person_outline Me connecter close
Fermer
search
Recher.
menu
Menu

Vous
EN
English

groupRejoignez le Club.
Vous allez adorer Seytoo !


Accueil
share
@

Partager
arrow_back
Retour
CHRONIQUE - Qu'a découvert le papa d'Anna ? (La chronique d’Alima), par Alima - SEYTOO.COM
keyboard_arrow_rightSuivant
keyboard_arrow_leftPrécédent
save

Enregis.
share
@


Partager

Qu'a découvert le papa d'Anna ? (La chronique d’Alima)

Chronique

Décourager les gens c’est un as dans ce domaine. Et puis il a raison, je fais très bien ma vie, sans lui continuons ainsi !

Publié le 03 avril 2020, Alima

J’étais consciente qu’il m’était devenu difficile de cacher mes sentiments.

-CHEIKH : dis-moi, tu vas bien ?
-MOI : oui ça va, un peu inquiète pour Pa…
-CHEIKH : « hey » t’as bien vu que ça va ! Cesse d’être aussi nerveuse, de pleurer tout le temps. « Kholal ni ngeu mel, seu kanam bou niang bi ». (Tu as une mine à faire peur.)
-MOI : lol « da nga ma yap » (Tu te fiches de moi encore !)
-CHEIKH : « wa » viens, je t’accompagne. Il faut que tu manges quelque chose.
-MOI : non, je n’ai pas faim, merci.
-CHEIKH : je suis sûr que tu n’as rien mangé depuis hier.

Il sait si bien s’occuper de moi, comment ne pas l’aimer ? Pourquoi je n’ai pas vu tout ça quand il le fallait. Je suis trop bête !

-MOI : non merci, je remonte veiller sur papa.

« Meu djouk bayiko fofou » (je l’ai planté là) Il m’a alors retenu par le bras.

Peut être que je suis possédée, c’est possible hein ! Quand je suis avec lui, un moment je suis calme et le moment d’après, je n’en peux plus de rester à ses côtés. Mais le comble, est que c’est nouveau tout ça !

-CHEIKH : Anna, pourquoi t’es aussi capricieuse ?
-MOI : capricieuse, en quoi suis-je capricieuse ? C’est être capricieux que de ne pouvoir faire semblant avec toi ?
-CHEIKH : semblant ? Mais je ne veux pas que tu fasses semblant avec moi.
-MOI : ok… OUI je suis fâchée, OUI je t’en veux. Depuis combien de temps tu m’évites? Presque deux mois qu’on ne s’est pas vu, deux mois ! Tu me punis c’est ça, mais de quoi ?

-CHEIKH : Anna, on est dans un hôpital.

JE SAIS, BILAHI JE SAIS ! Mais avec lui je n’arrive plus à me contrôler. Je n’ai jamais été comme ça. J’ai toujours su jouer la carte de l’indifférence, mais là ! Au moins avec Assane, je sais que c’était parce qu’il représentait un mystère que je le voulais. Mais Cheikh n’a jamais été une équation inconnue pour moi. Je le connais, je sais qui il est. Je sais ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas. Je l’aime parce qu’il est lui, mais aucune chance. Comment me contrôler dans ces cas là ?

Il ne disait rien, il n’arrivait même plus à me regarder droit dans les yeux. Mais «lanleu», qu’il me parle, qu’on se dispute s’il le faut, mais qu’il me parle ! Mais il reste toujours dans son mutisme !

-MOI : Comme tu es venu pour mon père, vas-y à ses cotés, et laisse-moi tranquille, comme tu sais si bien le faire maintenant. Quand j’avais besoin de toi, tu n’étais pas là. Et je peux très bien me débrouiller seule, je n’ai vraiment pas besoin d’un ami pareil.

Cheikh m’a alors tiré par le bras, jusqu’au banc sur lequel nous étions et m’a forcé à me rasseoir.

-CHEIKH : ANNA, ce n’est pas bien de ta part de me dire que je ne suis jamais là pour toi.

Je sais, j’aurais du tout dire sauf ça. Mais dans un sens c’est vrai. J’ai besoin de lui mais pas seulement en tant qu’ami, je le veux dans ma vie. C’est ce que je veux !

-CHEIKH : Anna, pourquoi tu es si compliquée, depuis quand mon absence te dérange ?

