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CHRONIQUE - Qu'est-il encore arrivé ? (La chronique d’Alima), par Alima - SEYTOO.COM
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Qu'est-il encore arrivé ? (La chronique d’Alima)

Chronique

Mes jambes ne tenaient plus, nous étions arrivés vers les coups de deux heures, et maintenant il était presque quatre heures .Le médecin s’approche à petit pas de Ta coura, nous nous sommes tous regroupés pour ne faire qu’un.

Publié le 05 avril 2020, Alima

Parler de ça à mon père !!!

Pourtant je n’ai jamais eu de gros problèmes par rapport à ça. Parler d’Assane, Madou ou un autre n’a jamais été un problème. Mais peut être est-ce parce que nous avons été amis pendant longtemps, du coup j’ai peur, et je ne sais même pas de quoi.
Et puis minute…tout le monde se rend compte de l’amour que je lui porte ?
Non, je ne laisse rien transparaître pourtant !

-MOI : Pa, Cheikh « sama kharit leu dé » (c’est mon ami.)
-PAPA : mais «da nga ko nope ! »(Mais tu l’aimes.)

Mdrr avec son sourcil levé, une affirmation plus qu’une question.

-MOI : LOL mais « pa lou khew tey » (qu’est ce que t’as aujourd’hui ?)
-PAPA : lol «sop rek, beugeu kham ! » (Je veux juste savoir.)
-MOI : ah «khawma sakh.»(Je ne sais pas !)

Je sais très bien, mais je me sens trop gênée.

-PAPA : « way » laisse Assane faire son bonhomme de chemin, et Cheikh il en fera de même avec sa Fatim. Ne leur faites pas perdre du temps.
-MOI : papa, tu ne sais plus ce que tu dis, Cheikh aime Mame Fatim.
-PAPA : qu’est ce qui te rend si sûre ?
-MOI : je le sais, c’est tout. Et Mame Fatim est faite pour lui.

Je sentais ma gorge devenir toute sèche en prononçant ces mots.

-PAPA : et toi tu es faite pour Assane ? D’ailleurs lui son voyage a duré, plus de temps que d’habitude.
-MOI : tu n’aimes pas Assane hein ?
-PAPA : …Je ne dirais pas ça, non ! Mais si je devais choisir je préfère Cheikh lol
-MOI : lol justement ce n’est pas toi qui choisi. Cheikh est très heureux avec Mame et c’est l’essentiel.
-PAPA : et toi, es-tu heureuse ?

Son regard est inquiet, malgré qu’il fasse semblant de me taquiner. Je me devais de le rassurer.

-MOI : je le suis ne t’inquiète pas, sous peu, je te rendrais l’homme le plus heureux et le plus fier du monde.
-PAPA : je voudrais bien, et mon bonheur serait de te voir mariée à la personne que tu auras choisie.

J’avais la gorge nouée, où allais-je me dégoter, une telle rareté.

-PAPA : mais si ça pouvait être Cheikh aussi...(En me jetant un regard en coin)
-MOI : mdrr laisse Cheikh tranquille.
-PAPA : « ah wakhoumeu deug » (j’ai raison non ?)Je veux le meilleur pour mon enfant.
-MOI : je l’aurais. Mais dis-moi, toi comment tu te sens ?
-PAPA : Je me porte comme un charme, et si tu va bien, je vais encore mieux.
-MOI : t’inquiète pas « nak » pour cheikh et moi, ça va très bien, « daf meu zappé ndakh beury ligueye, mais bayil bama diap ko rek » (il est tellement chargé de travail qu’il n’a pas mon temps, mais il verra avec moi) Je te laisse te reposer un peu, et je veux revoir mes cours.

Dans ma chambre je m’en voulais pour une chose surtout, le fait de continuer à mentir à propos d’Assane. Il va bien devoir rentrer de voyage « khana ».
J’ai envoyé un texto à Cheikh.

« A cause de toi, papa se rend compte que tu m’évites »
« Je sais, on en a parlé »

Donc c’est pour ça, que ses messages sont redevenus fréquents ?

« Tu lui as dit quoi ? »
« Rien, et de toute façon ça ne te regarde pas, khalé day yam plassou khallé »
« Da nga soff » (tu es énervant)
« Bou yabo (tant mieux) retiens juste que j’étais occupé mais nous allons y remédier, je te laisse bonne nuit »

Ces petites discussions de rien du tout, était un pure bonheur pour moi .J’étais aux anges juste grâce à cet échange, ah l’amour !

Cheikh recommençait à passer pour moi. Je me contentais de ce peu, le voir me suffisait largement. Mame Fatim je ne demandais plus de ses nouvelles. Je n’en avais pas et ça ne m’intéressait pas du tout. On essayait d’être comme avant, même si ce n’était plus possible, nous faisions du mieux qu’on pouvait. Mon amour pour lui était toujours là, il refusait de disparaître .Mais je m’étais faite une raison .Cheikh restera mon ami et frère.

Mais pourquoi Dieu a t-il mis Mame Fatim entre nous, si seulement elle n’existait pas. Je la déteste rien que pour ça. Une nuit alors que la maison était dans un silence paisible. Durant un long moment j’ai cru être dans un rêve, j’entendais frapper à ma porte. J’entendais comme la voix de papa, il criait. Dans mon sommeil, j’entendais aussi Ta Coura crier mon prénom. Ce n’est plus un rêve c’est bien réel ça. J’ai sauté du lit pour ouvrir ma porte. Devant le visage blafard de Ta Coura.

-TA COURA : « ay Anna djougeul » (Anna réveille toi)
-MOI : qu’est ce qui se passe ?

J’entendais papa crier, je me suis précipitée dans sa chambre, il était par terre tenant son ventre et se retournant dans tous les sens.

-MOI : où est khadim, et jules ?
-TA COURA : il est parti chercher un taxi.

Khadim, j’avais oublié qu’il était parti pour un week end avec sa femme

-MOI : papa, la voiture arrive ça va aller.

Il n’arrivait même plus à crier, la douleur était pire que ce que je pouvais imaginer.
Jules est revenu, Zale un de mes cousins l’a aidé à transporter papa pour le faire descendre les escaliers. J’ai juste eu le temps de prendre mon porte-monnaie, et nous sommes montées dans le taxi, Ta Coura et moi sans prendre le temps de changer nos robes en batik.

J’entendais grand mère avec ses incessants« lahilaha ilalah »

A l’hôpital nous y avons trouvé le médecin qui le suivait d’habitude. Il a tout de suite pris tout en charge. Nous étions là chacun de son coté à faire les cent pas. Grand mère qui m’appelait chaque minute pour avoir des nouvelles. Alors que nous ne savions rien de ce qui se passait à l’intérieur de cette pièce en face de nous. Mes jambes ne tenaient plus, nous étions arrivés vers les coups de deux heures, et maintenant il était presque quatre heures .Le médecin s’approche à petit pas de Ta coura, nous nous sommes tous regroupés pour ne faire qu’un.

LE MEDECIN : Nous faisons l’impossible, actuellement il est dans le coma…

Je n’ai pas eu le temps d’écouter, la suite, je me souviens juste avoir poussé un cri, puis c’est le trou noir.


Du même contributeur, Alima


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