Seytoo — Des idées et des histoires qui inspirent. Dis moi comment tu t'habilles je te dirai qui tu es.
×
menu
group
EN

Société
Afrique
Vidéos
Chroniques
Actualités

En cliquant sur « Je m'inscris », vous acceptez la Politique de Confidentialité de Seytoo.
Créez votre compte !
keyboard_arrow_left

Préc.


Partag.

save

Enreg.
keyboard_arrow_right

Suiv.

Société et style de vie

Dis moi comment tu t'habilles je te dirai qui tu es.

19 juillet 2021, Aiiman
Dis moi comment tu t'habilles je te dirai qui tu es.

Depuis longtemps, l’homme, dons son désir de modernité, n’a cessé d’évoluer même dans sa façon de s’habiller. Le vêtement alors a pris une place importante dans sa vie. Il le protège du climat, contre le regard des autres. Il le positionne dans la société. A un certain niveau, il symbolise le pouvoir; marque le rang social. En effet, chaque âge a connu son vêtement, du Moyen Age en passant par le XIXe siècle (l’époque de la révolution vestimentaire avec la naissance des premiers magasins) et le XXe (qui symbolise la libération du corps).

De cette liberté vestimentaire le siècle présent se trouve pris au piège et paie le prix des conséquences de ces multiples inventions. Les hommes et les femmes s’habillent de manière variée. Ils ne s’habillent plus dans le but de respecter autrui: la tendance, pour la plupart a changé. On s’habille pour séduire, provoquer. Alors le vêtement qui protégeait la pudeur est profané. Il n’est plus respecté; il est dépourvu de sa signification. Le corps humain est aussi profané, désacralisé.

Le vêtement devient un instrument, un moyen pour se décorer, de s’imposer sexuellement, d’agresser à cause d’un sentiment d’insuffisance, d’un manque d’acceptation de son corps et de sa valeur; il devient un atout, un avantage pour acquérir une renommée qu’elle soit bien ou mal. Il devient à la longue une arme pour vaincre, humilier et choquer. Ce sont des actes que le vécu quotidien de tout un chacun a une fois vu dans les rues, les lieux publics et religieux. N’en parlons même pas des bars, boîtes de nuit et de ces lieux indécents que la décence et l’éducation ne permettent de citer.

Et la cible de ce phénomène ou, disons le, de ce fléau se trouve être la jeunesse qui, du fait de la télévision, des magazines de la mode, d’internet, de la musique et des films, tombe sous le joug de l’influence des cultures et comportements imités et copiés ailleurs. En effet, le comportement et réaction de la jeunesse d’un pays sont vus par d’autres jeunes d’autres pays comme des modèles. C’est que l’homme «moderne» est pris aux pièges de la mode. Cette dernière l’a pris comme prisonnier à tel enseigne que l’homme, couché sous le brancard de la désillusion et l’engrenage de ses productions, n’arrive plus à contrôler ses désirs et ses plaisirs, ses envies et pulsions au point de tomber dans une cécité, glissant sous le sable mouvant du vice et ne résistant plus aux tempêtes et tourbillons du mal.

Mais qu’est-ce que alors la mode?

Du latin «modus» et de l’anglais «fashion», elle veut dire «mesure, manière». Elle peut se définir comme goûts collectifs, manières passagères de vivre, de penser, propre à une époque, à un pays, à une un milieu (voir Le Robert). Elle désigne également la diffusion d’un objet, d’un usage de façon éphémère. Selon Monique Jouet-Pinon, elle relève de la « fantaisie et de l’arbitraire »1. Elle révèle à l’homme sa « petitesse et son insignifiance ». Comparée à une femme infidèle du fait qu’elle change sans cesse et se contredisant, la mode manifeste des « pulsions inconscientes et sexuelles ». Elle cherche à attirer par l’originalité, le jamais vu et pousse ainsi l’homme dans des créations et inventions extravagantes, dévergondées et même ignominieuses.

On voit ainsi apparaître des habits que la décence, l'éducation et la dignité ne peuvent encaisser ni tolérer : lingerie, collants serrés, jupes aux fentes démesurées, vêtements transparents et provocateurs, des jeans perforés. Viennent s'ajouter la mode des fesses à moitié couvertes par de gros pantalons tombant sur les chevilles, de grosses chaussures délassées tout accompagné de look non conseillé. Cette manière de s'habiller est parfois prônée par des jeunes qui ignorent non seulement son origine, sa signification encore moins ses conséquences.

Etant une réaction au malaise des jeunes noirs américains, le phénomène à traversé les pays pour devenir un style. L'origine de ces pantalons au ras des fesses est typique de la vie carcérale américaine où la ceinture comme le lacet est interdit: ils sont vus comme une arme de suicide ou d'assassinat. Le port du pantalon sans ceinture devient alors une habitude même après la vie carcérale. Le monde du rap, du hip-hop va l'adapter comme style. Mais plus encore, ces comportements, habitudes et manières de s'habiller vont faire naître pour ceux qui l'adoptent des comportements agressifs; ils les poussent aux insultes, au vol, au viol et que sais-je encore. D'autres vont même jusqu'à intégrer le monde de la drogue, des gangsters; certains vont jusqu'au travestissement.

Même le jeune africain est tombé dans ce mirage. D'où lui vient cette inspiration d'imitateur aveugle. L'habit continue-t-il de faire l'africain?

Le vêtement, l'habit doit être un miroir pour marquer sa différence et sa diversité sans choquer les convenance. Il doit marquer et refléter notre personnalité, notre être intérieur. Il doit susciter le respect chez les autres, l'attention, la considération. La jeunesse semble oublier qu'elle sera des futures mères et des futurs pères. Elle oublie qu'elle doit fonder une famille, qu'elle doit gérer des responsabilité. Elle ne doit pas suivre les voies jadis prises par les aïeuls celles de la facilité, de la haine, de la violence, de la la guerre et même de ces désirs charnels et sexuels que seul le mauvais peut conseiller. La jeunesse doit craindre Dieu; elle doit mettre sa confiance et sa foi en Lui afin de se détourner du mal. La jeunesse doit revoir l'éducation reçue, faire un examen de conscience pour voir ce qui ne va pas. Dans chaque jeune, Dieu a mis un potentiel, un don unique et spécial! Pourquoi alors le gâcher dans des inspirations et habitudes mauvaises qui n'honore ni ne grandit la personne humaine?

▼ Nous vous recommandons