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CHRONIQUE - Redresse-toi, Mariame, par Bessy - SEYTOO.COM

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Redresse-toi, Mariame

Chronique

Sa décision était prise et elle voulait tourner définitivement la page, pas le temps de se morfondre ou de se mentir à elle même pour faire plaisir aux autres, elle n’en voulait plus !

Publié le 15 novembre 2020, Bessy

Cela faisait maintenant une semaine que Mariame n’avait plus de nouvelles d’Adama, à part un message qu’il avait envoyé récemment pour lui demander de ses nouvelles.
Bien évidemment elle lui répondit que tout allait très bien, elle était bien trop fière pour lui expliquer tout le mal qu’il lui avait causé par ses paroles et par cette rupture inattendue.

En effet depuis ce soir là où il lui avait expliqué qu’il ne se retrouvait pas dans la relation et qu’il préférait qu’ils fassent une pause et qu’elle lui avait répondu qu’elle préférait qu’ils en restent là elle ressentait comme une trahison, une déception, comme si elle s’était investie dans une relation et qu’elle n’y a rien gagné, comme s’il s’était juste servie d’elle.
Elle s’était hâtée de mettre un terme à cette relation car elle sentait que la pause qu’il lui proposait allait juste lui permettre d’amortir le « choc » de la rupture

Bref, elle qui se sentait si forte se retrouvait à pleurer sans raison, à se renfermer sur elle-même et à perdre confiance en elle ;
Elle n’aurait jamais pensé qu’une telle chose lui arriverait à elle, la Mariame si forte, qui conseille si sagement les autres, elle qui va tout le temps de l’avant.

Elle essayait tant bien que mal de tourner la page, mais elle avait du mal car Adama appelait souvent pour prendre de ses nouvelles et cela lui donnait espoir
Avait il envie de renouer avec elle ?
Le regrettait il ?
De plus, sa maman qui ne savait pas encore ce qui se passait lui demandait souvent des nouvelles du jeune homme.

Apparemment lui non plus n’avait pas expliqué à son père que leur relation avait atteint son terme
Ou avait il l'intention de retourner avec elle ?


Toutes ces questions se bousculaient dans la tête de la jeune femme alors que le cadre jovial qu’offrait la petite fête de départ des deux stagiaires ne s’y prêtait pas.
Mariame avait l’esprit ailleurs et cella n’échappa à Bijou qui était devenue une véritable amie pour elle.
La fête battait son plein et Mariame se forçait à sourire alors qu’elle était totalement chamboulée intérieurement, à un moment, elle eut besoin de se retirer comme elle ne se sentait vraiment pas dans son assiette. Quelques instants après Bijou la rejoignit discrètement

« Ma chérie que se passe t il ? »
Cette question tira Mariame de ses pensées incessantes, elle fut surprise et sursauta et sourit à son amie
« Moi ? Non rien du tout »
« Tu es sûre ? »
« Oui, ne t’inquiètes pas , je vous rejoins tout de suite »

Comme Bijou connaissait la discrétion et la réserve de Mariame, elle n’insista pas et elle ajouta, avant de partir
« En tous cas si tu as besoin de quoi que ce soit je suis là »
« Okay »
Quelques instants plus tard Mariame rejoignit ses collègues avec un visage plus serein, la fête continua et elle s’efforça de chasser toutes les pensées relatives à Adama, elle ne savait pas que cette petite amourette, cet homme à qui elle avait dit oui sans grande conviction, allait lui faire autant de mal.

Quelques semaines plus tard les cours avaient repris à Dakar, Mariame avait retrouvé ses deux M qui lui avaient tant manqué, elle avait retrouvé aussi la vie de famille qui lui avait beaucoup manqué pendant cette période où elle était loin de sa chère mère.
Cette dernière, lui demandait toujours des nouvelles d’Adama et tonton Moustapha venait toujours leur rendre visite, avec la même jovialité, et tout cela lui montrait qu’Adama n’avait pas encore signifié sa rupture à son père.

Elle préféra ne pas en parler aussi comme Adama entretenait toujours de bonnes relations avec elle et elle était toujours là à couver inconsciemment l’espoir d’une réconciliation.

Quelle idiote elle faisait car toutes ses pensées allaient vers lui et elle ne cessait de penser à lui alors que c’était fini.
Elle s’en voulait d’être si faible.

Un jour, alors que Mariame était à la cafétéria de leur école, elles discutaient comme d’habitude du déroulement de leur stage quand le fiancé de Meryem, qui étudiait à l’école voisine de celle des filles vint à leur rencontre.
« Hello les filles ! On dit quoi ? »
Meryem se décala pour lui faire de la place.
« Ça va bien et toi ? » lui répondirent elles en chœur

Ils restèrent à discuter jovialement ensemble quand Myrna s’adressa au couple
« Vous êtes tellement mignons tous les deux ! »
« Merci » lui répondit Meryem
« Toi Mariame tu nous a très souvent parlé d’Adama mais nous ne l’avons toujours pas rencontré, quand le verrons nous ? » lui demanda Meryem
« Je pense que vous ne le verrez pas car nous ne sommes plus ensemble »

Silence total

« Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas te blesser » reprit Meryem
« Non mais tu ne pouvais pas savoir » lui répondit Mariame tout en lui souriant

Ils changèrent de sujet et pour détendre l’atmosphère, Myrna se mit à imiter son supérieur hiérarchique et leur expliqua les aventures d’un de ses collègues de travail qu’elle avait surnommé « beuss bouton » comme on ne pouvait plus l’empêcher de parler une fois la machine déclenchée.
Ils rirent de bon cœur et tout cela fit oublier à Mariame ses peines.
C’est vrai qu’il est bon de se confier et changer de sujet lorsqu’on a mal !

