person_outline Me connecter close
Fermer
search
Recher.
menu
Menu

Vous
EN
English
Life TV Africa News Club

Accueil
share
@

Partager
arrow_back
Retour
CHRONIQUE - Vérité, Mariame (15), par Bessy - SEYTOO.COM

keyboard_arrow_rightSuivant

keyboard_arrow_leftPrécédent
save

Enregis.
share
@


Partager

Vérité, Mariame (15)

Chronique

Pris de colère, il éteignit le portable, elle lui avait menti, qui sait, peut-être qu’elle lui a toujours menti, se dit-il, alors que lui a toujours été sincère avec elle.

Publié le 18 octobre 2020, Bessy

Cela faisait maintenant quelques semaines qu’Adama et Mariame sortaient ensemble, une semaine qu’il pleuvait des messages plus adorables les uns que les autres, une semaine qu’il l’appelait tous les soirs, rien que pour entendre le son de sa douce voix, une semaine de tendresse et d’affection !

Bien qu’il était retourné à Dakar pour son travail, tout l’esprit d’Adama était à Saint Louis, il pensait continuellement à Mariame qui désormais habitait pleinement son esprit, il pensait au son de sa voix, à l’éclat de son sourire, à son doux regard, elle lui manquait tant !

De son coté, Mariame, qui était absorbée par son stage ressentait toutefois un sentiment bien étrange bien que plaisant naitre en elle, en effet Adama était son premier copain et cela lui était tout nouveau, elle n’était pas habituée à tant d’affection venant d’un homme, la seule qui lui en témoignait est sa mère.

Cette affection qu’Adama lui adressait lui procurait un certain bien être, le sentiment de se sentir aimée l’encourageait davantage, elle se sentait différente, mais il faut un début à tout !

Contrairement à Adama qui souhaitait afficher au grand jour cette idylle, Mariame elle était dans la réserve et la discrétion, elle n’en avait même pas encore parlé à sa mère, c’est pourquoi le jour où Adama avait changé son profil facebook en y mentionnant qu’il était « fiancé » à Mariame, cette dernière l’a immédiatement appelé pour lui demander de changer son statut, ce qu’il fit bien malgré lui.

En effet, Adama qui était de nature jalouse et possessive, voulait démarquer son terrain et afficher à qui voulait le savoir qu’il était en relation avec Mariame et qu’elle n’était plus un cœur à prendre, mais Mariame, de son côté trouvait que tout cela allait beaucoup trop vite, elle pensait qu’elle devait être elle-même être sûre de ses sentiments pour lui et en parler sérieusement à sa mère avant d’étaler leur relation au grand jour comme c’était une jeune femme sérieuse qui s’abstenait des relations de courtes durées et autres amourettes.
Parfois, Mariame se demandait si elle avait fait le bon choix en acceptant de sortir avec Adama.

Il est bien vrai que ce dernier a été très insistant et qu’il lui a témoigné de l’amour dès le début, il s’est toujours soucié d’elle… En fait elle se demandait si elle n’avait pas fait tout cela juste pour lui témoigner sa reconnaissance, pour le remercier de tout c qu’il a fait pour elle.

Il est bien vrai qu’elle n’ jamais rien connu de l’amour, mais elle le considérait plus comme un ami qu’autre chose, elle aimait partager des moments avec lui, discuter avec lui mais parfois elle se demandait si elle l’aimait réellement…

« Ah ces choses là viennent avec le temps, peut être l’aimerai je un jour comme il m’aime », d’autant plus qu’elle s’en persuadait, elle était déterminée à rester avec lui.

Le week end approchait et Adama promettait à Mariame de venir la rejoindre à Saint Louis comme elle lui manquait terriblement et qu’elle n’allait pas rentrer à Dakar ce week end. Comme à son habitude le jeune homme réserva une chambre qui se trouvait dans un coquet quartier très prisé par les touristes pour sa beauté et ses maisons aux belles architectures.

Ainsi le samedi à son arrivée, à peine eut il posé ses affaires qu’il se préparait déjà à aller rendre visite à sa douce moitié à qui il avait promis de passer la chercher dans la soirée comme ils étaient invités à diner chez un ami d’Adama qui s’était récemment marié.

C’est donc très élégamment vêtu comme à son habitude, et cette fois ci d’un bel habit traditionnel qu’il arriva chez Mariame, cette dernière qui guettait son arrivée par la fenêtre lui ouvrit la porte avant même qu’il ne frappe, il fut subjugué par la tendresse de son regard et de son sourire, comme la toute première fois qu’il l’avait rencontrée, elle était habillée d’une belle robe longue bleu turquoise et de jolies créoles dorées encadraient son visage, les couleurs lui allaient à merveille comme elles mettaient toutes en exergue son beau teint noir naturel. Elle était coiffée d’un joli foulard de la même couleur que sa robe, dressé à l’africaine, elle était tout juste sublime !

Adama la salua et lui tint par la main, ils prirent les escaliers et une fois arrivés devant la voiture, le jeune homme lui ouvrit la portière et la belle demoiselle entra dans la voiture.

