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Pourquoi l’éducation sexuelle est-elle toujours taboue au Sénégal ?

Amour, couple et famille

Tout le monde pratique le sexe un jour où l’autre alors pourquoi faire comme si on n’était pas concerné ce n’est pas normal. Je pense que qu’on devrait discuter librement de cela car c’est un fait social ».

Mis à jour le 23 novembre 2020, Seytoo
Pourquoi l’éducation sexuelle est-elle toujours taboue au Sénégal ?

La sexualité, ensemble de phénomènes relatifs à l’instinct sexuel et à sa satisfaction. Aborder la sexualité des jeunes c’est faire référence à leur éducation sexuelle même si cela représente un tabou chez certains.

Au Sénégal, les questions liées au sexe sont perçues comme des sujets personnels, tabous, agressifs voire honteux. Souvent, les personnes qui discutent de sexe ou de sexualité, le font de manière discrète pour ne pas s’exposer au jugement des autres.

Aujourd’hui, si certains parents continuent à se voiler la face quand il s’agit de la sexualité des jeunes, ce n’est sûrement pas le cas des médias, de certains professionnels de santé et des ONG qui s’occupent de ces questions. Ces structures se lancent le défi de promouvoir l’éducation sexuelle des jeunes afin d’informer ces derniers sur tout ce qui est en rapport avec le sexe.

Toutefois, ces structures ont besoin d’être appuyées par la famille plus spécifiquement les parents qui ont également le devoir de protéger les jeunes tout en leur préparant à aborder la sexualité de manière responsable et préventive par rapport aux conséquences que cela peut engendrer. Mais les réalités socio-traditionnelles du Sénégal font de l’éducation sexuelle une lutte perdue d’avance car dans une perception massive, il est incompréhensible d’imaginer un parent ou un enseignant donner des conseils aux jeunes adolescents (qui représentent la couche la plus vulnérable) sur la pratique sexuelle. Cela pourrait également être mal interprété par certains dans la mesure où discuter de sexualité avec un adolescent ne fait pas parti des valeurs socioculturelles du Sénégal.

Souvent l’éducation sexuelle est perçue comme étant propre aux occidentaux, intégrer cela à l’école ou au sein des familles au Sénégal serait en quelque sorte pervertir les jeunes pour certains. Dans certaines communautés, la jeune fille est tenu de préserver sa virginité jusqu’au jour où elle sera donné en mariage et dans ces communautés, évoquer l’éducation sexuelle serait bafouer la tradition qui a un caractère sacrée. De ce fait, certains conservateurs s’opposeraient fermement à l’idée d’une émancipation sexuelle des jeunes filles. Pour d’autres, ces dernières sont plus exposées aux MST, aux grossesses non désirées car elles ne disposent pas d’informations nécessaires par rapport au comportement sexuel et aux différentes modes de prévention.

Cependant, l’évolution des mentalités fait que certains parents ont pris conscience du rôle qu’ils ont à jouer pour permettre aux jeunes dès l’âge de la puberté d’éviter certains risquent lorsqu’ils seront prêt à s’engager dans une activité sexuelle.

Quoi que l’on dise à ce sujet, l’optimisme est moins présent et le fait en est que les adolescents se livrent très tôt (vers l’âge de 16 ans) à la sexualité et les parents ne se rendent pas souvent compte de cela, étant moins présent à la maison, où souvent la communication est presque inexistante. Certains Ados ont peur, quelque fois honte de se confier aux parents quand il s’agit de parler de sexe car l’éducation qu’ils reçoivent est basée sur un rapport de force, d’obéissance ou de dominant, dominé. La liberté d’expression est à la limite contraignante et restreinte. S’il y a des parents qui disent non à l’éducation sexuelle, d’autres par contre diront « vaut mieux prévenir que guérir »

Selon Joseph Méki: « L’éducation sexuelle est une nécessité face aux bouleversements sociaux auxquels sont confrontés nos sociétés. Refuser de voir la réalité en face et reléguer la sexualité dans le rang des tabous, c’est fermer les yeux sur un phénomène de société à l’ampleur sans précédent. L’éducation sexuelle est indispensable si nous avons pour objectif d’endiguer l’évolution des MST (SIDA) et le fort taux de grossesses précoces ».

D’après Oumou : « l’éducation sexuelle ne fait pas partie de nos réalités socioculturelles mais cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas l’appliquer chez nous. Les parents doivent se sentir libre de discuter avec les enfants sur les questions de sexualité. Cela ne devrait plus être un tabou. Il faut rompre avec les ides archaïques et évoluer avec le temps. Tout le monde pratique le sexe un jour où l’autre alors pourquoi faire comme si on n’était pas concerné ce n’est pas normal. Je pense que qu’on devrait discuter librement de cela car c’est un fait social ».


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