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CHRONIQUE - Retour, Mariame, par Bessy - SEYTOO.COM

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Retour, Mariame

Chronique

Il consulta ensuite son portable et vit un appel manqué, s’est Sylvia sa copine qui l’avait appelé. Il s’assit sur le rebord de son lit et se gratta la tête. « Que me veut-elle encore ? »

Publié le 18 novembre 2020, Bessy

L’avion tant attendu par la famille Diop venait d’atterrir gracieusement sur la piste de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar.

Les passagers commençaient à en sortir, pour la plupart des jeunes étudiants sénégalais qui rentraient au pays afin de profiter des vacances universitaires en famille ou entre amis. D’autres étaient de jeunes diplômés espérant trouver un emploi chez eux, on trouvait également des touristes parlant anglais, qui avaient l’air bien heureux d’être arrivés au pays de la Teranga qu’ils découvraient pour la première fois ou qu’ils redécouvraient.

Parmi ce joyeux monde, on pouvait distinguer un jeune homme, élancé, à la carrure athlétique, très charmant certes mais qui se faisait plus distinguer par son calme et par la sérénité qu’il dégageait pour son jeune âge. Il observait tout ce joyeux monde avec amusement et comprenait à quel point ils étaient heureux de retrouver leur familles respectives, il y a quatre ans de cela il était à la même place qu’eux, aujourd’hui il est dans la vie active et bâtissait sa carrière.

De par sa discrétion, son ambition et par sa maîtrise du métier, il a connu une rapide ascension dans la boite dans laquelle il travaillait et où il occupait actuellement un poste de directeur administratif et financier, mais comme au Sénégal il fallait toujours que tout le monde ait un avis sur tout, il aimait rester très discret sur son statut, et il y arrivait plutôt bien car il est de nature très posée, ce qui lui conférait une certaine maturité.

Ainsi Pape Aly, la mine détendue et le visage souriant comme d’habitude passa toutes les formalités au niveau de la douane et récupéra sa petite valise comme il avait réalisé un très court séjour à l’étranger.

Une fois hors de l’aéroport, il balaya du regard la joyeuse foule et son regard s’arrêta sur un petit comité formé par sa mère, son père et sa sœur Anna avec qui il était très complice.

Son joli sourire vint alors éclairer son beau visage et il alla gaiement vers eux, comme au temps où il était étudiant et aimait se blottir dans les bras de sa chère mère lorsqu’il rentrait à la maison.

Pape Aly adorait sa famille, elle représentait tout pour lui.

Après s’être chaleureusement dit bonjour, le père conduisit la famille vers la Quatre familiale, il devança Pape Aly ainsi que sa mère et Anna qui étaient restés à son niveau et qui le taquinaient en lui demandant ce qu’il leur avait rapportés.

Une fois à la maison, la famille se retrouvait autour d’une boisson rafraichissante en cette soirée d’été, ils s’efforçaient de parler doucement comme les frères de Pape Aly ainsi que sa sœur Maimouna dormaient.

Et même sa très chère grand-mère qui avait fait des efforts surhumains pour le plaisir de serrer son petit-fils dans ses bras a fini par s’endormir.

En rentrant dans la maison, elle fut la première personne après qui Pape Aly a demandé, comme il était si proche de sa très chère Mamie.

La fin de soirée se déroula bien, Pape Aly donna des nouvelles de leur tante Aissata qui, mariée à un américain était restée au pays de l’oncle Sam. Il leur raconta également des anecdotes amusantes de faits qui lui étaient arrivés là bas ou auxquels il a pu assister.

Et oui, Pape Aly leur avait vraiment manqué, il était, en quelque sorte, le « sel » de la maison, l’exhausteur de gout, car bien qu’étant de nature très posée et calme à l’extérieur, c’était un grand farceur, il aimait contribuer à développer une belle ambiance joviale chez eux ! Toujours à taquiner par ci, à rire par là… Ce caractère jovial tempérait sa grande sagesse, car il était également souvent consulté lors de décisions de grande importance car bien qu’il n’était pas l’ainé de la fratrie, il était doté d’une grande maturité pour son âge…Peut être était ce dû à sa grande proximité avec sa Mamie Anna. Ainsi, il conseillait souvent ses frères et sœurs.

Anna, la plus jeune et homonyme de sa grand-mère, l’adorait et aimait sa compagnie, elle se chamaillait souvent avec lui aussi, mais elle l’adorait.

Quelques heures plus tard, après avoir souhaité une bonne nuit à ses parents et à sa chère sœur, Pape Aly se retira dans sa chambre.

Malgré le long voyage, Pape Aly se sentait en pleine forme, il n’avait même pas sommeil. A peine eut il déposé ses bagages qu’Anna, sans frapper à sa chambre, lui sauta dessus dans un vacarme pas possible

« Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeh loy def ni (eh que fais tu ?) » lui chuchota Pape Aly tout en riant comme il connaissait le tempérament chamailleur de sa fofolle de sœur

« Mané seumeu seurithie ( je veux mon cadeau) » dit elle tout en continuant d’embêter son frère.

« Waw kharal ba ma sanguou sakh (attend le temps que je prenne douche au moins) »

« Ouuu je ne pourrais pas attendre »

Pape Aly ne pouvait rien refuser à sa petite sœur chérie, de plus le fait qu’elle soit l’homonyme de sa chère grand-mère n’arrangeait pas les choses.

Dans un soupir et face au visage satisfait de sa sœur, il ouvrit sa valisette et en sortit de magnifiques basket blanches et roses, tandis qu’Anna étouffait un cri d’admiration teinté de joie sous le regard malicieux de son frère qui savait qu’elle en serait ravie.

« Legui nak maye ma sama diame (maintenant laisse moi en paix), c’est ton cadeau d’anniversaire, ne me demande rien après » lui dit il en prenant un air faussement agacé.

« Merci frérot chéri !!! » lui dit-elle tout en ne décollant toujours pas ses yeux de ses nouvelles chaussures

« Waw maintenant sors nak té boul faté toud Yalla bala gue lenn di sol okay ? »

« Okay » fit elle avait de faire un ultime bisou à son frère.

Pape Aly secoua sa tête et sourit à la réaction de sa sœur « elle est folle cette fille » se dit il tout en rejoignant la salle de bain d’où il ressortit en pyjama quelques minutes après avoir pris une bonne douche.

Il consulta ensuite son portable et vit un appel manqué, s’est Sylvia sa copine qui l’avait appelé. Il s’assit sur le rebord de son lit et se gratta la tête. « Que me veut-elle encore ? »

En effet depuis quelques temps, suite à sa récente promotion, Sylvia était devenue très entreprenante avec lui, et lui parlait sans cesse de mariage, elle en a même alerté sa mère qui était venue quelques semaines avant son départ pour New York en discuter avec sa mère.

Il faut dire que chaque fois qu’elle appelait, elle lui remettait toujours cette histoire à l‘ordre du jour car selon elle, vu sa position sociale, et sa récente promotion il était en mesure de louer un appartement à eux deux et devrait s’empresser de la demander en mariage puisque leur relation commençait à durer.



Du même contributeur, Bessy


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