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CHRONIQUE - Un heureux évènement (La chronique d'Alima), par Alima - SEYTOO.COM

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Un heureux évènement (La chronique d'Alima)

Chronique

Les gens du quartier sont venus me féliciter, je recevais maintenant pleins d’appelle. Ce n’est pas grave comme tout est fait, c’est bon maintenant.

Publié le 21 avril 2020, Alima

Dans ma chambre, j’étais étalée sur le dos les yeux rivés au plafond. Je me disais dans ma tête « Yalla reka meune ! »(Dieu est grand)
Mon Homme m’a appelé, pour me souhaiter une bonne nuit.

-MOI : bébé ces temps-ci je pense devenir scénariste.
-CHEIKH : de quoi tu parles ?
-MOI : je veux tourner un film, j’ai les principaux acteurs, quelques scènes etc.
-CHEIKH : « yaw lou la dal. »(T’as un souci ?)
-MOI : tu verras demain, je te montrerai les premières scènes que j’ai tournées.

Nous sommes restés comme ça à discuter, un bon bout de temps.
Le lendemain matin, purée la maisonnée était bizarre, tout le monde se lançait des regards entendus. Sokhna, est devenue la nouvelle proie. J’ai un peu pitié d’elle parce que là, elle aura un petit aperçu de ce que j’ai vécu. Sidy, j’ai entendu dire qu’il avait quitté la maison pour aller chez lui, aux Almadies.
« Ndok » (tant mieux), sidy plus château, jet privé, « beugoumeu » (je n’en veux pas !)
J’avais montré à Cheikh la vidéo. Moi qui croyait que ça le ferait rire, il m’a grondé plutôt et m’a fait effacer la vidéo, aucun sens de l’humour "cthip", là à me dire « oublie tout ça, c’est fini ! »
Les jours passaient, la période de veuvage de Ta Coura avait pris fin. Et là qu’est-ce que j’apprends qu’elle doit retourner chez ses parents !

-MOI : ça veut dire quoi tout ça ?
-GRAND-MÈRE : Il le faut bien, elle est encore jeune elle doit refaire sa vie.
-MOI : mais elle peut la refaire ici ?
-GRAND-MÈRE : ne sois pas égoïste elle doit vivre sa vie.

Je suis alors allée là retrouver.

-MOI : donc tu pars vraiment ?

Elle avait un sourire triste.

-TA COURA : et oui, il faut bien.
-MOI : mais pourquoi tu ne restes pas avec nous ?
-TA COURA : je crois que c’est assez normal pour eux. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que je ne me remarierai plus jamais. Parce que je sais que jamais je ne rencontrerai un homme comme votre père.

Elle commençait à avoir les yeux embués de larmes.

-TA COURA : Je regrette de ne pas avoir pu lui donner un enfant qui me l’aurait rappelé à tout instant.
-MOI : « wa yaw gnoune nak » (et nous alors) « do bayi li ngay wakh » (ne dis plus jamais ça) nous sommes tes enfants.
-TA COURA : Je sais, et vous me l’avez toujours montré.
-MOI : de plus, tu ne peux pas encore partir… « Ya may mourre meu seuyii nak » (je veux que tu sois là, quand je quitterais cette demeure, pour rejoindre celle de mon époux.
-TA COURA : Vous durez quand même non ?
-MOI : on attendait juste que ta période de veuvage se termine.

Elle ouvrait grand la bouche, tellement elle était surprise lol

-TA COURA : quoi ?
-MOI : lol ça m’a échappé, je ne dois rien te dire, attends Cheikh.
-TA COURA : (dans un grand éclat de rire) viens par là, je veux tout savoir.
-MOI : lol tu as bien compris, mais motus et bouche cousues.

Elle a commencé à pleurer.

-MOI : mais pourquoi tu pleures ?
-TA COURA : je suis juste heureuse pour toi.

J’ai alors appelé Cheikh

-MOI : tu peux déclencher l’opération commando.
-CHEIKH : allo ?!

Lol il s’est sûrement dit que ce n’était pas moi.

-MOI : appelle mon oncle !
-CHEIKH :…mdrrr t’es folle ! Oui mon colonel, redonne moi son numéro.

Pendant ce temps, j’appelle ma mère pour lui en parler, « mou nek fofu di dioye rek » (elle a passé toute la durée de la communication à pleurer)

-MAMAN : mon Dieu, ALLELUIA !
-MOI : oui ALLELUIA, mais tu ne dis rien ! Ok ?!

