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CHRONIQUE - Première scène de ménage (La chronique d'Alima), par Alima - SEYTOO.COM
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Première scène de ménage (La chronique d'Alima)

Chronique

Trois jours après, Cheikh est parti pour le Gabon. Et nous étions tout le temps sur skype. A chaque fois qu’il rentrait à l’hôtel on passait la nuit à discuter.

Publié le 25 avril 2020, Alima

Elle boudait mais n’empêche, elle sortit sans faire de boucan. Maintenant j’attendais de pied ferme Cheikh il va me dire pourquoi il s’est autant foutu de moi. Pourquoi il m’a caché que Collé faisait parti du voyage. Plus il tardait à arriver plus ma colère tombait et je ne voulais pas, je voulais en ce moment être au summum de ma rage.

Je suis allée m’occuper dans la cuisine, je préparais le dîner quand il sonne à la porte. Je savais cette fois que c’était lui. Je l’accueillais toujours à la porte avec un bisou, mais il ne l’aura pas son bisou cette fois !
J’ai ouvert la porte et je l’ai planté là pour retourner m’affairer dans la cuisine. Je n’ai pas pu m’en empêcher. Il se pointe devant la cuisine.

-CHEIKH : lanla (qu’y a-t-il ?)
-MOI :…
-CHEIKH : « SHIII sama diabar dafa mere » (mon épouse est fachée) « bébé koula togne » (la faute à qui ?)

Ça ne me faisait pas rire, j’étais vraiment en rogne. Cette Collé je l’ai remise à sa place, mais je ne sais pas… J’en voulais vraiment à Cheikh de ne m’avoir rien dit et de devoir l’entendre de la bouche de cette garce. Je me suis retournée lui faisant face.

-MOI : ton voyage est pour quand ?
-CHEIKH : tu ne vas pas me dire que c’est parce que je risque de te manquer, ce n’est que pour quatre jours.
-MOI : ok… et tu y vas avec qui ?
-CHEIKH : mais je t’ai dit que nous serons quatre.
-MOI : mais tu ne m’as pas dit que Collé en ferait partie.

Il m’a regardé comme s’il ne comprenait rien.

-CHEIKH : et pourquoi je t’en parlerai ? Je ne suis pas tenu de te parler de tout ce qui concerne notre travail. N’avions nous pas dit que ce qui se passe à la maison, nous concerne tout les deux, et que ce qui se passe au bureau reste au bureau.
-MOI : HANN ! « Donc ya ko may fit bou takh » (c’est à cause de toi qu’elle se permet de se pointer chez moi)
-CHEIKH : qui ça ? Collé ?
-MOI : tu te fous de ma gueule à faire semblant comme ça, tu me caches qu’elle doit faire parti de votre voyage, et tu te permets de te payer ma tête.
-CHEIKH : « Anna khamal noy wakhé ak mane » (modère ton langage)
-MOI : « nou ma nekh lay wakhé » (je ne modère rien du tout) S’il n’y avait aucun souci tu ne me le cacherais pas !
-CHEIKH : mais je ne te cache rien du tout !
-MOI : tu me mens « magoum caché » (c’est pire)
-CHEIKH : ANNA, je vais te gifler.
-MOI : vas y il n’y a que la vérité qui puisse faire réagir ainsi.

Il m’a toisé les narines ouvertes, il respirait très fort pendant quelques secondes, plus il est sorti de la cuisine et je l’ai entendu claquer la porte. Au lieu de pleurer ou autre chose non, non, j’ai continué à préparer mon diner, tranquillement. Mais depuis quand « la deugeur khol comme ça » (depuis quand suis-je si impitoyable)
Après je suis allée me poser dans le salon, me disant tout le temps il va rentrer d’un moment à l’autre.
Vingt-trois heures et il n’est toujours pas rentré, mais où peut-il bien être ? J’exagère un peu, il n’a pas mangé, il n’a pas pris un bain, il ne doit pas être bien loin…et s‘il était allé voir Collé. Ce serait de ma faute, c’est moi qui l’aurais poussé dans ses bras.

