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CHRONIQUE - Qu'a finalement décidé Cheikh d'Anna ? (La chronique d’Alima), par Alima - SEYTOO.COM

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Qu'a finalement décidé Cheikh d'Anna ? (La chronique d’Alima)

Chronique

Je rappelle encore, je tombe sur sa boite vocale. Peut être que demain il se sera calmé. Je n’ai pas dormi cette nuit là.

Publié le 28 mars 2020, Alima

Pas toi Cheikh, mais comment pourrait t-il me comprendre si je ne lui dit rien. Mais lui dire quoi, qu’Assane a voulu me violer ? Allah c’est à moi qu’il réglerait mon compte avant de s’en prendre à l’autre là. Je l’entends déjà, « wakhone nalako !». Oui il m'avait prévenu et alors. De toute façon je n’ai fait que suivre mon cœur. Mais où cela m’a-t-il mené ? Au moins avant, quand je m’engageais dans une relation, sans aucun sentiment, j’en sortais toujours indemne. Pourquoi avoir de la considération pour vous les hommes. « Ko lene si diekou def koko » (Si on ne vous fait pas du mal, c’est vous qui le ferez de toute façon). Issa, je l’ai aimé mais je l’ai laissé partir. Je l’ai perdu et tout était de ma faute. Assane je l’aime et je l’aimerais toujours. Si Dieu pouvait tout effacer, tout, tout, tout ! Dieu accorde moi cette faveur, rien que ça. Pleurer jusqu’à quand, BASTA je dis ! Cette frayeur que j’ai en moi… cette douleur. Je ne veux pas que Cheikh m’abandonne. A ce que je vois je l’ai vraiment blessé, alors imaginez comment je dois me sentir. Mais « mane li maye dioye ma ko taye ? » (C’est exagéré de pleurer autant). Y'en a marre !

Je rappelle encore, je tombe sur sa boite vocale. Peut être que demain il se sera calmé. Je n’ai pas dormi cette nuit là. Il fallait vraiment que je me contrôle. Je peux fuir tout le monde mais quand même pas Cheikh. Lui qui a eu l’occasion de faire ce qu’il voulait de moi, et pourtant il ne s’est rien passé. Comment j’ose le fuir lui ?

Je te déteste Assane, tout est de ta faute. Je souhaite que tu meures ! Oui que ton cerveau se fasse écraser, qu’il se répande partout ! Je voulais crier, mais je ne pouvais pas, personne ne devait savoir, personne.

Je sais que j’ai choqué Cheikh. Même moi je ne m’attendais pas à ma réaction. Cela m’a prise de court, je ne l’ai vraiment pas fait exprès. « Dal khel beu dé » (toujours optimiste), je me disais peut être qu’il est occupé. Je vais rappeler plus tard.

Alors que j’étais au travail, je reçois un message. Je ne reconnais pas le numéro.
« Je crois que tu m’a assez puni, maintenant, il faut qu’on discute, que je t’explique »

Je n’ai pas besoin de chercher de midi à quatorze heures. Assane me harcelait, par ses appels incessants, et messages, au point que j’ai été obligé de bloquer le numéro. Et maintenant il utilise plusieurs numéros.

« Ay Assane, bayimaaaa » (Laisse-moi tranquille). Il s’imagine vraiment que je vais me remettre face à lui. La vérité c’est qu’il me terrorise, voilà je l’ai dit. Je n’avais pas cours dans la soirée, je suis rentrée direct.

- PAPA : boy tu viens de rater, Cheikh, il vient juste de partir.

Il m’évite apparemment, il ne vient jamais aussi tôt.

- MOI : ah c’est bien.

