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CHRONIQUE - Que se sont dits Anna et son père ? (La chronique d’Alima), par Alima - SEYTOO.COM
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Que se sont dits Anna et son père ? (La chronique d’Alima)

Chronique

Je devais paraître la plus heureuse possible au moins pour sauver les apparences. Assane m’avait appelé la veille, je lui ai raccroché, il a alors envoyé un message...

Publié le 27 mars 2020, Alima

- MOI : Quoi, haaannn, mdrrr « pa dal »... hier en rentrant, il faisait tellement noir, j’ai raté une des marches des escaliers. Et je me suis cognée à la rampe, « sama yaram bi yeupaye méti » (j’ai mal partout).
- PAPA : Lol... « makhala, da nga meuneu dokh ! » (Arrêtes un peu tes sorties nocturnes.)
- MOI : « wa bayinako » (j’arrête)... je te le promet. (J’étais toutes dents dehors, pas question de lui montrer que quelque chose n’allait pas)
- PAPA : Tu ne vas pas travailler ?
- MOI : loool j’ai appelé pour dire que je ne viendrais pas, avec ma lèvre enflée là.
- PAPA : rien que ça ? Ce n’est pas si visible. « Bayil tapalé bi » (arrêtes de faire semblant)
- MOI : lol semblant non… « pa ya ngui may nianal » (Pa continue de prier pour moi)

Il m’a regardé fixement, a fermé le coran qu’il tenait dans ses mains.

- PAPA : viens t’asseoir.

Là j’ai eu envie de pleurer. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je suis avec papa, je me sens fragile.

- PAPA : tu as un problème ?
- MOI : non, c’est simplement une question que je te pose... lol.
- PAPA : « ya ngui diangue » (lis tu toujours tes sourates)

(J’avais l’habitude après ma prière, de lire des sourates, des poèmes de certains érudits et autres.)

- MOI : hmm non…. « kham ngeu rek pa » (c’est le temps qui me fait défaut)
- PAPA : « khamngeu … » (quoi), les 10 minutes que tu prends après ta prière pour lire un petit livret ?
Tu n’as qu’à utiliser le temps que tu prends pour te mettre cette peinture là (il parle de mon maquillage)

C’est vrai que mes vrais problèmes, ont commencé depuis.

- MOI : lol, je vais remplacer le moment de la « peinture » par ça alors.
- PAPA : ... Anna toi et Souley êtes ce qu’il y a de plus chers à mes yeux. La seule, je dis bien la seule chose que je fais, c’est de me préoccuper de votre avenir. Prier pour vous, comme tu me le demandais.

Papa s’était tue un instant puis...

- PAPA : Anna, tu n’es plus une enfant. Tu as presque la trentaine, tu as été marié une fois… cela s’est mal passé. Cela ne doit pas être une raison pour que tu te fasses du mal.
- MOI : Shii papa t’es trop sérieux aujourd’hui, « lou khew » (qu’est ce qui se passe ?)

Il ne souriait pas du tout...

- PAPA : « degloul li malay wakh » (écoutes !)

Je déteste ce genre de séance, surtout que j’ai les nerfs à fleur de peau. Je risque de m’effondrer.

- PAPA : j’ai des oreilles, j’entends tout ce qui se dit. Je vais te dire aujourd’hui ce que je te reproche. Tu donnes trop dans le laisser-aller. Tu ne prends jamais en compte ce qui se dit dans ton dos. Ça peut être un atout, mais dans ton cas, c’est un défaut. Cela te porte préjudice. Je sais que ton divorce te tourmente plus que tu ne le montre. Je ne sais pas exactement quel est ton problème. Je sais qu’il ya peut être des choses que tu ne peux pas me dire. Peut être que j’ai fait une erreur en te prenant avec moi au lieu de te laisser avec ta mère. Je te demande pardon de t’avoir privé de ta mère.
- MOI : « Allah », « pa loy wakh ni » (de quoi tu parles), pourquoi pardon, ne me redis plus cela !!!
- PAPA : Anna « degloumeu, boul ma dogate »(ne me coupe plus la parole)

Je ne veux plus écouter, je ne veux pas, je ne veux pas !!! Pourquoi pardon, il n’a jamais failli à son rôle de père !

