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Beauté feminine : quand les vraies femmes font face aux “fausses…”

Société et style de vie

« Les Sénégalaises se dépigmentent dès... »

Mis à jour le 23 janvier 2021, Seytoo
Beauté feminine : quand les vraies femmes font face aux “fausses…”

Comment répondre aux besoins des femmes en soins de la peau qui soient accessibles et naturels ? Quelles sont les potentialités de la cosmétologie dans un pays comme le Sénégal ? Ce sont là, entre autres questions, auxquelles Madame Mame Khary Diène Ndiaye, cosmétologue a répondu au cours d'un entretien qu'elle a accordé à la rédaction de Sud quotidien.

Que pensez-vous de la campagne Nuul kukk ?

Mame Khary Diène Ndiaye : C’est bien que les Sénégalais s’insurgent contre une publicité qui vend un produit éclaircissant et non naturel. Il y a d’autres moyens à médiatiser. iI faut qu’on apprenne aux gens la beauté noire, la fierté d’être noir. On doit s’atteler à réveiller ce sens de l’identité noire, de la négritude, il faut être fier de montrer ses cheveux crépus, sa peau noire, ses yeux noirs.

Comment expliquez-vous la recrudescence de la dépigmentation chez les femmes ?

Il n’y a pas une recrudescence de la dépigmentation mais plutôt de produits dépigmentant sur le marché. Le phénomène existe depuis longtemps et des études ont montré que 52% des femmes sénégalaises se dépigmentent la peau à partir de 14 ans. Le Sénégal vient juste après l’ex Zaïre (République démocratique du Congo, Ndlr), dont 54% de la population pratique la dépigmentation. La réglementation laisse complètement ouvert le marché à des produits dont la majorité est nocive. Notre pays regorge de produits importés dont le taux d’hydroquinone dépasse parfois les 18 %. Alors que la réglementation mondiale autorise 2%.

Il n y a pas de contrôle, pas de régulation. Ces produits tuent et sont de véritables bombes à retardement en termes de santé publique. Il y a aussi que des produits pharmaceutiques sont détournés de leur objet premier pour constituer des mélanges de différents produits, c’est dire que certaines femmes ne savent même pas ce qu’elles mettent sur leur peau. Il existe même des «xawaare spécial xessal»

Quelles actions concrètes préconisez-vous ?

Des lois existent, il faut les appliquer. Par exemple, l’importation d’hydroquinone est interdite au Sénégal. On ne peut pas dissuader une personne de faire du « xessal ». Il faut réfléchir aux moyens de valoriser la peau noire et d’inculquer la fierté d’être noir. Il faut sensibiliser, notamment au niveau des médias. Il ya une place à prendre sur des émissions autour de la femme noire, de peau noire.

Comment les femmes peuvent-elles répondre concrètement à leurs besoins en soins de la peau en respectant les normes sanitaires et à moindre coût ?

Il faut valoriser nos produits locaux. C’est ce qu’on consomme qui nous fait vivre et qui nous fait mourir. J’exhorte les femmes qui ne peuvent pas se passer de la dépigmentation à utiliser des produits naturels. Deux cuillérées à soupe de poudre de pain de singe, que nous appelons « peundeuxu buy » contiennent six fois plus de calcium qu’un verre de lait, six fois plus de potassium qu’une banane, sans parler du magnésium et de la vitamine C. Le moringa oleifera que nous appelons «neverdie» a des vertus inexploitées, et des études montrent qu’il est efficace contre le cancer. Le Créateur ne se trompe pas, nous disposons de produits naturels et très accessibles. Notre peau noire est plus dense et plus épaisse, elle est différente car elle a des besoins différents de ceux d’une peau blanche, et tout ce dont nous avons besoin est à portée de main.

Qu’est ce que donc la cosmétologie ?

La cosmétologie concerne tout se qui touche à l’épiderme. Elle permet d’apporter des soins à la peau en utilisant des excipients qui agissent en profondeur sur la peau. Quand le problème de peau est sérieux, médical, il faut recourir à un dermatologue.

Quelle est votre domaine d’intervention ?

Nous consultons pour dépister les maladies de la peau, mai aussi pour caractériser le type de peau, sèche, grasse, mixte, jeune ; car en fonction du type de peau, on peut déterminer quel produit est plus adapté. C’est au terme du diagnostic que nous pouvons savoir s’il faut traiter à notre niveau ou diriger le patient vers un dermatologue.

La cosmétologie a-t-elle un avenir au Sénégal ?

Le marché de la cosmétologie est énorme. Ses ressources sont à base agricole. Près de 4000 femmes sont employées à Kédougou autour de produits comme le dattier du désert ou sump, le jujube, le carapa procera dit tulukuna dont une cousine, le carapa guianensis, est mise en gélules au Brésil pour soigner le cancer. Il y un grand potentiel à explorer.



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