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CHRONIQUE - Qu'a encore fait Assane à Anna ? (La chronique d’Alima), par Alima - SEYTOO.COM
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Qu'a encore fait Assane à Anna ? (La chronique d’Alima)

Chronique

Non, personne ne le mérite. Si telle est ma destiné, j’y mettrais fin aujourd’hui même, je refuse de revivre, une telle chose, je refuse !

Publié le 26 mars 2020, Alima

Avec sa gifle j’ai eu le tournis. Il a déchiré mon chemisier. Je n’étais pas certaine d’avoir Assane en face de moi, son visage s’était transformé. J’étais à la fois stupéfaite et terrorisée. Rien qu’avec tous ces souvenirs qui défilent dans ma tête…

- MOI : Assane qu’est ce que tu fais, arrête s’il te plait (ma voix était suppliante)
- ASSANE : Je te parle calmement mais tu refuses de m’écouter ! CE QU JE VEUX JE LE PRENDS !

Cette phrase, encore elle, je sais ce qu’elle signifie maintenant. Il m’embrassait de partout c’était devenu dégoûtant. Je me débattais, je pleurais, je n’avais même pas la force de crier. Je refusais qu’il me déshabille, je ne voulais pas !

Mais à quoi bon me débattre, tout est de ma faute. A force de me comporter comme une garce, je n’ai que ce que je mérite ! Assane me flanqua une autre gifle. Oui, je le reconnais, je me suis trompée sur cet homme. Où est celui qui me disait à l’instant qu’il m’aimait où est il ? Mon DIEU, fait le revenir !

Assane est pire que tout ce que j’ai pu imaginer. J’entendais ce genre d’histoires mais je n’y croyais pas, je ne pensais pas qu’un homme puisse être capable de telles bassesses. Il allait le faire, j’en étais sûre maintenant. Ma vie se termine ici, là, maintenant. Je n’aurais vécu que pour me faire du mal, m’autodétruire, pourquoi moi, pourquoi !

Pendant tout le temps qu’il m’embrassait, je repensais à tout ce qu’a été ma vie, une succession d’échecs. Des échecs qui se terminaient de la pire des manières. La perte de la seule arme qui me restait contre mes détracteurs, ma virginité. S’en est fini de moi à quoi bon me débattre.

- MOI : Assane (j’ai pris son visage entre mes mains et je l’ai forcé à me regarder) quand tu auras fini, « ray meu » (tues moi). Je te jure que si tu ne le fais pas, je le ferais ici devant toi…

Je n’ai pas pu continuer ma phrase, je n’arrivais plus à parler, je m’étais étendue tout le long de mon corps, je ne le regardais plus, j’attendais juste qu’il en termine avec moi.

« Walahi », j’aurais fait comme j’ai dit je me serais tué. Il aurait détruite ma vie, mais il serait alors allé en prison !

Mais comme vous voyez je suis toujours là.... lol.

J’ai juste remarqué, que je ne sentais plus le contact d’Assane, j’étais à des années lumières de la pièce déjà, dans ma tête j’étais morte, je réfléchissais à comment m’y prendre.

Assane s’était levé, il me tournait le dos. Moi, idiote que je suis, mais surtout toujours sous le choc, je ne bougeais pas. J’avais du mal à réaliser.

Je me recouvrais la poitrine, avec ma chemise, où il ne restait qu’un seul bouton, un seul.

Je n’ai vraiment retrouvé mes esprits, que lorsque j’ai entendu quelques bricoles tomber, il raflait tout ce qu’il y avait devant lui. Je me suis dite Anna tu n’auras pas de seconde chance.

Je n’avais même pas la force de me précipiter. J’ai réajusté ma chemise, mis mes chaussures et suis sorti sans fermer la porte.

Je ne voulais pas pleurer, ni dans le taxi ni ailleurs. Arrivée à la maison, j’ai pris mon bain, un bain vite fait cette fois. J’avais peur. Devant mon miroir, je me disais qui est celle que j’ai devant moi ? J’ai toujours voulu me détruire, hé bien j’ai été à deux doigts d’y arriver.

Je suis fatiguée, je n’en peux plus. J’estime avoir assez souffert, oui c’est mon avis !

Est-ce que je mérite tout ceci ?

NON, personne ne le mérite. Si telle est ma destiné, j’y mettrais fin aujourd’hui même, je refuse de revivre, une telle chose, je refuse !

Je veux mourir, oui mourir, en finir.

