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CHRONIQUE - Qu'est il arrivé au papa d'Anna ? (La chronique d’Alima), par Alima - SEYTOO.COM

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Qu'est il arrivé au papa d'Anna ? (La chronique d’Alima)

Chronique

Nous étions dans sa voiture et il essayait de me faire oublier ma frayeur en me faisant des taquineries. Quand mon chéri appelle.

Publié le 16 mars 2020, Alima

Je ne saurais toujours pas dire, comment j’ai fait pour quitter l’enceinte de l’école. Je sais juste qu’à un moment donné je me suis retrouvée dans un taxi. Et là je me suis rappelé que je suis rentré dans la classe j’ai pris mon sac. J’entendais Madame Ndiaye (la geignarde) « faléwoumako, taloumako » ( je m’en fiche). J’étais super nerveuse, parce que je ne savais pas vraiment ce qui se passait. Et même que je me suis disputée avec le chauffeur de taxi.

- MOI : « yaw da ngameunoul gaw, khamolene kou yakamti, tchip » (non mais grouillez vous, je suis pressée là)
- LE GARS : « sokhnassi lou ma meune lay def » (je fais comme je peux)
- MOI : « Soff ngene torop» (vous êtes énervants)

Il m’a regardé par le rétroviseur, a fait une moue et s’est concentré sur la route. Sûrement qu’il s’est dit « je la comprends ». Faudrait bien, parce que je n’avais pas toute ma tête. J’appelle Jules, je n’arrive pas à le joindre. Je tombe sur sa boîte vocale. Cheikh… faut que je l’appelle. J’ai besoin de lui, Assane n’est pas là. Il me faut au moins mon ami à mes cotés, ça sonne il ne décroche pas !!! Pfff... je suis trop bête aussi j’ai raccroché d’avec Ta Coura, sans savoir dans quelle pièce est Papa. Elle ne décroche pas non plus, « wa li ba diam » (c’est quoi tout ça), ça me fait rager ! Attend, Khadim, j’essaie de voir avec lui.

- MOI : Allo KHA …
- KHADIM : oui Anna… je suis à l’hôpital. T’inquiète pas, retrouve nous en haut à la chambre 10Y20

J’ai raccroché, avant même qu’il ne termine, t’inquiète pas, t’inquiète pas « rek » ! cthip... Je monte « à la va vite » les marches d’escalier, j’entre dans la pièce pour me retrouver avec un vieux tout sourire, assis sur le lit. « Wa damay beug diomi waleu lane » ? (je rêve ma foi), c’est pas lui qu’on a emmené d’urgence ici ? Je regardais ceux qui étaient dans la salle un à un parce que je n’y comprenais plus rien.

- PAPA : « déwagouma dé », lol. (ce n’est pas encore mon heure)
- TA COURA : il nous a causé une de ses frayeurs, pour après se mettre à nous taquiner, lol.
- JULES : « pére yow…li so ko tamé légui gnoune gneup gnou hospitalisé fi », lol. (si tu continues comme ça tu risques de tous nous mener à l’hôpital).

- PAPA : « way da nguénesof » (vous êtes embêtants), je vous ai pourtant bien dit que c’était juste une douleur comme une autre que ça allait passer.
- TA COURA : lol, tu peux parler maintenant…

Je ne sais même pas comment je me sentais, en colère un peu, pour la frousse que j’ai eu et soulagée de les trouver entrain de se taquiner.

- MOI : et le médecin qu’a-t-il dit exactement ?
- TA COURA : il ne voit rien de grave dit-il, on attend l’ordonnance qu’il doit lui prescrire.

A cet instant, Cheikh m’appelle.

- CHEIKH : je te manque ? oulalaaa lol
- MOI : lol « balnaleu » (je calcule pas)
- CHEIKH : J’ai vu ton appel mais j’étais en réunion, « loukhew » qu’est ce qui arrive à la petite chipie, lol.
- MOI : lol rien, on m’a appelé tout à l’heure pour me dire que papa a été amené d’urgence…
- CHEIKH : quoi ? Vous êtes où ?

« Wadji doudef ndank » (molomolo ), c’est son père ou le mien ?

