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Les médias ou la manipulation de l’opinion : saviez-vous comment ça fonctionne ?

Société et vie personnelle

Tandis que la diffusion des séries américaines bon marché par nos télévisions transforme la culture européenne et lui fait adopter progressivement les valeurs américaines.

Mis à jour le 27 octobre 2020, R.Kortenhorst
Les médias ou la manipulation de l’opinion : saviez-vous comment ça fonctionne ?

On a l’habitude d’appeler la presse le « quatrième pouvoir », les trois autres étant, bien entendu, le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Mais, la presse, ou plus exactement les médias, ne constituent-ils pas plutôt le premier pouvoir, la clé de l’action politique ? Pourtant, ce pouvoir tellement influent est à peine évoqué par la Constitution belge… et si peu par la loi ! Cette lacune législative constitue la brèche par où s’est infiltrée la dictature rampante qui nous gouverne.

Dictature mondialiste bien entendu : Léo Bogart ne défendait-il pas déjà, en 1956, dans son livre « l’âge de la télévision » l’idée selon laquelle on assisterait sous l’influence de ce média à une uniformisation de la culture et à la disparition des cultures particulières.

Herbert Marcuse affirmait dans « l’homme unidimensionnel » (1964) que les mass-médias sont l’instrument d’une manipulation qui viserait à rendre les sociétés irrationnelles, totalement " intégrées " et passives comme elles ne l’ont jamais été. Les techniques de communication standardisées sont, selon lui, un boulevard pour la démagogie et la médiocrité, privilégiant ce qui unit au dépens de ce qui divise. Ils diffuseraient une néo-culture soporifique, incitant plus à l’évasion qu’à l’affrontement du réel.

Le Canadien Marshall McLuhan, franchit encore une étape lorsqu’il lance sa formule lapidaire « le message c’est le médium » : ce qui importe, ce n’est pas le contenu du message, mais la façon dont il est transmis. « Les médias, depuis la presse à imprimer jusqu’à l’ordinateur, conspirent pour changer simultanément l’homme et la société ».

Selon Jacques Ellul, avec la dissolution des groupes primaires tels que la famille, il n’y a plus rien qui puisse faire écran entre les moyens de communication de masse et l’individu. De plus, selon lui, le bien-être est objectivement l’allié d’une propagande dont le support principal est « l’information ». La surinformation accroîtrait la vulnérabilité des individus à la propagande et aux idéologies en vogue.

Francis Balle résume : « es médias agissent à la manière d’une drogue, anesthésiante ou stimulante. Ils sont capables de faire faire n’importe quoi, à n’importe qui, n’importe comment et n’importe quand ».

En fait, les principes d’une telle manipulation sont simples, même s’il n’est pas si aisé de les mettre en œuvre.

L’être humain fonctionne de manière schématique comme une mécanique. Toute perception est analysée par le système nerveux, ou le cerveau, suivant des " grilles d’interprétation ". Le résultat qui en ressort détermine, en fonction de divers critères, et notamment en comparant avec des situations semblables antérieures (l’expérience), s’il faut agir, et quelle est la réaction la plus adéquate. Celle-ci est, en général, tout-à-fait prévisible pour celui qui connaît parfaitement " la grille " de l’individu. Cette dernière est, en effet, directement liée à sa personnalité, son système de valeurs, ses normes et motivations… subtil mélange de physiologie et de vécu.

En gros, à chaque stimulus correspond, pour un individu donné, une réaction type.

S’il s’avère complexe d’étudier un individu particulier pour tenter de prévoir son comportement (ce n’est en général " rentable ", pour un manipulateur, qu’en ce qui concerne les décideurs, politiques, économiques ou les leaders d’opinion), il est beaucoup plus aisé d’étudier statistiquement une population spécifique et les réactions de " l’opinion " à une information donnée.

Ce sera même d’autant plus aisé que l’on aura fait appel aux émotions et aux sentiments plutôt qu’au raisonnement. En la matière, on se rapproche en fait de l’arc réflexe, et la prévisibilité du comportement devient très grande.

Il ne reste plus dès lors qu’à effectuer des choix tactiques quant aux informations qui seront diffusées, quant à la manière dont elles seront propagées et quant à la façon dont elles seront commentées, de sorte que la réaction de l’opinion publique soit celle que l’on attend. De toutes façons, de telles décisions sont devenues une nécessité matérielle, vu la surabondance des informations disponibles. Les choix importants sont opérés de manière consciente et concertée dans le chef de certains manipulateurs. Mais en ce qui concerne la routine, la sélection est simplement le fruit inconscient des normes et valeurs diffusées dans le microcosme des médias par ces mêmes manipulateurs. Le " contrôle social " opéré dans le petit monde des médias mène inévitablement au conformisme et à l’autocensure.

Les grandes agences de presse et les publicitaires sont des éléments clés de la manipulation de l’opinion. Les premières constituent un oligopole de l’information mondiale : elles trient l’information, sélectionnent les nouvelles sur lesquelles l’attention des opinions publiques sera attirée et n’hésitent pas à passer des faits essentiels sous silence. Les journalistes ne peuvent traiter le plus souvent que l'information qu'on leur fournit. La nécessité de "coller à l'actualité" augmente encore considérablement la possibilité de se faire manipuler.

Les publicitaires jouent, quant à eux, un rôle plus important encore. La publicité, en tant que telle représente, selon des études américaines, le facteur principal de l’évolution des mœurs ! La publicité permet notamment de faire passer des messages implicites, qui n’ont rien de commercial. De plus, les publicitaires peuvent également influencer indirectement la presse: ils constituent souvent la première ressource de médias perpétuellement en quête de moyens financiers.

Cependant, comme le sociologue P.F. Lazarsfeld notamment, l’a montré, on assiste parfois à des réactions de rejet : l’individu se rend compte de la manipulation et adopte un comportement contraire aux attentes du manipulateur.

Toute la subtilité et l’adresse du manipulateur consiste, dès lors, à modifier progressivement les " grilles d’interprétation " des individus qui composent l’opinion. Et cela se fait par la répétition de messages apparemment anodins, mais qui s’imprègnent subrepticement dans le subconscient des individus. Par exemple, le fait de placer systématiquement, dans tout groupe, des personnes au physique manifestement non européen, amène progressivement la majorité des belges à considérer la présence d’étrangers comme normale. En représentant dans les publicités la cellule famille sous la forme du père, de la mère et d’un enfant, l’opinion publique en arrive à considérer qu’un seul enfant est la norme. Tandis que la diffusion des séries américaines bon marché par nos télévisions transforme la culture européenne et lui fait adopter progressivement les valeurs américaines.

En matière de médias, rien n’est innocent. Et le silence moins que tout.

Dès lors, celui qui maîtrise bien les techniques de manipulation de l’information et qui en use avec circonspection, peut mener l’opinion publique, c’est-à-dire la majorité des citoyens à se mobiliser dans un sens ou dans un autre, en fonction de ses objectifs. Lorsque l’on sait qu’en " démocratie " les politiciens tournent casaque au gré de ce qu’ils croient être l’opinion, on ne peut qu’en conclure que celui qui tient les rênes de l’information et des médias dirige en fait la société. Le " quatrième pouvoir " est donc bien un terme impropre : en réalité, il s’agit de la clé de la puissance politique et du pouvoir réel.

Le Constituant ne s’est guère préoccupé des médias. Il s’est borné à proclamer pieusement la liberté de presse. Cet oubli, grave de conséquences, a permis à des poisons redoutables de se répandre. Du fait des manipulations des médias, l’idéal démocratique est, plus que jamais, devenu une façade, un « village Potemkine ».


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