Je vais dans ma chambre et lui envoie un texto.
« Tu me fuis maintenant »
« Non je te donne juste ce que tu veux, de l’espace »
Sa réponse m’a chagrinée, mais j’étais heureuse aussi. Il a répondu !!! C’était ça le plus important.
« Tu m’as mal compris, faut qu’on parle.»
« Je ne pense pas que nous ayons grand-chose à nous dire. Je suis fatigué. La relation elle est là, tu seras toujours importante pour moi, mais je te laisse faire ce que tu veux. Tu es trop capricieuse, juste pour l’incident de la fois passée, tu agis avec moi comme si j’étais un monstre. Je n’ai rien compris, mais n’insiste pas s’il te plaît »

Quoi, il s’imagine vraiment que c’est à cause de cela ? Je l’appelle, il ne décroche pas. « Wa Cheikh ni leu mel ? » (donc il est comme ça). Je ne peux pas lui expliquer les véritables raisons, tout sauf ça. J’ai tellement honte de moi. Mais oui c’est papa la solution, il va me parler de force, lol. Je trouve papa au balcon de sa chambre,

- MOI : Pa, il faut que tu m’aides avec Cheikh.
- PAPA : qu’as tu fait cette fois ?
- MOI : mais pourquoi tu penses toujours que tout est de ma faute. Appelle le Pa, je veux m’excuser.
- PAPA : « donc ya togne » (c’est encore toi la fautive)
- MOI : « wa batey » (ok), mais appelle le.
- PAPA : Anna…
- MOI : c’est qu’il m’a trouvé dans un moment où j’étais nerveuse et je me suis un peu emporté contre lui...
- PAPA : nerveuse, pourquoi ?
- MOI : tu sais bien que, quand j’ai des maux de ventre…
- PAPA : évite ce genre de chose avec lui, tu crois vraiment qu’il mérite que tu sois incorrecte avec lui ?
- MOI : c’est pour ça que je veux m’excuser.
- PAPA : « wa bakhneu » (d’accord)

Papa l’appelle et lui demande s’il avait un peu de temps. S’il était possible qu’il repasse. Apparemment il était chez lui, donc il n’est pas avec Mame Fatim.

Vers dix neuf heures passés, il était à la maison. Papa venait juste de terminer sa prière. Il me salue vite fait, « rombe meu » (tout à fait indifférent). Cheikh a voulu faire ses ablutions, et au lieu de me le dire directement, il s’adresse à mon père. Je suis allé remplir le récipient, et au lieu d’aller prier, je l’attendais. Je lui ai étalé un tapis, de prière et j’ai mis le mien derrière.

- CHEIKH : qu’est ce que tu fais ?
- MOI : je t’attendais pour prier, ish.
- CHEIKH : lol « amo diom » (t’es malade)

Il a souri, ouf !!!

- PAPA : Vous deux comme chien et chat.

Quand on a fini il s’est levé pour ensuite me dire...

- CHEIKH : « yalla ngeu nek nitt » (Dieu fasse que tu deviennes plus sensée)
- MOI : c’est pour ça justement qu’on est comme chien et chat.
- CHEIKH : qu’est ce que t’as raconté à ton père ?
- MOI : rien, pfff (je l’ai laissé planté là, il s’est alors dirigé dans le salon pour rejoindre papa.
-PAPA : Anna.

Hihihi j’y vais. J’entre timidement dans le salon.

- PAPA : bon moi, je n’ai qu’une chose à vous dire, vous êtes des adultes, je ne vais aucunement résoudre vos problèmes à votre place. Maintenant allez y ailleurs discuter, quand vous aurez trouvé un terrain d’entente, vous me trouverez ici.

C’est comme ça qu’il m’aide. Cheikh avait un petit rire ironique.

- PAPA : Vous n’imaginez quand même pas que je vais vous laisser ici et rater les infos. Cheikh, s’est levé, il est sorti et s’est assis sur le canapé dehors.
- MOI : viens on y va dans ma chambre.
- CHEIKH : tu as tout fait pour m’attirer ici, tu veux parler alors parle.

Je ne vais pas m’énerver. Il veut que j’abandonne, pas question. J’ai ouvert la porte de la chambre.

