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OPINION - L’Islam Sénégalais, une religion très particulière !, par Rosnert L. Alissoutin - SEYTOO.COM
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L’Islam Sénégalais, une religion très particulière !

Opinion

Des mécréants, se présentant comme des maîtres coraniques, utilisent d’innocents enfants pour s’enrichir. Ils les obligent à mendier jusqu’à des heures tardives et les soumettent à d’atroces supplices lorsqu’ils ne ramènent pas 300 F par jour.

Publié le 09 mars 2020, Rosnert L. Alissoutin

Les enseignements coraniques sont immuables mais les pratiques islamiques subissent inéluctablement l’influence de leurs milieux culturels respectifs. Au Sénégal, comme partout ailleurs en Afrique, des survivances animistes incompressibles ont insidieusement infiltré les religions monothéistes.

Le culte du marabout

C’est ainsi qu’à l’approche d’un remaniement ministériel, ces mêmes ministres qui faisaient la courbette aux autorités religieuses oublient Dieu et son Coran, se précipitent vers Tamba et Kolda, notamment, pour consulter des sorciers et obtenir une protection animiste afin d’éviter que le pain ne leur soit retiré de la bouche. A l’occasion de certaines commémorations confrériques, des fidèles sont prêts à faire pour le marabout ce qu’ils n’ont jamais fait pour Dieu. En effet, pour le marabout, ils sont prêts à s’accrocher à la porte d’un train ou d’un camion sur 200 kilomètres alors qu’ils rechignent à se rendre à la prière du vendredi dans leur propre quartier. D’autres versent des sommes importantes d’argent au marabout alors que leurs propres enfants sont mal nourris. A l’occasion de ces mêmes commémorations, beaucoup de pseudos fidèles ne se rendent dans les villes saintes que par suivisme, gourmandise ou pour des rendez-vous galants. Des femmes mariées profitent du caractère religieux de la manifestation pour obtenir de leur mari la permission de se rendre à des lieux de prière. Certaines d’entre elles en profitent pour rencontrer leurs amants ailleurs, d’autres se rendent effectivement dans les villes saintes, mais pour y honorer des rendez-vous adultérins.

L'exploitation des talibés

Des mécréants, se présentant comme des maîtres coraniques, utilisent d’innocents enfants pour s’enrichir. Ils les obligent à mendier jusqu’à des heures tardives et les soumettent à d’atroces supplices lorsqu’ils ne ramènent pas 300 F par jour. Il faut vraiment beaucoup d’imagination et de perfidie pour oser associer une activité aussi noble que l’enseignement de la parole de Dieu à une pratique aussi indigne que la mendicité. Parfois, des maîtres coraniques pédérastes s’amusent à violer les petits garçons placés sous leur autorité et utilisent la cravache pour les réduire au silence.

L'utilisation politicienne de la religion

Certaines autorités de l’Etat n’utilisent la religion et les confréries que pour satisfaire des intérêts politiciens. Elles se rendent dans les villes saintes avec un tapage médiatique et embarquent la caméra de la télévision nationale dans des visites strictement privées. Se faisant, ils sèment le trouble dans les esprits et trompent le marabout. C’est ainsi qu’à la veille des élections présidentielles, la RTS, fidèle troubadour du pouvoir en place, a passé et repassé une bande faisant dire au marabout de Touba que les travaux confiés au président sortant sont suspendus pour cause d’élection et seront poursuivis après les élections. Ce qui veut dire qu’il faut que le président sortant soit réélu pour poursuivre les travaux. Du moins, c’est ainsi que beaucoup de fidèles l’ont compris. Il n’est donc pas étonnant que c’est dans cette ville que le parti au pouvoir a réalisé des scores surréalistes et indignes d’une démocratie mature.

