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OPINION - Une réflexion sur la pornographie, par Dennis - SEYTOO.COM
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Une réflexion sur la pornographie

Opinion

« Mon mari se connecte sur des sites pornographiques sur Internet. Ferait-il soudain une crise d’adolescence ? Y a-t-il en lui un vicieux, un pervers que j’ignorais ? Comment peut-il y trouver de l’intérêt ? Les hommes seraient-ils naturellement voyeurs ? »

Publié le 02 avril 2020, Dennis

L’internet est un formidable moyen de communication, pour le meilleur comme pour le pire. Les sites pornographiques, comme les autres, sont très facilement accessibles. Par ailleurs, devant son écran, chacun peut être sollicité, au bureau comme chez soi, sans rien demander par l’apparition automatique de fenêtres, de clips, de publicités…sans rapport avec le site visité. Un clic suffit alors pour les ouvrir…mais aussi pour les supprimer ! Tout cela les publicitaires et les marchands l’ont bien compris.

A la question posée, une première explication vient spontanément à l’esprit, qui parfois est valable : la vie sexuelle du couple ne satisfait plus le mari. Il rechercherait donc, via internent, une compensation, ce type d’exutoire visuel ayant même à ses yeux le ‘’mérite’’ de le détourner d’aller chercher ailleurs.

Une pulsion voyeuriste

En fait, l’explication n’est-elle pas plutôt à chercher dans le fait qu’il y a chez tout être humain (y compris chez la femme), une difficulté à maitriser l’instant sexuel, avec sa composante voyeuriste, qui peut s’hypertrophier chez certains ? Les commerçants du sexe savent exploiter cette pulsion avec des productions rentables, réclamant peu d’investissement dans des décors ou costumes…

La pulsion voyeuriste existe déjà chez le tout petit enfant, amplifiée dans les familles où les parents semblent vouloir cacher à l’enfant ce domaine mystérieux de la sexualité. Et elle se réactive à l’adolescence, période difficile avec l’exacerbation du désir sexuel qui accompagne la puberté : connaître le différent est tellement fascinant !

A noter que les femmes semblent maitriser plus facilement cette pulsion : elles ne courent pas les films X et elles sont, en général, plus bouleversées par le regard, la parole, la caresse de l’être aimé, que par la contemplation du nu. Ceci est en partie dû au fait que le sens principal chez l’homme est celui de la vue et qu’il sera donc plus sensible à ce qui sollicitera son regard, contrairement à la femme qui est plus sensible aux paroles.

Normalement, la vie sexuelle d’un couple sain, de désir ce voir est sublimé dans l’acte d’amour et devient contemplation, émerveillement. Il y a un érotisme conjugal de bon aloi, une volupté chaste, que l’on retrouve dans le Cantique des Cantiques. Mais il est possible qu’il y ait des régressions momentanées vers des comportements adolescents. Et sans doute plus fréquentes et plus violentes chez les personnes dont la sexualité a été maladroitement refoulée par une éducation puritaine.

Ni dramatiser ce comportement, ni sous-estimer la culpabilité

Rien ne sert de dramatiser outre mesure ces comportements, qui, trop culpabilisés, peuvent devenir obsessionnels. Mais il ne faut pas non plus sous-estimer ni la culpabilité du mari, ni la blessure de l’épouse qui découvre cela. Elle peut se sentir trompée, salie. Une discussion franche, une écoute compréhensive, une sincère demande de pardon, peuvent permettre de retrouver la sérénité.

Si la consultation des sites pornographique n’est qu’accidentelle l’homme peut s’en guérir en prenant conscience qu’il s’agit d’un comportement touchant la dignité de la personne humaine, à commencer par la sienne, réduite à sa dimension génitale. Et que par ailleurs, il n’est rien de plus monotone que la pornographie, seuls les fantasmes laissant croire qu’il y a tellement à voir.

Mais cette réflexion de bon sens peut ne pas suffire. L’usage de la pornographie peut être devenu une drogue qui a créé une dépendance. Une drogue dont on ne guérit pas seul, mais avec l’aide d’un entourage bienveillant, de la prière, de la force du sacrement de réconciliation. Et d’un thérapeute lorsque la dépendance parait trop installée.


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