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OPINION - Comment la France se nourrit-elle de l'Afrique ?, par Siji Jabbar - SEYTOO.COM
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Comment la France se nourrit-elle de l'Afrique ?

Opinion

Est-ce qu’un tel «accord» existe entre la Grande-Bretagne et ses anciennes colonies, ou ont-ils vraiment laissé aller quand ils ont laissé aller ?

Publié le 11 avril 2020, Siji Jabbar

Nous essayons de garder une vibration positive ici, mais très souvent il y a quelque chose qui vient gâter la bonne humeur et la peindre en noir. Certains d’entre vous le savent peut-être mais si vous l’entendez pour la première fois comme nous, votre mâchoire pourrait lâcher. Et ceci pourrai probablement soulever les mêmes GRANDES questions dans votre tête comme cela a été le cas dans la notre. (Soit, une fois que vous allez lire ceci, vous comprendrez pourquoi les présidents et ministres français sont reçus avec des manifestations de protestation quand ils visitent les anciennes colonies en Afrique bien que ces protestations concernent d’autres problèmes. Pourtant, d’autres problèmes dont nous n’avons aucune idée peuvent être plus importants que celui-là.)

Un peu avant que la France ne cédé à la demande d’Indépendance dans les pays Africains en 1960, elle a soigneusement organise ses anciennes colonies au sein des pays CFA dans un système de “ solidarité obligatoire” qui consistait a obliger les 14 Etats Africains a mettre 65% de leur réserve de monnaie étrangère dans le Trésor Français en plus d’autre 20% pour les passifs financiers. Ce qui veut dire que ces 14 pays africains ont seulement accès a 15% de leurs propres ressources! S’ils en ont besoin plus, ils doivent emprunter auprès des Français aux quotas commerciaux. Et ceci est donc le cas depuis les années 60.

Pr. Nicolas Agbohou, Institut de Cheikh Anta Diop, Université de Gabon

Que vous le croyez ou pas, la situation s’empire!

La France a le premier droit d’acheter ou de rejeter les ressources naturelles trouvées sous le sol des pays Francophones. Donc même si les pays Africains pourraient trouver de meilleurs prix ailleurs, ils ne peuvent vendre les ressources à personne d’autre a moins que la France dise qu’elle n’en a pas besoin.

Dans le processus d'attribution des marchés publics, les entreprises françaises doivent être considérées en premier; et c’est seulement après cette etape que ces pays peuvent chercher ailleurs. Pour la France, elle s’en fout si les pays CFA peuvent obtenir une meilleure valeur pour l'argent ailleurs.

Les présidents des pays CFA qui ont essayé de sortir de la zone CFA ont eu une pression politique et financière pesant sur eux par les présidents français successifs.

Les Zones CFA

Ainsi, ces pays africains sont les contribuables français - imposés à un taux stupéfiant - mais les citoyens de ces pays ne sont pas français et n'ont pas accès aux biens et services publics que leur argent aide à payer.

Les zones CFA sont sollicitées pour fournir un financement privé à des hommes politiques français lors des élections en France.

Ce qui précède est un résumé d'un article lu dans la Nouvelle Afrique, numéro de Février (et d'une interview donnée par le professeur Mamadou Coulibaly, parlant à l'Assemblée nationale de la Cote d’Ivoire, professeur d'économie et auteur de l'ouvrage La servitude du Pacte colonial), et nous espérons qu'ils ne m'en voudront pas de l’avoir partagé avec vous, donc voilà:

Traduction : Ne t’inquiètes pas Afrique, nous en irons quand nous aurons fini!

Le pacte colonial

C'est le pacte colonial qui a créé la monnaie unique pour les pays francophones, le franc CFA, qui exige que chacun des 14 pays membres de CFA doivent déposer 65 % (plus 20% pour les passifs financiers, portant le total vertigineux de 85 % de leurs réserves de change dans un «compte d'exploitation » au Trésor français à Paris.