Ensuite, Cheikh m’a rappelé.

-MOI : qu’est ce que tu faisais ?
-CHEIKH : lol il essayait de me terroriser, il m’a demandé de l’appeler, d’ici une trentaine de minute. Il voudrait te parler, je vais alors libérer la ligne.
-MOI : ok je t’aime.

Mon oncle tardait à appeler, pourquoi il met autant de temps, en plus de quoi veut-il me parler ? Ce n’est pas la peine, qu’il dise oui « rek » ah !

-MOI : La première fois il a tout fait sans mon accord non ? Pourquoi veut-il me parler cette fois tchiip.
-TA COURA : justement peut être qu’il ne veut pas faire la même erreur.

Quelques minutes après il m’appelle, et je m’empresse de décrocher.

-TONTON : Anna comment tu vas ?
-MOI : très bien merci.
-TONTON : il y a un dénommé Cheikh qui m’a appelé...
-MOI : je sais, c’est moi qui lui ai donné ton numéro.
-TONTON : AH…donc pas besoin d’entrer dans les détails…tu as bien réfléchis à tout ceci... J’ai eu échos de ce qui s’est passé ces derniers jours à la maison….
-MOI : c’est tout réfléchis.

« Ma deugeur fit dé » (j’ai trop hâte)

-TONTON : Tu sais je ne voudrais pas faire la même erreur que dans le temps.
-MOI : cette fois, c’est MON choix.
-TONTON : Donc tu consens à l’épouser ?
-MOI : oui.
-TONTON : passe-moi ta grand-mère, que je lui dise quoi faire

Je sautillais sur le lit de Ta Coura comme une folle.
Je suis allé rejoindre grand-mère pour lui passer, le téléphone.
Elle avait la bouche grande ouverte, les yeux tout ronds, avec des «Alhamdoulilah » à n’en plus finir lol
Elle m’a ensuite repassé mon oncle qui me conseillait, et m’a dit qu’il allait demander à Cheikh d’’envoyer sa famille, aujourd’hui même.
« Moy bagne ! » (À la bonne heure)
Les choses d’un coup, allaient super vite.

-GRAND-MÈRE : « lika gaw ! tiey mane khaleyi ! »(Les jeunes d’aujourd’hui, imprévisibles ils sont)

Elle est allée prévenir l’imam, il habitait trois maisons après la nôtre et la mosquée était juste à six ou sept maisons après.
Cheikh m’appelle pour me dire que deux de ses oncles allaient venir vers seize heures et qu’ils l’ont traité de tous les noms pour, les avoir prévenu si tardivement.
Situation oblige…qu’ils essaient de nous comprendre.
Ma mère était arrivée, avec une tante.

-MOI : fallait que tu te fasses accompagnée lol
-TA JEANNETTE (qui me chuchotait) : tu croyais vraiment que j’allais rater ça.

Nous étions dans la chambre de Ta Coura.

-MAMAN : on peut acheter, quelques petits fours.
-MOI : « sheut », rien ça veut dire rien !
-TA COURA : « hé boul gnou fonto » (ne sois pas compliquée) au moins pour tes invités,
-MOI : il n’y aura personne, ces derniers ne vont même pas durer ici. Ils s’en iront juste après.
-TA JEANNETTE : « li ma ngui kay soga guiss » (du jamais vu)

Même grand-mère était dans le secret, mais après plus moyen de garder le secret, les gens se demandaient « lou khew. »
Jules qui vient me trouver, dans ma chambre, j’avais prix un bain, et je cherchais une de mes robes en Bazin que je n’avais pas encore porté.

-JULES:” boy lou fi khew!” (Qu’est ce qui se passe) grand mère fait tout le temps des va et viens, elle a l’air plus active aujourd’hui. C’est vrai ce que j’entends.

Lol pas moyen de garder un secret longtemps ici.

-MOI : lol qu’as tu entendu…Cheikh va envoyer sa famille, pour demander ma main.
-JULES : « khana mane la leu gnane » (c’est à moi qu’il compte demander ta main j’espère)
-MOI : « da nga yabaté loll » (tu peux rêver lol)
-JULES : Il a intérêt à venir me voir, « ma fi seu kilifeu » (c’est normal je suis l’homme)

Lol il va me tuer ce gars.
Je m’étais habillée, m’étais maquillée simplement. J’avais mis un grand voile sur la tête, et je regardais tranquillement la télé. Si on m’avait trouvé là, on se serait dit que je suis super zen, habillage, habillage. J’étais super nerveuse.
La famille de Cheikh était arrivée, ils sont partis avec mes frères et cousin ainsi que deux de mes autres oncles prier à la mosquée. Les trois vielles (Ta Coura, maman, Ta Jeannette) qui me trouvent dans ma chambre, toute silencieuse.