Dieu pour s'enrichir

Face à la pauvreté, le sénégalais ne recule devant rien pour trouver à manger. Il utilise Dieu et la religion pour s’enrichir. C’est ainsi que certains blasphémateurs chantent Dieu et son prophète dans des clips, CD et cassettes commercialisés sur le marché au même titre que des productions ordinaires. Des musiciens de renon ont produit des chansons reprenant textuellement des versets du Coran et, alors qu’on pensait qu’ils étaient animés par le désir de vulgariser les enseignements coraniques, ont vendu leur production et empoché l’argent. Certains de ces morceaux mentionnant le nom de Dieu ou du Prophète animent des boites de nuit pour accompagner des danses obscènes. A la télévision comme à la radio, des personnages et sociétés cupides utilisent le ramadan et le Saint Coran pour s’enrichir à travers des jeux SMS. Il est hallucinant de voir des personnes se disant musulmans qui, au lieu de servir Dieu, se servent de lui pour s’enrichir.

La vénalité des confréries

Feu Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh fait partie des rares marabouts à avoir prouvé son amour pour le Sénégal au-delà de la confrérie qu’il dirigeait. A chaque fois que le pays traversait des situations difficiles, y compris de simples grèves d’élèves, il prenait la parole pour calmer les esprits et prier pour la paix. Aujourd’hui, le pays connaît une situation pénible avec une économie perturbée par des coupures de courant récurrents, des jeunes qui meurent en mer sur le chemin de l’Espagne, une insalubrité souveraine dans les grandes villes entraînant la recrudescence du paludisme et du choléra, l’indignité de certains politiciens transhumants qui donnent un mauvais exemple à la jeunesse, le délaissement des familles des victimes du naufrage du Diola jamais égalé dans l’histoire mondiale de la navigation maritime,… mais aucun marabout n’en parle avec véhémence. Ils ne sortent vraiment de leur réserve que lorsque leurs intérêts immédiats sont menacés. Beaucoup de marabouts sont davantage intéressés par l’argent et les véhicules qu’ils reçoivent des politiciens. Ils donnent des consignes de vote en faveur du politicien le plus offrant, sans même connaître son programme. On a même vu des marabouts défier Dieu en obligeant leurs fidèles à poursuivre le jeune, alors que le croissant lunaire apparaît nettement aux yeux du plus aveugle des sénégalais. Si la fonction de Marabout est aujourd’hui de plus en plus démythifiée, c’est parce que des individus ordinaires se sont autoproclamés marabout par le simple fait que leur père l’était, alors qu’eux même n’ont rien prouvé du point de vue de la piété et de l’érudition.

La religion, prétexte pour parader

La pauvreté et la tendance au folklore contribuent à dénaturer les pratiques islamiques au Sénégal. Les musulmans du Sénégal, en général, ne voient pas la signification religieuse de la Korité ou de la Tabaski. Ils oublient Dieu à ces occasions et s’enlisent dans une course effrénée pour des vêtements neufs et de la nourriture grasse. Dans le même registre, les cérémonies de deuil sont transformées par les femmes en défilés de mode. Après quelques larmes de crocodiles vites séchées, on en fait un lieu de retrouvailles. Curieusement, personne ne pleure aux heures qui repas qui sont d’ailleurs les heures d’affluence. Certains réclament même de la boisson et du lait caillé. Le détournement des événements religieux à des fins purement festives s’observe également chez les chrétiens. Le 24 décembre, veille de la célébration de la naissance du Christ, est l’occasion de la bombance et de la permissivité. Après une nuit d’excès, certains fêtards, épuisés d’ivresse, ne voient même pas le soleil du 25 décembre.

Un Islam à nettoyer

Chacun est libre de pratiquer le culte de son choix. Mais lorsqu’on se réclame d’une religion donnée, on a le devoir d’observer ses règles. Il faut avoir le courage de débarrasser l’islam de certains guides opportunistes et situationnistes. Il faut oser parler de ces pratiques malsaines entretenues par des supposés intouchables qui contribuent à donner une mauvaise image de l’islam.


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