Les pays africains ont donc accès qu'à 15 % de leur propre argent pour le développement national dans une année donnée. Si ils ont besoin d' argent supplémentaire , car ils en ont toujours besoin , ils doivent emprunter de leur propre 65 % dans le Trésor français à des taux commerciaux . Et ce n'est pas tout : il ya un plafond sur le crédit accordé à chaque pays équivalant à 20 % de leurs recettes publiques de l'année précédente. Donc, si les pays ont besoin d'emprunter plus de 20% , tant pis , ils ne peuvent pas le faire . Surprenant, le dernier mot sur les arrangements CFA appartient au Trésor français, qui investit l'argent des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris (la Bourse)

Il est également le pacte colonial qui exige que la France a le premier droit d'acheter ou de rejeter toutes les ressources naturelles de la terre des pays francophones. Ainsi, même si les pays africains pourraient obtenir de meilleurs prix ailleurs, ils ne peuvent pas vendre à n'importe qui tant que la France ne dit pas qu'elle ne veut pas acheter ces ressources naturelles.

En plus, c’est même le pacte colonial qui exige que dans l'attribution des marchés publics dans les pays africains, les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et c’est seulement après que les Africains peuvent aller voir ailleurs . Ce n'est pas grave si les Africains peuvent obtenir une meilleure valeur pour leurs produits ailleurs, les entreprises françaises viennent en premier pour obtenir le plus souvent les contrats. Actuellement, il y a le cas maladroit à Abidjan où, avant les élections, le gouvernement de l'ancien président Gbagbo a voulu construire un troisième pont important pour relier le quartier central des affaires (appelé Plateau) au reste de la ville , à partir de laquelle il est séparé par un lagon . Par tradition et selon le pacte colonial, le contrat doit aller à une entreprise française, qui a d'ailleurs a fait un devis astronomique - à payer en euros ou en dollars américains.

Mécontent, le gouvernement de Gbagbo a demandé un deuxième devis a la Chine qui a offert de construire le pont à la moitié du prix proposé par la société française, et que le paiement serait fait en cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial. Mais, sans surprise, les français ont rétorqué en indiquant que la Cote d’Ivoire n’a pas e droit de faire ca.

Globalement, le pacte colonial donne aux Français une position dominante et privilégiée sur l'Afrique francophone, mais en Côte d’Ivoire considérée comme le joyau des anciennes possessions françaises en Afrique, les Français sont encore plus dominants. En dehors du parlement, presque tous les grands services publics - eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques - sont gérés par des sociétés françaises ou par les intérêts de la France. La même chose se passe dans le commerce, la construction et l’agriculture.

En bref, le pacte colonial a créé un mécanisme juridique dans lequel?France obtient une place particulière dans la vie politique et économique de?ses anciennes colonies.

Les grandes questions

De quelle manière significative, lequel des 14 pays CFA peut se dire être indépendant?

Si ce n'est pas illégal et un crime international, alors comment peut-on qualifier ce système?

Qu'est-ce qu’il faut pour mettre fin à cet état de servitude?

Combien ces pays CFA ont-ils perdus depuis 50 ans (et plus) «d’accord» ? (Rappelez-vous, ils ont dû emprunter leur propre argent de la France à des taux commerciaux)

Les Français ne savent –ils pas qu'ils vivent de la richesse des pays africains et ce depuis plus d' un demi-siècle ? Et s'ils le savent, est-ce que ca fait leur affaire ?

Quand est-ce que la France va commencer à rembourser l'argent qu'ils ont aspiré à partir de ces pays, non seulement directement à partir de l'intérêt sur les réserves de trésorerie et les prêts que ces pays ont eu à prendre , mais aussi sur la perte de revenus provenant des ressources naturelles des pays vendues en France en dessous du taux du marché ainsi que les pertes de revenus résultant de l'attribution de contrats à des entreprises françaises lorsque d'autres entrepreneurs auraient pu faire des choses pour moins cher ?

Est-ce qu’un tel «accord» existe entre la Grande-Bretagne et ses anciennes colonies, ou ont-ils vraiment laissé aller quand ils ont laissé aller ?

Des malheurs que l'Afrique vit toujours...


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