- MOI : cheikh s’il te plaît « nak »

Il entre dans la chambre et s’installe sur le meuble à coté de la porte. Shiii... Cheikh « mere ngeu nak », lol (il est vraiment en colère).

- CHEIKH : Anna si ce n’était pas ton père, je ne perdrais même pas mon temps à te parler.

Wow... on en est arrivé là ?

Là je n’ai pas fais exprès, mes larmes ont coulées.

- CHEIKH : mais pourquoi tu pleures ? Tu ne supportes même pas que je te touche, alors n’espère pas que je te console. Anna des fois tu es insupportable. Parce que tu as failli être en retard avec ton Assane, tu te comportes mal avec moi comme pour me punir de je ne sais quoi. Je ne veux que te protéger Anna, mais c’est vrai que j’exagère un peu.

Je pleurais de plus belle, ma réaction n’avait rein à voir avec ce dont il parle mais bon !

- MOI : je sais, pardon. (Tout en pleurant comme une fillette... lol). J’étais énervée mais pas contre toi, Bilahi...
- CHEIKH : mais c’est quoi ton problème Anna, c’est quoi ? On dirait que plus les gens tiennent à toi, plus tu voudrais te faire détester. Je ne vais pas te le cacher, tu m’as choqué avec ta réaction. Je n’ai absolument rien compris. Moi ce que je veux c’est juste t’aider, que tu sois bien.

J’avais le dos courbé sous le poids de la honte, et je pleurais toujours...

- MOI : tu es le seul ami que j’ai, le seul qui me soutient. Je sais que tu ne me veux que du bien. Alors crois tu que je veuille faire quoi que ce soit qui pourrait te blesser.
- CHEIKH : Sheut... Anna arrête tu sais que je déteste ça !

Il s’est alors déplacé, pour venir me prendre dans ses bras. Cette fois je me suis laissé faire.

- CHEIKH : « rew rek mo la diap » (impolie et capricieuse)
- MOI : et toi alors !
- CHEIKH : moi quoi, (en me fixant d’un air menaçant)
- MOI : rien, Fallait que tu me fasses pleurer, pour enfin me pardonner, cthip...
- CHEIKH : t’as arrêté de pleurer, maintenant lâche moi.

Je ne voulais pas, j’étais bien comme ça.

- MOI : non
- CHEIKH : Anna, t’as un souci avec Assane ?

Il aura fallut que j’entende ce nom, pour que tout mon corps se raidisse. J’écarquillais les yeux, et restais toujours silencieuse. Il m’écarte de lui, et me regarde dans les yeux.

- CHEIKH : pourquoi tu ne réponds pas ?
- MOI : nous avons des problèmes comme tout le monde, j’étais fâchée contre lui, mais ça va. (Tout sourire)
- CHEIKH : tu me caches des choses maintenant ?
- MOI : lol, du tout, non c’était à cause de chose sans importance.
- CHEIKH : « han do ma wakh » (tu ne veux rien me dire)
- MOI : il voulait qu’on aille loin et j’ai refusé… (Je m’arrête à ça)

Là c’est lui qui ne voulait plus me toucher.

- CHEIKH : Je n’ai pas compris, qu’as tu fais ? Je t’ai dis de faire attention !

Je suis sûre qu’il repensait à notre fameuse, et regrettable soirée.

- MOI : hé je n’ai rien fait, « walahi ». Je t’ai dit que cette erreur je ne l’ai fait qu’une fois, et je ne le referais plus jamais.

En disant ça je ne le regardais même pas dans les yeux, j’étais gênée je ne voulais plus y repenser.

- CHEIKH : « bakhna », franchement je ne veux même pas savoir.
- MOI : tu joues au pudique, mdrr... Mais sérieux je ne tenais pas à un flirt poussé voilà.
- CHEIKH : je ne te crois pas.
- MOI : « damay fene » ? (Donc je mens ?)


Du même contributeur, Alima


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