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CHRONIQUE - Que veut encore Cheikh d'Anna ? (La chronique d’Alima), par Alima - SEYTOO.COM
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Que veut encore Cheikh d'Anna ? (La chronique d’Alima)

Chronique

Je commence alors à la chatouiller et ce qui s’apprêtait être un cri se transforma en éclat de rire en plus tellement contagieux. Quel beau contraste, des larmes, pleins les joues en plus d’éclats de rire...

Publié le 09 mars 2020, Alima

Il va encore réveiller tout mes sens pour me faire le même coup. Mais non il était de plus en plus proche. Il a alors capturé ma bouche, oui parce que mes lèvres étaient prisonnières des siennes. Et pas que mes lèvres d’ailleurs. Je me laisse trop faire aussi ,mais c’est plus fort que moi. Son baiser était tellement fougueux, c’était le reflet même de sa personnalité, arrogant, irrésistible. Je ne voulais pas que ça cesse, je voulais que ça dure encore et encore. Mais au moment où je m’y attends le moins, il se sépare de moi. J’étais toute déboussolée, J’avais comme un goût d’insatisfaction dans la bouche. J’avais du mal à retrouver mes esprits. Mais c’est sûr qu’il va m’y aider, et comment ! Il ouvre alors la portière.

- ASSANE : tu peux partir maintenant (toujours avec son sourire moqueur)

Je ne me serais pas gênée de claquer la portière, si ce n’était l’heure. Je l’entends avec son « bonne nuit » Là je n’ai pas pu me retenir.

- MOI : mauvaise nuit !!! (lol je sais un peu bête mais c’est tout ce que je lui souhaitais)

Je suis dans ma chambre toute seule étendue sur le lit. ASSANE, ASSANE, ASSANE l’effet qu’il me fait est malsain. J’avais l’impression d’avoir le tournis. Je sens déjà que ça va être pire après ce baiser. J’ai adoré ! Un message… « Ton baiser n’était pas mal, on le remettra t’inquiète ». J’ai eu envie de m’esclaffer mdrr... Je n’allais pas chercher de midi à 14h qui c’était, mais il a mon numéro en plus, tchip, ma réponse : « Dans tes rêves ». Mais j’étais quand même d’un coup rêveuse…. Suis je vraiment amoureuse ? déjà ! Mon Dieu, ne me fais pas ça, ce type risque de me faire beaucoup de mal. Un appel de Madou je l’avais même oublié celui là.

- MOI : allo,
- MADOU : t’es où ?
- MOI : ça t’intéresse ?
- MADOU : écoute, je suis désolé, de m’être emporté, mais dis moi d’abords où t’es S'il te plait.
- MOI : tu m’as plantée là-bas non, pourquoi t’en préoccuper alors.

J’étais en colère même si c’était ma faute.

- MADOU : s'il te plait…s'il te plait… Anna t’es où?

C’était plus une supplication, mais je m’en foutais. Je lui en voulais aussi.

- MOI : Je suis chez moi merci. Ecoutes Madou, je suis désolée pour ce qui c’est passé tout à l’heure…
- MADOU : non, non, c’est…
- MOI : écoutes s'il te plait… je suis désolée vraiment, vraiment, mais ce n’était pas une manière de te comporter, me planter là-bas. Quoi qu’il en soit je crois que ce serait mieux qu’on s’en arrête là de toute façon.
- MADOU : mais attend, faut qu’on parle !
- MOI : Il n’y a plus rien à dire Madou, vaut mieux qu’on s’en arrête là. Je te souhaite plein de bonnes choses, bonne nuit.

Et j’ai raccrochée, c’était bon là. C’est fini, c’est fini, il s’imagine vraiment que je vais laisser passer. "Na dem ma dem" (Ça suffit largement), c’est vrai que j’en aurais terminé malgré tout, mais ce qui m’y a le plus incité… le baiser !!! Oui j’en parle encore et encore, et ce n’est pas fini. C’est sûr je suis amoureuse !!! Trop tôt… peu être, c’est vrai c’est trop brusque, mais je sais juste que ce que je ressens est très fort. Je n’arrête pas de penser à lui. Assane... Assane... Assane… mission impossible on verra. Ah l’amour, c’est à la fois tellement compliqué et beau. Pourtant je ne me savais pas si fleur bleue… bizarre !

Le lendemain matin, hmmm... grâce matinée, oh oui après une telle nuit, fallait bien. Je prends ma douche, d’habitude je prends mon petit déjeuner dans ma chambre devant ma télé, pas de blabla rien. Mais j’avais envie de voir papa, manger discuter, rire avec lui. J’entends des éclats de rire les siens ! Mon papa, mon trésor.

- MOI : « yow tapalé rek » (arrêtes de jouer au malade)

J’arrive par derrière et le prends dans mes bras, lui fais un bisou.

- MOI : tu vas mieux ?
- PAPA : très, très bien même.