- PAPA : j’aurais souhaité vivre avec ta mère et vous pour le restant de mes jours, mais on ne peut rien face à la volonté divine. Il a fallu qu’on se sépare, mais Dieu nous a fait un cadeau en nous donnant des enfants comme vous. Peut être que si tu étais avec ta mère, beaucoup de choses ne se seraient pas passées comme cela. Mais retiens une chose, tu es ma fille, mon sang et qu’importe le défaut que tu as. Je connais tes limites aussi. « Degeul ngeu meu » (tu as toujours été en accord avec moi). Retiens juste une chose, même si un jour je ne suis plus là, d’où que je sois je vous protégerais.

Mais mon père qu’est ce qu’il a ce matin à me dire tout ceci. Là j’ai voulu pleurer, c’était plus que je ne pouvais supporter, mais pas question.

- MOI : papa…ne t’inquiète surtout pas pour moi.
- PAPA : Je ne m’inquiète pas le moins du monde. Je veux juste que tu gardes en tête mes paroles.
- MOI : papa… je ne me suis jamais plein de quoi que ce soit à ton endroit. Tu es un père et tu as su être une mère quand il le fallait aussi. C’est vrai que j’aurais préféré que tu sois toujours avec maman. Mais je ne me suis jamais plein de cette situation, maman est toujours là quand j’ai besoin d’elle. Je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit sur tout les plans. Ne me demande plus pardon. C’est à moi de te demander pardon pour t’avoir poussé à prononcer ce mot qui ne devrait pas venir de toi. Je peux juste te dire une chose, tu n’aura jamais honte de moi ! « Wa somay gnanal nga gnanal ma, damay dem sétane télé » (tu pries pour moi ou pas, je veux aller suivre la télé, lol.)
- PAPA : lol « mane nattoula am » (tu sais être un fardeau toi !)

Après sa petite prière, je suis retournée dans ma chambre, je l’ai fermé à clé, et je me suis laissé choir sur mon lit. J’ai pris un de mes coussins que je mordillais (pauvres de mes cousins). Les paroles de papa en même temps que la scène d’hier se mélangeaient dans ma tête pour faire un film assez bizarre.

Pendant combien de temps encore j’ai pleuré je ne saurais le dire. Toute la nuit j’étais dans ma chambre. Je réfléchissais, en fin je crois. Je ne suis même plus sûre d’avoir un cerveau. J’essayais de me détendre, du moins je m’y efforçais. Donc sérieux comme ça, comme ça j’ai échappé à un viol ?

Assane, le Assane que j’aime a tenté de me violer. Le Assane que j’aime m’a frappé. J’aurais dû me rendre compte depuis le début, qu’il était violent et que ça ne changerait pas.
Assane, pourquoi tu m’as fait ça, pourquoi ? Alors que je recommençais à prendre pied…
D’ailleurs ai-je été la seule ? Peut être que j’ai été la seule à y échapper.

ASSANE JE TE DETESTE !

Je te déteste pour m’avoir autant déçu. Je te déteste pour m’avoir trompé. Je te déteste pour m’avoir laissé t’aimer.

Durant trois jours je me limitais à aller au boulot, en cours, puis dodo. Je prenais souvent le bus et un taxi quand je rentrais tard. Dans les bus j’étais limite parano. Je ne voulais pas que les hommes me touchent, même pour faire passer un ticket ou une pièce. Que personne ne fasse l’erreur de se frotter contre moi, je risquerais de m’évanouir. Ce ne serait pas exagéré de dire que j’étais en pleine psychose.

Les hommes me font peur, wow qui l’eu cru !

C’était d’autant plus difficile parce que je devais garder tout ceci pour moi. Tout le monde m’aurait encore pointé du doigt et j’aurais encore entendu « c’est de ta faute », que des remontrances, encore et encore.

Je devais paraître la plus heureuse possible au moins pour sauver les apparences. Assane m’avait appelé la veille, je lui ai raccroché, il a alors envoyé un message...

« Faut qu’on se parle »

Héhéhé je ne suis pas suicidaire quand même !

« Si tu mets un seul pied chez moi, tu finiras en prison ! »
« Pardon, c’était plus fort que moi, tu me rends fou, je veux juste parler »


Du même contributeur, Alima


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