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Et si on parlait de ces hommes immatures ? - SEYTOO.COM

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Et si on parlait de ces hommes immatures ?

Société et style de vie

L’homme mature doit donc pouvoir connaitre ses forces et ses faiblesses, et gérer ses plus et ses moins sans jouer un rôle. Il a des craintes, des angoisses (légitimes !) mais il ne cherche pas à les fuir, plutôt il compose avec, en faisant en sorte qu’elles l’empoisonnent le moins possible.

Mis à jour le 01 décembre 2020, Seytoo
Et si on parlait de ces hommes immatures ?

En général une personne est considérée comme mature lorsqu’elle devient adulte, la maturité s’appréciant alors ici à l’aune de la plénitude morphologique. Ainsi, on serait mature parcequ’on est majeur. Toutefois cette approche me semble un peu trop relative et beaucoup trop hâtive puisqu’elle fait fi de la réalité mentale. Je pense qu’il ne faudrait pas confondre la notion d’adulte avec celle de maturité. Un individu est dit majeur lorsqu’il atteint l’âge de la majorité. Or la maturité va bien au-delà de cela. Elle prend en compte l’aspect physique certes, mais elle s’apprécie davantage au niveau psychologique, c’est donc plus un état de l’esprit qu’un état du physique. Derrière le qualificatif de « mature » se retrouve alors un ensemble de comportements qui rendent compte du niveau de développement psycho-somatique de l’individu. Chez l’espèce humaine, le moins qu’on puisse dire est que le genre masculin est assurément celui qui compte le plus d’adultes immatures.

Physiquement ce sont des hommes, mais mentalement ce sont des garçons. Certains de leurs agissements font tellement gamins qu’ils sont symptomatiques du « syndrome de Peter Pan », expression popularisée par le psychanalyste américain Dan KILEY dans un ouvrage éponyme paru en 1983. L’auteur y décrit les comportements de l’adulte-enfant qui refuse de grandir, c’est-à-dire de l’homme immature. Dans la vie quotidienne, cette immaturité est multiforme. Par exemple ces hommes qui continuent d’être accros aux dessins animés ou aux jeux vidéo. Bien sûr cela dépend de la dose à laquelle l’activité est pratiquée. Jouer aux jeux vidéo de temps en temps peut être agréable pour se détendre, mais le fait de continuer d’en être passionné alors qu’on a dépassé l’âge, ce n’est pas très adulte. Le monde de l’enfance et de l’adolescence est celui du virtuel, alors que celui des adultes est celui du réel.

Je parlerais également de la tenue vestimentaire. Il y a un moment où il devient impérieux d’abandonner des vêtements d’ados pour revêtir ceux de l’homme mûr. Le vêtement n’est pas qu’un accessoire, il est aussi le reflet de la personnalité de celui qui le porte. Le port de baskets, de grands tee-shirts et de gros pantalons baggy que certains baissent au-dessous des fesses pour laisser voir leur caleçon d’ailleurs très sale, est selon moi un signe extérieur d’immaturité pour des personnes d’un certain âge. Prenez par exemple ces antillais qui traînent dans des gares comme Châtelet, beaucoup avoisinent la trentaine, mais regardez comme ils sont ridicules et pathétiques dans leur habillement et leur gestuelle ! Mais bon, j’y reviendrai dans un prochain article.

L’immaturité se fait également jour dans les conversations. Je vise ici ceux qui se délectent principalement sur des blagues potaches ou sur des sujets graveleux. Le reste du temps, ils sont incapables de tenir une conversation sur des thématiques au-dessus du bas-ventre. Je ne parle même pas de ceux-là qui rotent, pètent et en rient. Voilà des attitudes qui chez un adulte, trahissent une certaine immaturité.

