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OPINION - « Big up aux maîtres esclavagistes, sans eux nous serions toujours en Afrique... », par The African History - SEYTOO.COM
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« Big up aux maîtres esclavagistes, sans eux nous serions toujours en Afrique... »

Opinion

« Big up aux maîtres esclavagistes, sans eux nous serions toujours en Afrique. Nous ne serions pas ici pour avoir ces diamants et tatouages »

Publié le 27 octobre 2020, The African History

Voilà une phrase du jeune chanteur Soulja Boy qui a fait vibrer le net. S’il y en a beaucoup qui se sont insurgés, d’autres ont pensé que c’était en effet mieux d’être en Amérique que « de mourir de faim » en Afrique. Cette phrase me rappelle celle rapportée par la spécialiste afro-caribéenne en études africaines Ama Mazama qui dit qu’après un exposé, une jeune dame blanche lui a demandé si elle aurait voulu rester en Afrique piler du mil. Je pense qu’il ne faut pas trop en vouloir à Soulja Boy. Il réagit juste comme ceux qui l’ont formaté l’ont voulu. Il ne sait absolument rien de l’Afrique comme beaucoup d’afro-descendants. Heureusement tout le monde n’est pas aussi ignorant. Le chanteur Nas, dans sa chanson « I can », a montré qu’il connaissait parfaitement l’histoire africaine.

L’image déformée que la diaspora africaine a du continent explique bien des comportements aujourd’hui. Il y a un tel dégoût de l’Afrique chez une partie des descendants d’africains que beaucoup ne remettent pas en question leurs noms d’esclave et continuent à les porter fièrement. Et ce mensonge qui dit que les africains ont passé le temps à se vendre les uns les autres aux européens contribue énormément à mettre encore plus de distance. Je vois souvent l’énergie avec laquelle certains de mes frères antillais tentent de démontrer qu’ils ne sont pas africains. Beaucoup pensent qu’ils ont au final gagné de la déportation et du travail forcé, et sont ainsi contents de ne pas être associés aux sauvages.

Mais pour répondre à mon frère Soulja Boy, je lui dirai que sans les maitres esclavagistes il vivrait dans un pays où la famine n’avait jamais existé et les siens n’auraient pas faim car la nature est généreuse et la nourriture continuerait à être abondante.

Sans les maîtres esclavagistes, il serait élevé par toute une communauté et non par la téléréalité et une mère célibataire comme 70% des enfants afro-américains.

Sans les maîtres esclavagistes, les siens auraient toujours un toit sur la tête car il est inadmissible en Afrique que les gens dorment dehors comme tous les sdf aux USA.

Sans les maîtres esclavagistes, il vivrait en paix au milieu de gens qui réprouvent les mœurs guerrières, et il n’y aurait pas de gang qui tue chaque jour dans les quartiers noirs.

Sans les maîtres esclavagistes, les siens pourraient étudier à Tombouctou ou à Ilé-Ifé sans que cela ne leur coute les yeux de la tête.

Sans les maîtres esclavagistes, il pourrait s’habiller de soie ou de brocart comme à Mbanza Kongo, vivre dans de superbes demeures en corail comme à Kilwa ou dans de grandes villes comme Koumbi ou Dongola.

Sans les maîtres esclavagistes, il aurait un respect sans limite pour la femme et son milieu n’aurait pas à la pervertir comme un objet de consommation dans les clips de rap.

Sans les maîtres esclavagistes, il vivrait dans un pays où la spiritualité imprègne chaque acte et grâce auquel le respect de la nature est profond.

Sans les maîtres esclavagistes, il vivrait sur un continent qui continuerait à être le plus riche, le plus organisé et le plus égalitaire au monde.


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