Ils furent très bien accueillis chez Abdallah, l’ami d’enfance d’Adama qui était récemment marié, c’est son épouse Mariétou qui leur ouvrit la porte en leur gratifiant d’un beau sourire, Adama, qui la connaissait ne put s’empêcher de la taquiner, et cette dernière, dotée d’un très bon relationnel mit très rapidement Mariame à l’aise.

Ils discutaient tous les trois dans le salon pendant que les pas pressés émanant d’une chambre se faisaient de plus en plus proches.
« Boy gawal marier sokhnasi (Maries toi vite à cette demoiselle), tu ne sais pas ce que tu rates dé ! » fit Abdallah qui, les bras grands ouverts, s’approchait de son ami. Ce dernier se leva en émettant un grand rire et fit l’accolade à son ami dont il n’avait pas pu assister à son mariage qui s’était déroulé quelques mois auparavant comme il était toujours retenu à Londres pour ses études.

« Boy bayil togn way (ne te moques pas), on y passer quand Dieu le décidera », il se rapprocha de son ami et lui susurra à l’oreille « mais je pense avoir déniché la perle rare ».

Le nouveau marié éclata de rire et tapa le dos de son ami et ces derniers de dirigeaient maintenant vers les dames, Adama présenta Mariame à son ami qui complimenta Adama sur son choix, Abdellah se dirigea ensuite vers sa femme qu’il regarda d’un regard bien complice et s’assit à ses côtés et les deux jeunes couples débutèrent leur soirée par une belle discussion sur les joies du mariage.

Pendant toute la soirée Mariame se put s’empêcher d’être admirative de ce couple si complice, ils se taquinaient, et c’était comme s’ils lisaient mutuellement dans leurs pensées respectives, Mariétou terminait les phrases de Abdallah, ce dernier lui donnait à manger, ils s’échangeaient de temps en temps des regards complices, ils étaient tout juste adorables.

Adama, quant à lui se montrait si attentionné envers elle, il la regardait tendrement de temps en temps et se rapprochait peu à peu d’elle en lui prenant la main, il faut dire que Mariame commençait à apprécier cette proximité et elle s’attachait petit à petit à Adama qui se montrait si doux et respectueux à son égard.

Pendant ce temps-là, dans un quartier huppé de Dakar, un jeune homme s’était jeté sur son lit et lisait des messages qu’il faisait défiler sur l’écran de son portable, ils provenaient tous essentiellement de la même personne, Lallah, la reine de son cœur.

A la lecture de ces messages, il souriait, en fait Malal était aux anges.

Il avait si longtemps prié pour avoir une petite amie comme Lallah, simple, polie, respectueuse envers elle-même et envers les autres, pieuse, gentille et responsable. C’était la fille tant rêvée qui était si différente de celles qu’il avait connues auparavant qui s’intéressaient plus au matériel qu’à lui-même.

Non Lallah était différente, il aimait passer du temps avec elle à discuter de tout et de rien, leurs fous rires lui manquaient, elle lui manquait…Cette fille avait pris tant de place dans sa vie, jamais il n’aurait pensé qu’il serait un jour amoureux de la sorte. En effet cela faisait maintenant sept mois qu’ils filaient le parfait amour, il lui a même présenté à sa mère et ses sœurs, qui l’avaient tout de suite adoptée, ainsi il lui arrivait d’être invitée de temps en temps les samedis à déjeuner chez eux et elle s’était ainsi faite apprécier par toute la famille de Malal. Ses petites sœurs le taquinaient souvent en l’appelant « belle-sœur » mais il aimait cela.

Oui, Malal était fou amoureux de Lallah et elle e lui rendait bien, mais une seule chose le faisait tiquer…Malgré toute son insistance pour rencontrer sa famille, Lallah semblait hésitante, elle semblait même fuir le sujet. Elle ne l’avait jamais invité chez elle et il ne savait rien de ses parents. Il savait juste qu’elle avait deux sœurs, mais rien de plus.
Il aurait bien aimé connaitre ses parents comme elle connaissait les siens, se lier d’amitié et de de complicité avec eux afin de rendre leur relation plus officielle et sérieuse…Très sincèrement Malal n’arrivait pas à cerner Lallah sur ce point là.

Il se mit à réfléchir et pensa au soir de son anniversaire où il l’avait déposée chez elle, il se rappela de la maison et un sourire se dessina sur son visage, il lui fera la surprise en lui apportant son petit déjeuner le lendemain matin.

La nuit sembla passer lentement pour Malal qui était tout surexcité à l’idée de faire une surprise à Lallah, donc dès que le réveil sonna les coups de neuf heures il se leva du lit direction la salle de bains. Une fois qu’il se fit tout beau il dévala les escaliers, apparemment toute la maisonnée était encore dans les bras de Morphée à part sa mère qui, comme à son habitude, ne se recouchait pas après la prière du matin.
Il déposa un baiser sur son front et lui indiqua sa destination avant de prendre congés d’elle avec sa permission, direction la boulangerie où il acheta une corbeille de viennoiseries pour sa bien-aimée.