-TA JEANNETTE : TAPETE BI (peureuse va !)

Je ne disais rien parce qu’en principe je devais garder le silence, au moment ou l’on celle le mariage.
Peut être que c’est pour ça que mon premier mariage n’avait pas marché, j’étais pire qu’une pie ce jour là, mais je n’en savais rien non plus.
Ensuite Khassim, le meilleur ami de Cheikh est monté, accompagné de Jules et Khadim.

-KHASSIM : félicitation madame !!!
-MOI : merci.

Il a ensuite prié pour moi, les gens de la maisonnée sont montée me féliciter, et par la même occasion d’être mis sur le fait accompli.
Les vieilles ont commencé à appeler pour prévenir les gens, tout en leur disant que c’était une surprise pour elle aussi.

-TA COURA : » khaléyi dé mom legui ». (Les jeunes de nos jours)

Monsieur mon mari m’appelle.

-CHEIKH : madame.
-MOI : monsieur !
-CHEIKH :lol … alors..On dirait que ça c’est enfin fait
-MOI : « alhamdoulilah ! »
-CHEIKH : Que Dieu fasse que nous soyons l’un des couples les plus heureux, les plus pieux etc.
-MOI : « amiine. »
-CHEIKH : t’es heureuse ?
-MOI : très.

Les gens nous empêchait de bavarder tranquillement il a du raccrocher.

-TA COURA : Tu aurais du nous laisser au moins changer le menu du dîner qu’on fasse la fête.
-MOI : préparer quoi ? On ne change pas ce qui a été prévu pour dîner, il n’y aura pas de fête. Si vous voulez le jour de mon départ, vous préparer ce que vous voulez.

Les gens du quartier sont venus me féliciter, je recevais maintenant pleins d’appelle. Ce n’est pas grave comme tout est fait, c’est bon maintenant.

J’attendais monsieur mon époux, il devrait bientôt passer me voir normalement. En effet vers dix-neuf heures passées après la prière, j’entends des « tu nous a bien eu toi là » Tout le monde le taquinait, mon amour à moi.

Nooon je suis heureuse, et s’il y a un autre mot plus fort, sachez que c’est ce que ressens.
Mes trois vieilles étaient avec moi dans ma chambre avec Grand mère, quand il entre.

-CHEIKH : Bonsoir.
-GRAND-MERE : »yaw ndeke sai sai ngeu » (bandit de grand chemin)
-CHEIKH : « ya », mais qu’est ce que j’ai fait grand mère, je veux juste vous débarrasser d’un fardeau. Lol

Moi je ne disais rien, je jouais à la mariée toute sage.

-MAMAN : bon on va vous laisser discuter entre vous, mais tu n’as que quelques minutes après tu rentres ok
-CHEIKH : lol, bien évidemment…

Quand ils sont partis, Cheikh s’est rapproché de moi, j’étais toute raide, je me rendais compte petit à petit en fait que ce sera différent.

-CHEIKH : tu es magnifique !
-MOI : bof c’est juste une nouvelle robe à laquelle je n’ai jamais touchée.
CHEIKH : à qui la faute, je t’ai demandé de t’acheter quelque chose, mais tu refuses d’acheter quoi que ce soit !
-MOI : lol, t’inquiète, j’en achèterais de nouvelles choses, mais pas besoin là.
-CHEIKH : bon, t’es prête ?
-MOI : que se passe t-il ?
-CHEIKH : mais on y va.
MOI : « Hee mo » aller où ?
-CHEIKH : cesse de faire la maligne, tu n’as plus rien à faire ici.
-MOI : je croyais que tu disais ça comme ça, je ne bouge pas d’ici, sans avoir accompli tous les rituelles d’une jeune mariée.
-CHEIKH : mo ! Tu crois vraiment que je vais partir d’ici sans toi, t’es moi petite dame.

HEY, NON, NON, NON, mais c’est trop tôt ça !!!

-MOI : YAAAAAAAAAAAAAAAAAYE (MAMAN)


Du même contributeur, Alima


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