J’ai envie de l’appeler, mais je suis trop orgueilleuse. Bébé où es-tu ? Je suis allée prendre une douche, je portais une petite nuisette de couleur rouge et je suis allée me mettre sur le canapé. Il exagère aussi, il compte rentrer à quelle heure ?! Il n’oserait pas découcher quand même ?!
Là j’ai vraiment flippé et je me suis mise à pleurer, je ne veux pas perdre mon mari !!! J’ai tellement pleuré que j’ai fini par m’endormir. Ensuite j’ai senti qu’il me soulevait dans ses bras, j’ai cru un instant que c’était un rêve, mais j’étais vraiment réveillée maintenant, et je faisais semblant. Il m’a déposée sur le lit, et je sentais son regard posé sur moi, mais je fermais toujours les yeux. Je l’ai ensuite entendu aller sous la douche. Et si je le rejoignais ? La meilleure manière de demander pardon.
Non ce serait trop facile, c’est lui qui a menti « nak », pas moi !

Je n’ai pas dormi de la nuit et lui non plus, il s’est retourné toute la nuit. Et je le sentais dans le noir se lever, s’asseoir doucement sur le lit, durant toute la nuit c’était comme ça.
Ça me faisait mal de le voir ainsi, mais j’étais trop imbue de moi-même !
Le lendemain à l’aube, il fait comme s’il avait dormi toute la nuit, et moi pareil, alors que nous avons vécu la pire nuit qui soit.
Il est allé prendre sa douche, et moi je me suis empressée d’aller préparer un plateau que j’ai fait monter dans la chambre.

-CHEIKH : bonjour (du bout des lèvres)

J’ai répondu à son salut, je n’osais même pas le regarder dans les yeux. Il s’est habillé et n’a même pas touché à son petit déjeuner.

-CHEIKH : bonne journée.

Et monsieur est parti comme ça, j’étais au milieu de la chambre toute raide. Et nos baisers du matin ? Je me suis d’un coup écroulé par terre et je me mettais à pleurer. Non, je ne peux pas laisser les choses ainsi.
C’est normal tout ça dans une vie de couple n’est ce pas ? On se dispute, on se chamaille, mais tout revient à la normale ! Rassurez-moi !
Le dîner d’hier est resté intact, « li dé doulou war » (ce n’est pas normal ça) A cause de moi, mon mari s’est couché le ventre vide, et il n’a rien mangé aujourd’hui non plus !

Je n’ai pas la tête à aller travailler aujourd’hui. Il faut que je me fasse pardonner, même si tout n’est pas de ma faute, je ne vais pas m’emporter, je vais juste lu parler posément et l’écouter. J’aime mon mari et je ne permettrais pas qu’une sale arriviste me le chope !
J’ai passé la journée à préparer un succulent diner, ensuite des petits fours etc. Je suis ensuite partie caché son ensemble jogging, celui que j’avais lavé ce matin n’était pas repassé, cool !!!
IL m’appelle.

-CHEIKH : t’es où je suis devant votre porte.
-MOI : je suis à la maison.

C’est lui qui passe me prendre chaque jour au boulot, une trentaine de minutes plus tard il est à la maison.

-CHEIKH : bonsoir.
-MOI (tranquillement posée devant la télé) : bonsoir.
-CHEIKH : pourquoi tu n’es pas parti travailler ?
-MOI : pour rien.
-CHEIKH : comme tu veux.

Shii le Cheikh que je connais il m’aurait grondé…
Il est monté se changer, sauf qu’il ne va rien trouver lol
Je l’ai rejoins, je l’ai trouvé entrain de chercher partout lol
Il s’est alors tourné vers moi, il ne va pas me dire qu’il n’a pas remarqué ce que je portais « nak, ish ». J’ai fermé la porte à clé derrière moi.

-CHEIKH : qu’est ce que tu veux ?
-MOI : toi.

Et je m’approchais lentement de lui, avec ma petite jupe.

-CHEIKH : lol tu dois avoir un gros problème.
-MOI : c’est toi mon problème, parce que je t’aime et que je ne supporte pas que ces arrivistes te tournent autour.

J’avais mes bras autour de son cou.

-CHEIKH : « Anna da nga fir trop » (t’es trop jalouse) faut que tu apprennes à me faire confiance.

Je lui donnais de tous petits bisous partout, sur le visage.