Papa, qu’est ce qu’il a ? Aucune idée, il se plaint tout le temps de maux de ventre, il suit des traitements, mais qui ne font que le soulager. Je sens qu’il souffre bien plus qu’il ne le dit.

… : je ne sais pourquoi t’es si embêtante, viens manger et tais toi, lol...

Ta COURA ma belle mère moins de la quarantaine, très belle, grande, de teint clair, toujours le sourire aux lèvres. Si on m’avait dit qu’il pouvait y avoir des marâtres de ce genre !!!
Au début certaines langues de vipères, me mettaient en garde contre elle, me disant qu’elle tenterait de nous séparer de papa, loin de là. Elle est toujours là pour nous, comme mère, sœur, confidente. C’est vrai que je ne lui parle pas de TOUT, mais on discute un max et elle est très bonne conseillère. Et je l’aime juste parce que je sais qu’elle n’est pas avec papa par intérêt.
Mon téléphone qui sonne mon « frérot !!! »

- MOI : justement !!! « boy amneulou mala weureu fene » (j’ai une chose à te raconter)
- CHEIKH : « thiey » Anna lol, t’es de bonne humeur apparemment.
- MOI : viens manger à la maison, je te raconterais.
- CHEIKH : je ne vois pas ce que tu pourrais faire qui me surprenne.
- MOI : lol, cette fois même moi je n’aurais pas pu imaginer, viens « rek » !
- CHEIKH : Je t’appelais juste pour avoir de tes nouvelles.
- MOI : viens « way » si tu veux c’est moi qui vais cuisiner.
- CHEIKH : t’as vu l’heure !? lol...

Il était à peine 11h30, c’est vrai mais on est dimanche non. Je cuisine très rarement depuis ce qui c’était passé (mon divorce et autre). Je ne le fais que lorsque j’ai des invités.

- CHEIKH : non c’est bon je ne tiens pas à être empoisonné, tu ne sais rien faire.
- MOI : « danga fouye sakh »(trop imbu de toi-même), tchip t’es curieux d’habitude. Viens way !
- CHEIKH : ok j’arrive.

Je l’attendais avec impatience pour tout déballer et mon impatience me faisait marrer.

- PAPA : ce que tu veux raconter à Cheikh « doma si mossal », lol. (dis moi en un peu)
- MOI : Lol non pas question… t’inquiète c’est rien d’extra, juste que si je ne lui dis pas ça il ne viendra pas.

Pour vous expliquez pourquoi je tiens autant à lui, hé bien Cheikh il a tout simplement le cœur sur la main. Cheikh a perdu ses parents très jeune, d’abord son père ensuite sa mère. Il a des oncles et tantes à Thiès. Il avait une petite sœur aussi, mais elle est décédée des suites d’une maladie. Quand il m’a parlé d’elle, j’ai décidé que je l’a remplacerais. Il était seul, vivait à Dakar avec une situation pas mal, ne se plaignait pas. Et j’espère que ça ira de mieux en mieux. C’est quelqu’un de tellement exceptionnel, que je ne regrette pas le moins du monde, de l’avoir rencontré, généreux, toujours le sourire aux lèvres. D’apparence très respectable il inspire tout simplement le respect, un peu grincheux sur les bords, quand il veut mais ça ne prends pas avec moi.
J’entends ma petite sœur de trois ans qui pleure, c’est la fille à mon oncle. Elle est trop chou. Je sors vite de la chambre, je la vois entrain de monter les escaliers.

- MOI : « hé lanela » (elle avait la bouche grande ouverte)

Shiii... elle aurait participé à un concours elle aurait gagné, on dirait une siréne. Je la prends dans mes bras.

- MOI : « kou ko dor » (qui l’a touché)

J’entends sa mère, Aida…

… : personne elle est tombée

Elle est tombé et t’essaies même pas de la calmer. Franchement cette femme un de ces jours hun ! Elle est trop nonchalante. Au lieu de s’occuper de ses enfants elle est toujours entrain de chuchoter, médire à propos des gens.

MOI : elle pleure et tu restes toujours assise au lieu de la calmer (elle m’énerve)

J’entends la voix de mon père…

- PAPA : Anna !!! (Ça c’est …la ferme), lol.

Je rentre dans ma chambre avec la petite toujours en pleures, non en cries plutôt... lol. Je lui donne de l’eau à boire, j’essaie de la calmer, je lui mets un dessin animé, elle s’apprêtait encore à crier « di gagne » avec ses grimaces. « khamadi la def nak », lol (trop capricieuse). Je commence alors à la chatouiller et ce qui s’apprêtait être un cri se transforma en éclat de rire en plus tellement contagieux. Quel beau contraste, des larmes, pleins les joues en plus d’éclats de rire... lol.
Je me suis sûrement assoupie parce que quand j’ai rouvert les yeux, Cheikh était à mes cotés. Il me souriait…


Du même contributeur, Alima


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