Si seulement tu savais…

-MOI : Depuis que tu m’évites, parce que tu m’évites Cheikh ! Et entre nous « waroul » (Ce n’est pas normal)
N’est-ce pas plutôt moi qui aurait dû te fuir, après la manière dont je me suis humiliée devant toi la dernière fois ? Mais je ne l’ai pas fait, je ne voulais pas perdre mon ami.

Cette fois « mom » je ne faisais rien pour cacher mes larmes, pour quoi d’ailleurs... Lui ne disait rien, il restait silencieux puis,

-CHEIKH : La vérité, je m’apercevais chaque jour que je voulais bien plus que de l’amitié.

Je ne rêve pas dites ?

-CHEIKH : Mais j’ai compris que je n’aurais jamais ce que je voulais vraiment et j’ai tourné la page depuis.

Il sait comment me refroidir c’est sûr !

-CHEIKH : Oui je t’évite parce que dans un sens, tu avais raison, je suis un hypocrite. Alors j’ai décidé que chacun vivra sa vie comme, il le souhaite. Mais il n’empêche que je suis toujours là quand tu as besoin de moi. Et par respect pour Mame Fatim je me dois de passer tout mon temps avec elle.

Qu’est-ce qu’elle vient faire dans tout ça ? On ne parle pas d’elle mais de nous. Il m’énerve !
Décourager les gens c’est un as dans ce domaine. Et puis il a raison, je fais très bien ma vie, sans lui continuons ainsi !

-MOI : tu as raison et puis nous ne sommes pas là pour parler de ça. Je retourne auprès de papa.

Cette fois j’ai pressé le pas, je suis remontée. Je ne sais pas combien de temps on a fait là bas, mais il y avait, grand mère Khadim, Alima et sa mère. Cheikh a pris congé de tout le monde, puis est parti, Je ne l’ai pas raccompagné.
Papa, nous a demandé à TA Coura et moi de rentrer. Plus têtue que moi donc ça existe, elle a carrément refusé de bouger.

Quelques jours après, papa allait beaucoup mieux apparemment. Il était rentré à la maison. Ta Coura prenait soin de lui comme un bébé. Cheikh au moins maintenant m’envoyait de temps en temps des messages, pour savoir comment je me portais et autre.
Un jour papa m’appelle dans sa chambre, je l’ai trouvé allongé paisiblement sur son lit.

-MOI : vous désirez monsieur ?
-PAPA : lol « wa » viens t’asseoir. Il m’indiquait une place à ses côtés, sur le lit.

« THIEY virus bi dougeutineu, lou ma defati » (une nouvelle séance de discussion qu’aurais-je encore fait ?)

-PAPA : tu as un problème ?

Pendant un court instant je n’ai pas saisi parce que j’en arrivais à vraiment oublier mes problèmes…qui l’eu cru.

-MOI : non aucun, pourquoi ?
-PAPA : avec Cheikh je veux dire ?
-MOI : Cheikh…pourquoi j’aurais un problème avec lui ?
-PAPA : on dirait que vous ne vous entendez plus comme avant. Quand il vient maintenant, c’est pour me voir. Et il ne passe qu’à des heures où il est certain que tu ne seras pas là. Vous vous êtes encore disputé ?
-MOI : quoi ? Non, je te l’aurais dit sinon.
-PAPA : je sais qu’il se passe quelque chose, « wala danga may neubeutou legui « ? (tu me caches des choses maintenant ?)
-MOI : non, jamais !
-PAPA :…. Hun ! « kham nguene lou ma sof si yene , da nguen nobanté ba paré beug gnou doflo » (vous vous aimez mais, vous nous prenez pour vos idiots!)

Là, mon cœur a failli s’éjecter de ma poitrine, tellement j’étais surprise.

-MOI : mdrr de quoi tu parles ? Non, même pas !
-PAPA : « yene ma lene mak » (je suis plus expérimenté que vous. )Ça se voit que vous vous aimez, mais chacun joue à un jeu, que lui-même ne maîtrise pas.
-MOI : pourtant pas, on a compris qu’on est mieux comme ami.
-PAPA : donc tu l’aimes ?


Du même contributeur, Alima


Partagez votre commentaire...



Dans la même rubrique



Nous vous recommandons

Seytoo
Life
Seytoo
Africa
Seytoo
TV
Seytoo
News
Seytoo
Club



À propos| Contacts| Confidentialité| Seytoo.App|English

© 2020, Seytoo, tous droits réservés. Seytoo n'est pas responsable des contenus provenant de site web externes et/ou publiés par ses visiteurs.