-MOI : « kou am ki ma am fir » (parce que je sais à quel point l’homme que j’ai est exceptionnel) Je te fais confiance, je t’aime, mais cette fille est dangereuse.
-CHEIKH : mais je m’en fou elle m’intéresse pas ! « lolou la beug ngeu kham ko » (c’est ce que je veux que tu comprennes) pour rien au monde je ne l’échangerai contre toi. Mais en quelle langue veux tu que je te le dise ? Anna je t’ai choisi toi, les autres je ne les vois même pas.
-MOI : bébé…
-CHEIKH : NON, je veux que tu te mettes ça dans la tête, je veux que tu ais une totale confiance en moi.

Je l’ai alors fait taire par un baiser.

-MOI : je voulais juste te dire, combien je t’aime, je voulais te demander, pardon, pardon pour tout pardon pour cette nuit.

Quand j’ai pensé à cette nuit je n’ai pu m’empêcher de pleurer.

-MOI : je sais que tu n’as pas fermé l’œil parce que moi non plus. Cheikh « amel nala akh » (je m’en veux beaucoup)
-CHEIKH : hey hey, ça va maintenant, on oublie tout ça, je veux juste que tu ais confiance en moi, c’est tout ce que je te demande. A cause de toi, il se fait déjà tard pour faire mon jogging lol.
-MOI : j’ai caché tes habits lol, je te séquestre. Bébé « tey da nga guede sama ndeki… » (Tu n’as pas voulu prendre le petit déjeuner que je t’avais préparé). « Toutimeu dé » (j’ai cru mourir) quand t’es parti comme ça sans avoir mangé. Tu as mangé au bureau ?
-CHEIKH : bof avec le boulot je n’ai même pas eu le temps, je n’avais pas faim.
-MOI : depuis hier tu n’as rien avalé et tu me dis tu n’as pas faim ?
-CHEIKH : et toi ça se voit que t’as rien avalé toi non plus.
-MOI : je ne pouvais pas… parce que tu n’avais pas mangé.

Toute la journée je ne voyais presque rien tellement j’avais faim, moi qui suis devenu tellement gourmande, ces derniers temps.

-CHEIKH : mais dis moi, qu’est ce que tu lui as dit à Collé ?
-MOI : hun, en tout cas elle ne va plus t’approcher !
-CHEIKH : « mo ! » Arrêtes de jouer au gangster tu veux.
-MOI : tu verras.
-CHEIKH : hé plus jamais ça ok ?! Je ne veux plus qu’on se dispute de la sorte, pour des choses qui n’en valent pas la peine.
-MOI : je suis désolée…vas y prendre ton bain, et on va dîner.

Retenez juste que la nuit à été parfaite !!!

Trois jours après, Cheikh est parti pour le Gabon. Et nous étions tout le temps sur skype. A chaque fois qu’il rentrait à l’hôtel on passait la nuit à discuter. Au cours d’une discussion il me dit.

-CHEIKH : collé te salut.
-MOI : lol, je ne crois pas non.
-CHEIKH : Tu ne m’as toujours pas dit ce que t’as fait.
-MOI : en tout cas, si elle veut un mari elle n’a qu’à le chercher ailleurs.

Elle ne s’est pas du tout plainte de ce qui c’était passé, elle n’avait rien dit à Cheikh et lui pour ne pas la mettre mal à l’aise, lui as juste dit que je m’étais juste plaint du fait de transférer, le travail à la maison. Et elle de dire que j’avais raison. « Hun dou sorri dé » (elle n’en dira pas plus)

Rien que deux jours, il est parti depuis deux jours et il me manque à mort. Je n’arrive plus à manger normalement, la nourriture m’insupporte je dirais. Je n’ai pas l’habitude de manger sans lui. Cuisiner pourquoi d’ailleurs il n’y a que moi à la maison. Je m’efforçais de manger le sandwich que j’avais acheté, mais j’ai tout éjecté. Ce matin j’ai vomi l’omelette, que j’avais préparée pour mon petit déjeuner. Et normalement je devrais perdre du poids, mais on dirait que j’ai un peu grossis. J’ai tout le temps mal au cœur….pff. Vivement que cheikh rentre rien que quatre jour et je suis comme ça, s’il part pour un mois comment ce sera ?


Du même contributeur, Alima


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