Ce monde n’est pas fait pour moi, je suis dégoûtée de moi-même. Je suis dégoûtée du genre humain. J’avais des boites de comprimé de toutes sortes devant moi. Je voulais tous les ingurgiter, en terminer. Que Dieu me pardonne d’avoir un jour, osé penser de la sorte. Mais pour moi c’était le seul moyen. N’ai-je pas étais assez punie ? Qu’ai-je fais d’aussi répréhensible, tuer, voler, quoi ?

Je voulais mettre mon tapis de prière, demander pardon, rendre grâce.

D’un autre coté j’étais en colère, le remercier pour quoi, demander pardon pourquoi, tout ce qui arrive est la volonté divine.

« Si j’en termine d’avec mon existence, ce sera ta volonté aussi non ? Réponds ? » Je sais, j’étais un peu folle, de parler ainsi au tout puissant.

Quand je repense à la scène ça me fait un peu rire quand même. A califourchon, au milieu du lit mordant un de mes oreillers pour ne pas faire de bruit, avec un tas de comprimé à ma porté.

Mais aussi si je me suicide, qui sera la perdante dans tout ça, pas question ! Dieu fait toujours tout pour une raison, peut être est ce pour mesurer les degrés de ma foi…

Alors je ne faillirais pas à ce teste encore une fois, je ne te ferais pas ce plaisir. Il me faut me ressaisir. Plus question de faire paraître la moindre faiblesse, plus question d’être blessée, c’est fini tout ça. Pourquoi est ce que je tombe sur les mauvaises personnes. Si j’en finissais là maintenant ça irait peut être mieux. J’aurais la paix et ce monde serait déchargé d’un autre poids.

« ANNA gnak ngeu faida » (tu es faible), oui je le suis... pourquoi me donnerais-je la mort. J’étais dans le brouillard total, indécise. Partagée entre l’envie d’en finir, ne plus souffrir et l’envie de relever cet autre défi, qui est de me ressaisir avant qu’il ne soit trop tard.
J’ai commis des erreurs, que j’ai chèrement payé ça suffit maintenant. Si ça ne te suffit pas fait comme bon te semble.
Je m’adressais à Dieu « kay », tout ça c’est lui non.
Aussitôt je me ressaisissais, aussitôt je recommençais à pleurer, à mordiller, les coussins... mdrrr.
Faut croire que je suis vraiment folle. C’est fini tout ça plus personne ne fera couler mes larmes, je ne le permettrais plus à personne et ça commençait maintenant. J’ai supprimé les contacts d’ASSANE. J’ai passé la nuit à déchiqueter les cadeaux, tout, tout, tout ! Je ne veux rien qui me le rappelle.

Le lendemain à l’aube, je vais prendre ma douche, je fais ma prière, me prépare me mets une tonne de maquillage. Maquillage pourrait avoir comme synonyme CAMOUFLAGE aussi je trouve. J’étais en pleine opération camouflage... lol.

Il ne restait flagrant que ma lèvre, supérieur, enflée. Comment je fais avec ça, si flagrant sur mon visage. Non je ne peux pas aller au boulot comme ça. J’appelle ma patronne pour lui dire que je faisais un « day off » parce que je ne me sentais pas bien. Je me change, puis je vais retrouver papa sur le canapé dehors pour le saluer. Il était avec son Coran bien concentré.

- MOI : Seye

Il me regarde, du moins précisément mes lèvres…

- PAPA : qu’est ce qui t’es arrivé ?
....

Petite parenthèse toutes celles qui vivent la même chose qu’Anna, sortez vous de ce guêpier avant qu’il ne soit trop tard « nguir yalla ». L’amour ce n’est pas des coups, ce n’est pas non plus des insultes. L’amour c’est aussi du respect. L’amour c’est de la tendresse. Arrêtez de toujours tout vous mettre sur le dos, arrêtez de vous dire c’est de votre faute. Quoi qu’on ait pu faire, ça ne justifie aucunement des coups. Que ce soit un copain, ou un mari, c’est non ! On se met pas avec une personne, pour être boxé, on ne se marie pas non plus pour ça ! Ce genre de femmes on la plupart du temps une apparence, joviale, souriante... « soutoureu rek ». Mais si elles ne sont pas assistées, à l’intérieur elles sont cassées. Il y en a qui pensent que c’est tout a fait normal de se faire battre (si...si... croyez moi il y en a bien). Nous méritons toutes mieux qu’un homme qui lève la main sur nous. Et ne nous trompons pas il n’y a pas un profil bien déterminé pour ce genre d’énergumènes. Si un homme frappe une fois, qu’est ce qui pourrait bien l’en empêcher encore une fois ? Je préfère être seule que mal accompagné. CE N’EST PAS DE L’AMOUR ! # ALI


Du même contributeur, Alima


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