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Ce qu’il faut comprendre du « Yéla », rythme et danse des festivités royales ?

Société et vie personnelle

Ce chant accompagnait les pionniers dans leur combat avec le cheval dépeint à travers sa noblesse, et la fidélité qui le caractérise dans son cheminement aux côtés de l’homme, de ses combats et ses voyages.

Mis à jour le 24 octobre 2020, Seytoo
Ce qu’il faut comprendre du « Yéla », rythme et danse des festivités royales ?

Né au Fouta, le Yéla a suivi le déplacement des populations pour s’implanter dans le Boundou, partie est du Sénégal, où il a conquis ses lettres de noblesses. Cette chanson de geste a été proposée au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Le Yéla est chanté par les femmes avec une mélodie ritournelle. « Yéla » signifie les vœux exhaussés, la chanson était dédiée aux Syssibés. Puisé dans le patrimoine hal pular, il a subi l’influence des langues du terroir comme le soninké et le mandingue.

Ce chant qui sert à ragaillardir les jeunes lors des cérémonies de circoncision se retrouve aussi dans les mariages pour les bains rituels accompagnant les veillées douces au clair de lune. Les baptêmes sont aussi les moments d’expression de ce genre musical. Lors de ces fêtes, celui qui a la chance de se trouver dans le viseur des Gawlo (griots) peut-être rehaussé au sein de la communauté, mais il doit se montrer généreux avec ceux là qui chantent ses louanges.

Les instruments traditionnels qui accompagnent le Yéla sont les bolons, sortes de cruches longiformes utilisées avec une rythmique accompagnant la gestuelle des mains et des pieds, ample et saccadée, les danseurs magnifiques dans les grands boubous, tournoyant des foulards au dessus des têtes. Le Oumbaldou, instrument de musique de forme cylindrique, est une sorte de calebasse était à l’origine mis à la cheville pour donner du tonus. Il tend à disparaître.

Yéla, yélé, la musique reste, la voix, l’air et la symphonie aussi qui appellent une dimension religieuse, culturelle et rituelle. Emmitouflé dans le patrimoine Bambaras et Soninkés, le lien est vite trouvé avec la grâce « sivolio », un rythme dédié aux chevaux de l’ancien Empire du Mandingue.

Ce chant accompagnait les pionniers dans leur combat avec le cheval dépeint à travers sa noblesse, et la fidélité qui le caractérise dans son cheminement aux côtés de l’homme, de ses combats et ses voyages.

Selon Samba Coumba Bâ, le Yéla s’est imposé dans cette partie orientale du pays où il est synonyme de festivité royale. Ce folkore Aoudoubé chante les gloires des Syssibés de Séoudé boulé Banné émanant des Gawlo boundoukhobé. L’histoire de Coumba Ndao et de son fils trouvé en train de puiser au niveau du seul point d’eau de la localité, reste pour lui le début de cette histoire du Boundou avec l’implantation des Fadoubés, les premiers habitants à coté des Guirobé. L’histoire retient que les premiers habitants dotés de pouvoirs surnaturels faisaient vaciller le puits et allaient comme la cruche vers l’eau pour puiser ce liquide.


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