Mais c’est surtout dans ce qui relève du sexuel et du sentimental que les hommes font la preuve la plus criante de leur immaturité. En effet, pour épater leurs amis, beaucoup n’hésitent pas à s’inventer une vie. Je veux parler ici de ceux qui prennent leurs rêves pour des réalités en s’inventant des histoires avec des filles qu’ils n’ont aucune, mais alors aucune chance de séduire. Combien de filles n’ont-elles pas été salies par des rumeurs grossières et mensongères colportées par quelques garçonnets en mal d’affirmation ? Combien ont été surprises d’apprendre un de ces quatre matins qu’elles auraient couché avec untel alors qu’il n’en est rien. Tout ça parceque le saligot, trop frustré d’avoir été refoulé, s’est inventé une aventure avec la fille juste pour faire le beau devant ses amis du même âge mental que lui. Un comportement aussi puéril qu’indigne n’est malheureusement pas l’apanage de quelques ados pré-pubères d’une cour de récré. Non Non, il y’a aussi des hommes pourtant parvenus à l’âge adulte qui le font. L’espoir fait peut-être vivre, mais l’attente fait mourir; alors ceux là peuvent continuer de rêver leur vie avec des filles qu’ils n’auront jamais. C’est tout simplement honteux !

Leur imagination n’est fertile que dans des gamineries. Leurs affabulations alternent entre inventions et déformations. Ce sera le cas lorsqu’ils ressentent le besoin de dire le nombre de filles avec lesquelles ils ont déjà couché, et là ils mentent en vous multipliant le vrai nombre par deux, voire trois. Parfois ces enfantillages prennent des tournures plus vicieuses, notamment lorsque les mêmes énergumènes éprouvent un cynique plaisir à raconter leurs ébats sexuels jusque dans les détails les plus intimes, et ce sans aucun respect pour ces filles qui ont eu la mauvaise idée de séjourner dans leur lit. Tout ce sordide déballage participe d’une envie de se donner des airs de pseudo séducteur impénitent, qui se gargarise de prouesses sexuelles irréelles, pour mieux cacher sa frustration de ne pouvoir assouvir son appétence bestial.

Comme le disait l’essayiste Milan KUNDERA, « Le souci de sa propre image, voilà l’incorrigible immaturité de l’homme. » En effet, c’est pour se valoriser devant leurs congénères mâles, que ces hommes se font passer pour des tombeurs alors qu’ils ne ressemblent à rien du tout. La vérité est que le nombre de filles qui ont repoussé leurs avances n’a d’égal que le nombre de fois où ils se sont masturbés; et c’est justement la frustration résultant de cette avalanche d’échecs qui les conduit à raconter des bobards pour impressionner une poignée d’ignares. Dans son ouvrage précité, le psychanalyste Dan KILEY a mis ce comportement en exergue lorsqu’il dresse ainsi le profil de ce type d’homme : « Peu de temps après la puberté, il se met à la recherche d’une petite amie mais l’immaturité et l’infantilisme dont il fait preuve l’en empêchent. Il cache sa peur d’être rejeté et sa sensibilité derrière un masque de macho. Dans la plupart des cas, il est resté puceau assez longtemps (jusque vers l’âge de 20-22 ans), ce qui l’embarrasse et le pousse à mentir, jusqu’à se vanter de la façon dont il s’est imposé ou prévoit de s’imposer auprès des filles. Une fois qu’il n’est plus vierge, il pèche parfois par l’excès inverse, couchant avec toutes les filles qui veulent bien de lui, dans le seul but de se prouver qu’il est puissant. Quand il se trouve en présence d’une femme indépendante, une femme qui s’affirme, il ne ressent que de la colère, voire de la rage. Il a besoin d’une femme dépendante. Il est tellement incapable d’affronter sur un pied d’égalité une femme sûre d’elle qu’il ne va pas hésiter à la rabaisser. Il éprouve une certaine peur que ses amis le considèrent comme faible et peu viril. » Voilà une description dans laquelle beaucoup d’hommes se reconnaitront !