Quelques minutes plus tard, il se gara devant la villa où il s’était garé huit mois auparavant quand il a déposé pour la première fois Lallah chez elle, il n’eut pas de mal à retrouver la maison comme les souvenirs ne se sont jamais effacés de sa mémoire.

Il vit un jeune homme sortir de la jolie villa, il l’interpella et ce dernier vint vers lui, il lui demanda alors, le sourire aux lèvres comme il était si fier de sa surprise, si Lallah était réveillée. Ce dernier le regarda d’un air interrogateur et lui répondit qu’il n’y avait pas de jeune femme au prénom de Lallah habitant la maison.

Malal rit et lui demanda d’être plus sérieux, en lui reposant la question à laquelle le jeune homme répondit à nouveau par la négative en lui expliquant que la seule femme habitant la villa était sa mère et qu’elle se nommait N’Dèye Yassine et qu’ils étaient une fratrie de cinq frères.

Malal resta songeur un instant, il ne croyait toujours pas ce que le jeune homme venait de lui dire, Lallah lui aurait elle menti ?

Comme s’il lisait dans ses pensées, le jeune homme, qui lui aussi était resté songeur pendant un court moment, lui indiqua une maison qui se trouvait dans un quartier un peu plus éloigné, en lui disant que la seule Lallah qu’il connaissait habitait là bas. Malal le remercia et suivit ses instructions, il était à la fois surpris et en colère et quelques minutes plus tard, il entra dans un quartier très modeste, différent de celui qu’il avait quitté, des jeunes enfants jouaient de part et d’autre de la rue qui n’était pas goudronnée, il faisait à attention aux grosses flaques d’eaux restées après les inondations de l’été dernier. Ce quartier était bien différent du sien, et quelques instants après, il se trouva face à un modeste immeuble, apparemment c’est là qu’habitait Lallah.

«Lallah habiterait elle ici ? » se demanda -t-il intérieurement, et comme pour répondre à ses interrogations, une jeune femme apparut sur le balcon du quatrième étage, elle s’étira et bailla, elle ne le voyait même pas comme il était hors de son champs de vision, c’était Lallah.

Il n’en croyait pas ses yeux, Lallah lui a réellement menti pendant tout ce temps, ce n’était pas possible ! Comme s’il avait besoin que l’on lui confirme que ce qu’il vivait était bien réel et que celle qu’il voyait était bien Lallah, il l’appela, tout en ne la perdant pas de vue, à ce moment même Lallah rentra à nouveau dans la chambre puis en ressortit, le téléphone à l’oreille.

« Allo bébé, comment vas-tu ? » lui dit-il, en prenant vraiment sur lui pour avoir le ton le plus neutre possible comme il sentait la colère le gagner de plus en plus

« Je vais bien bébé, et toi ? » fit elle tout en souriant

« Bien, dis moi, tu es chez toi ? Je voulais passer te faire un petit coucou »

Après un court moment de silence où Malal ne quittait toujours pas Lallah des yeux, n’y croyant toujours pas , guettant sa moindre réaction et tout en souhaitant que cette dernière se rattrape en lui indiquant sa vraie maison, qu’elle s’excuse et lui dise tout simplement la vérité, Lallah reprit :
« Désolée, je ne suis pas chez moi, je suis à Thiès depuis hier soir chez un tante qui célèbre le baptême de son fils », elle avait dit cela d’un trait, sans respirer, c’était venu tout seul !

« Ah, à Thiès pour le baptême célébré par une tante hein ? », dit il, le ton sarcastique, en ne la quittant toujours pas des yeux, pendant qu’il bouillonnait intérieurement de rage
« Oui, c’est bien ça » dit elle avant de tourner les talons, rentrant dans sa chambre

« Okay », fit il d’un ton sec, avant de lui raccrocher au nez comme elle s’apprêtait à lui dire à quel point il lui manquait.

Là, la colère l’avait totalement gagné et sans qu’il ne puisse se contrôler une larme coula d’elle-même et roula sur sa joue, il l’essuya machinalement mais les larmes ne cessaient de couler, c’était la première fois qu’il pleurait pour une femme et il s’en voulait terriblement.

« Je ne vais tout de même pas pleurer pour une menteuse, elle va me le payer » fit il en redémarrant sa voiture pendant que son téléphone qui sonnait toujours, affichait le prénom de Lallah.

Pris de colère, il éteignit le portable, elle lui avait menti, qui sait, peut-être qu’elle lui a toujours menti, se dit-il, alors que lui a toujours été sincère avec elle.

« Tu veux jouer à ce jeu là avec moi, tu seras servie » déclara t il tout en poursuivant sa route.

Bonne journée à tous;) !
PS: Tessou fo nek namnala:) !!


Du même contributeur, Bessy


Partagez votre commentaire...



Dans la même rubrique



Nous vous recommandons


groupRejoignez le Club,
Vous allez adorer.

Life
TV
Africa
News
Club



À propos| Contacts| Confidentialité| Seytoo.App|English

© 2020, Seytoo, tous droits réservés. Seytoo n'est pas responsable des contenus provenant de site web externes et/ou publiés par ses visiteurs.