- MOI : noonnn il va bien c’était rien, je t’appelais juste parce que je me sentais perdue…

Il m’a bien rabroué, et comme je n’avais pas le cœur à me disputer, je lui ai juste dit dans quel hôpital nous étions. Et monsieur intimait l’ordre de ne pas bouger « eyway samba » !!!

Bon à peine une vingtaine de minutes plus tard, il était là. Il a salué tout le monde puis s’est assis, prés de papa, et déjà ils commençaient à rigoler. En fait je suis un peu jalouse, de cette entente qu’il y a entre eux…

Le médecin est ensuite venu pour remettre à ma tante l’ordonnance. Ordonnance que monsieur se permet de presque arracher des mains du docteur pour la mettre dans sa poche. Pour une fois je n’ai pas aimé, tout le monde mais pas Cheikh. Je ne veux pas qu’il fasse autant de dépense pour nous en plus on en a les moyens. Mais je ne dis rien pour l’instant.

Nous nous sommes préparés pour rentrer, papa était dans la voiture de Khadim avec jules et ta Coura. Moi j’étais dans celle de Cheikh. Les autres nous avaient devancés. Cheikh devait acheter les médicaments et il avait décidé de faire un saut à la maison.

- MOI : Cheikh laisse moi payer l’ordonnance, on en a les moyens « nak ».
- CHEIKH : ohoooo
- MOI : « danga soff deugeur bop » !(trop têtu )

Nous étions dans sa voiture et il essayait de me faire oublier ma frayeur en me faisant des taquineries. Quand mon chéri appelle.

- ASSANE : tu me manques trop, trop, trop !!!
- MOI : lol, comment tu vas ?

Bon j’étais toute sage parce que j’étais toujours toute retournée.

- ASSANE : qu’est ce que t’as ? t’es trop sage, lol.
- MOI : moi rien, c’est que je viens de l’hôpital, papa a eu un malaise et…
- ASSANE : ok…

Là j’ai vraiment froncé les sourcils. Il ne me laisse même pas terminer et me sort un « OK ».

- ASSANE : et ce n’était rien de grave au moins ?
- MOI : non, non, nous sommes sur la route pour rentrer.
- ASSANE : ah « alhamdoulilah » alors…. Bébé je te laisse, c’était juste pour te faire signe je t’appelle plus tard. Bisou !

Tint tint tint, « waki nit leu » (ça va chez lui ?)

Sans même vraiment savoir pourquoi, je bouillais de l’intérieur. La discussion n’a même pas duré 2 minutes. Je lui parle du malaise de papa et il a l’air de ne pas s’y intéresser du tout ! Et ça m’a vraiment fait mal ! Quand on aime une personne on s’intéresse à ce qui se passe dans sa vie non ? Qu’est ce qu’il a Assane, aujourd’hui ? Je fixais la route et je ne disais rien. Parce qu’il aurait suffit que j’ouvre la bouche pour éclater en sanglot. Pour ne rien arranger...

- CHEIKH : ça va ? (en me jetant un coup d’œil furtif)
- MOI :… lol bien sûr !

Il a alors quitté la route un instant des yeux, pour me regarder.

- CHEIKH : Anna, ça va ?
- MOI : « WAY GNATA YONE ? » (COMBIEN DE FOIS), ça va, ça va !!! Tu veux quelle autre réponse !

Mes larmes ont commencé à couler, ce que je ne voulais pas. Cheikh s’est alors garé pour ensuite me prendre dans ses bras. Là j’ai vraiment explosé et pleuré encore et encore. Lui il ne disait rien, il me laissait juste pleurer, pendant un bon bout de temps.

- CHEIKH : « wa doyoul toyal ngeu sameu chemise bi yeup, lol » (ça suffit maintenant ma chemise est toute mouillé, lol).

Mdrrr... il est capable de me faire rire même durant les situations délicates, mon best…

- CHEIKH : vous avez des problèmes ?
- MOI : avec qui ?

« Mako geuneu kham » (je faisais semblant)

- MOI : Nooo c’est une coïncidence. Je pensais à la frousse que j’ai eu tout à l’heure, par rapport à la maladie de papa, à beaucoup de chose…

En partie c’était vrai, mais je mentais l’attitude d’Assane m’a déconcerté.

- CHEIKH : si jamais il te fait du mal je le tue !



Du même contributeur, Alima


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