C’est donc dans la joie et la bonne humeur que les jeunes gens décidèrent de quitter les lieux, se dirigeant vers la voiture de Maxime, le fiancé de Meryem qui leur proposait de les déposer chez elles.
Dans la voiture, les blagues fusaient dans tous les sens et ils s’arrêtèrent à un feu rouge, non loin du lieu où Myrna avait effectué son stage.

« Eyway seumeu entreuuprise (mon entreprise) fit elle en forçant sur l’accent de bourge
Ils éclatèrent de rire quand Myrna pointa du doigt une jolie quatre quatre.

« C’est la voiture du beau gosse de mon département, un vrai tombeur je vous dit ! »

Mariame se retourna et reconnut la voiture d’Adama…Non ce ne pouvait être elle, elle observa la plaque d’immatriculation et comme elle avait bonne mémoire elle reconnut celle d’Adama. Elle se ravisa tout de suite et son sourire s’estompa.

« Non bilaye le gars est un vrai tombeur» reprit Myrna, il n’y a pas longtemps, avant mon départ il avait insisté pour prendre mon numéro.

Mariame continuait à garder le sourire , mais là, c’était fait, il n’y avait même plus à espérer quoi que ce soit, c’était FINI !
Elle se sentait tout simplement trahie d’avoir tant donné et peu reçu, elle s’en voulait d’avoir pensé à lui tous ces derniers jours alors qu’il l’avait bel et bien zappée.

Elle resta muette pendant tout le trajet et une fois que la voiture de Maxime s’était garée devant sa maison, elle les remercia, leur souhaita un bon week end et s’engouffra chez elle.
Heureusement qu’il n’y avait personne, elle se surpris à claquer la porte derrière elle, elle qui est de nature si douce.
Elle plongea dans le lit et laissa un libre cours à ses pleurs, une fois qu’elle se sentit bien vidée, elle alla prendre une douche, ce qui eut pour don de la calmer. Elle retourna sur son lit, prit son portable et effaça le numéro d’Adama, comme pour se venger, le blesser à son tour et ouvrit sa penderie, chercha tous les cadeaux que lui avaient offerts Adama et les jeta nerveusement sur le lit, elle voulait se débarrasser de tout ce qui pourrait lui rappeler cet homme.

Une fois qu’elle les avait tous sortis, elle les mit dans un sac qu’elle décida de remettre à l’association d’aide aux plus démunis du quartier.

Elle n’entendit même pas que l’on frappait à la porte tellement elle était absorbée par sa tâche, au bout de quelques instants elle arrêta et alla ouvrir et accueillit sa mère qui remarqua tout de suite sa mine maussade.
Ne voulant pas en parler davantage, elle l’embrassa et retourna dans sa chambre où elle continua sa tâche, quelques instants plus tard, sa mère l’appela.

« Que se passe t-il Mariame ? » lui demanda t elle d’un ton posé
« J’ai rompu avec Adama » lui dit elle d’une manière très calme
« Ah oui ? Que s’est il passé ? » lui demanda sa mère, inquiète

Mariame ne voulut pas entrer dans les détails mais lui expliqua qu’ils ne s’entendaient plus sur certaines choses et qu’elle ne l’aimait pas tant que ça
Sa mère lui demanda si tonton Moustapha était au courant et elle lui répondit qu’elle pensait qu’il ne l’était pas.
Sa mère lui demanda alors de bien réfléchir sur sa décision et de lui en faire part pour qu’elle s’entretienne avec tonton Moustapha.

Sa décision était prise et elle voulait tourner définitivement la page, pas le temps de se morfondre ou de se mentir à elle même pour faire plaisir aux autres, elle n’en voulait plus !

Le lendemain sa mère convoqua tonton Moustapha qui arriva chez eux tout heureux mais après que la mère de Mariame lui eut informé du problème existant entre les deux jeunes gens et de la position de sa fille, il essaya de faire revenir Mariame à de meilleurs sentiments mais sans sucés.

« Ah mo kham dé, en tout cas gnak na jiggenn bou bakh » ( C’est son problème mais il aura perdu une bonne femme), je discuterai avec lui sur son comportement mais sachez que mes relations avec vous ne changeront jamais, nous sommes une famille, Mariame je t’ai vu grandir et je te considère comme ma fille, cette situation n’altérera en rien l’estime que j’ai pour toi, je t’estimes d’ailleurs encore plus maintenant.
Sur ces mots, il quitta la pièce, laissant Mariame seule avec sa mère

« Maman, j’estime énormément tonton Moustapha et je vois qu’il fait énormément de choses pour nous et de manière désintéressée, j’ai bientôt fini mon année de formation et je n’aimerai pas abuser de sa générosité, je souhaiterai reprendre le travail, avec toi ou avec quelqu’un d’autre pour financer mes études.

« Comme tu voudras »



Du même contributeur, Bessy


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