Selon moi, même si le fait pour un homme d’avoir du succès auprès des femmes peut effectivement être considéré comme flatteur, ça l’est plus sur le plan qualitatif que quantitatif. Eh oui ! Se vanter d’avoir couché avec trois filles c’est bien beau, mais je suis désolé, il n’y a absolument rien de valorisant dans le fait de s’être tapé une femme grosse comme un conteneur-poubelle, une femme bête comme une chèvre du Mali, et une femme qui a perdu la moitié de ses dents dans l’ouverture des bouteilles de bière et les bagarres de rue. Alors messieurs, un peu de sérieux, revoyez vos valeurs !

D’ailleurs, je pense que les hommes gagneraient à prendre exemple chez les femmes qui sont beaucoup plus discrètes sur le sujet. C’est bien connu qu’elles mûrissent beaucoup plus vite que nous ; ce même si cette longueur d’avance mentale s’amenuise aux encablures de la trentaine/quarantaine où les hommes commencent à rattraper leur retard. On comprend d’autant mieux pourquoi l’immaturité est l’un des défauts les plus fréquemment reprochés aux hommes par la gent féminine. Beaucoup préfèrent sortir avec des hommes plus âgés parcequ’elles trouvent que ceux de leur âge ne sont pas assez murs d’esprit. Bon c’est vrai que derrière le qualificatif d’«immature » les femmes mettent souvent tout et n’importe quoi alors qu’il faut faire la part des choses. Un homme n’est pas immature simplement parcequ’il ne répond pas à vos attentes.

A mon sens, pour dire de quelqu’un qu’il est « immature », encore faut-il être à même de savoir quelle sorte de comportement est approprié à tel âge. A cet effet, je tiens d’abord à relativiser en disant qu’on peut être mature dans un domaine (sur le plan professionnel par exemple) et immature dans un autre (sur le plan sentimental). Ensuite, la conception que je me fais de l’homme adulte et mature, c’est celle de quelqu’un qui sait analyser les choses de manière réfléchie, assumer de façon responsable et décider de manière consciencieuse. Quelqu’un qui ne court pas sans cesse après ce qu’il ne peut avoir mais qui sait vivre en bonne intelligence avec ce qu’il a, tout en s’adaptant aux situations. C’est quelqu’un qui n’a rien d’un mouton, il ne suit donc pas bêtement les autres et ne se laisse pas influencer par ses amis. Quelqu’un qui sait évoluer avec son temps et renoncer à ce qui n’est plus de son âge. Quelqu’un qui s’assume tel qu’il est. Mais la condition pour s’assumer c’est de bien se connaître.

L’homme mature doit donc pouvoir connaitre ses forces et ses faiblesses, et gérer ses plus et ses moins sans jouer un rôle. Il a des craintes, des angoisses (légitimes !) mais il ne cherche pas à les fuir, plutôt il compose avec, en faisant en sorte qu’elles l’empoisonnent le moins possible. Il allie en lui cette dualité entre force et fragilité, et ne se croit pas invulnérable ; il ne ressent non plus le besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. L’homme mature a quelques certitudes et principes qu’il a fait siens, il défend ainsi ses idées avec conviction. Même s’il a de nombreux doutes, il reste curieux et respectueux des avis d’autrui.

Sur un plan plus intime, l’homme mature protège son jardin secret, son intimité, ses conquêtes passées ou présentes. Il sait ce qu’il peut dire et ce qu’il ne peut pas dire à ses « potes », et en tout état de cause, il ne se sent pas obligé de leur raconter comment il a tenu telle fille en haleine toute la nuit comme ceci, ni comment telle autre l’a sucé comme cela. Il se respecte et il respecte les filles qui ont partagé son lit.
Enfin, l’homme mature sait qu’il n’est pas arrivé à la parfaite maturité, mais il chemine et continue d’avancer vers cet idéal.


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