aimer autant, à la fois amoureuse et soumise. Assane ne me calculait même plus, il continuait leur discussion tranquille. J’étais de plus en plus en furie, oui j’étais jalouse, c’est vrai, mais ce qui m’énervait c’était plutôt le comportement d’Assane, il m’ignorait totalement, dire qu’il m’avait oublié ne serait pas exagéré. Non mais c’est quoi tout ça ?

- MOI : ASSANE, on y va (même pas de bébé, mieux valait renter si c’était ainsi non)

Il m’a regardé comme s’il avait envie de m’étriper. Il aurait préféré que je la ferme j’imagine. Mais il était hors de question de les laisser discuter en attendant que je tienne la chandelle.

- ASSANE : pourquoi on est bien là non ?

Apparemment il le fait exprès alors...

- MOI : oui mais je suis fatiguée.

Je voyais bien qu’il bouillonnait de rage, mais je m’en fiche.

- MARCELLA : bon ben je vous laisse, au plaisir. (Avec un sourire triomphal en plus)
- ASSANE : c’était quoi tout ça tu te fous de moi.

Ras le bol « ki mou ngui may beugeu yap » (il veut se foutre de moi), j’ai trop gardé le silence on dirait.

- MOI : tu te permets de m’humilier pour après me poser la question à moi ?

Là j’ai pris mon sac pour sortir en furie, je savais qu’il m’emboiterait le pas. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’arrivés dehors ; il m’attrape par le bras, pour ensuite me coller au mur, et là… ça a du mal à sortir…

J’ai été tellement surprise par autant de violence. J’ai écarquillé mes yeux de stupeur. J’étais tellement effrayée que j’en oubliais cette douleur. Je n’arrivais plus à respirer ni à émettre un seul son. Vous ne saurez jamais combien ça fait mal ce genre de souvenir là. Lire autant de violence dans les yeux de celui qu’on aime. Me serais je trompé, qui est cette homme qui serre mon cou à le broyer.

Il avait sa main serrée au niveau de mon cou. Pour la première fois de ma vie j’avais vraiment peur. On aurait dit qu’il n’était plus lui-même, j’essayais de dégager sa main, mais je n’y arrivais pas.

Mes larmes ont coulé quand j’ai commencé à raconté cette scène, l’acte plus qu’autre chose m’a fait mal.

- ASSANE : la prochaine fois que tu me refais ce coup, je te tue.
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