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Mannequinat au Sénégal : quand les sentiments mènent le pas !

Société et style de vie

Si on est sûr de son potentiel, si on sait ce qu’on vaut dans le milieu, alors on ne cède pas aux chantages comme le prétendent certains mannequins.

Mis à jour le 01 décembre 2020, Seytoo
Mannequinat au Sénégal : quand les sentiments mènent le pas !

Pour beaucoup de stylistes sénégalais, les choses vont bien non grâce à leurs collections, mais grâce «aux commandes de tous les jours», affirme Djojo Mbow, assistante de la styliste Binta Salsao. En effet, le milieu du stylisme sénégalais n’est pas comme à Paris où l’on trouve les plus prestigieux noms de la haute couture. Leurs collections sont présentées deux fois par an, et elles lancent la mode qui sera ensuite copiée et portée dans le monde entier même jusqu’à Dakar.

Tout de même «le milieu du stylisme se passe assez bien pour moi, car en si peu de temps je suis arrivée à me positionner», confie Nabou Diagne. Selon elle, un défilé coûte cher, sans parler des sponsors à trouver, des modèles à présenter et des taxes à payer. Cependant, elle dit avoir des rapports très faciles avec les mannequins, les considérant presque comme des collègues. Il y en a avec qui elle a défilé et qu’elle utilise aujourd’hui pour son compte. Ce sont ces mêmes genres de rapports que les mannequins entretiennent avec les stylistes. «Nos rapports avec les stylistes sont un peu spéciaux. Elles sont pour la plupart nos amies, nos sœurs ou nos mamans, alors que ça ne devrait pas fonctionner ainsi. Finalement on fait tout ce qu’elles nous demandent. Il arrive même qu’on ne parle d’argent qu’une fois sur le podium», lance Aïta Diop. Et pourtant, même les stylistes déplorent ce manque d’organisation qui selon Nabou Diagne, ne leur facilite pas la tâche. «Même si c’est plus cher, je préfère utiliser des professionnels pour avoir un bon rendement», ajoute Nabou Diagne.

Parlant de cachets, elle paye ses mannequins en fonction de l’ampleur du défilé. Et cela peut tourner autour de 35 000, 50 000 à 100 000 francs Cfa.

Pour autant que ce métier commence à être perçu dans le pays , certains Sénégalais y voient toujours, comme il y a quelques temps, «une profession de mœurs légères». «Ce n’est pas un milieu très sain, parce qu’une fille sur un podium, bien habillée, ça attire, et logiquement après les défilés, elles sont sollicitées de gauche à droite. Mais il faut savoir ce que l’on veut avant de monter sur un podium, avoir la tête sur les épaules, ensuite se dire qu’on est venu pour bosser et pas pour autre chose», affirme Nabou Diagne, styliste. Selon Aïta Diop, ce n’est pas totalement faux d’avancer que le milieu du mannequinat est vicieux. Car les mannequins sont tout le temps sollicités, et ils ont facilement accès aux milieux de détente. Mais c’est à eux de refuser et de ne pas céder à la tentation. C’est aussi valable pour la secrétaire de direction, pour la chargée de communication d’une entreprise, que pour une journaliste.

D’ailleurs, dans tous les corps de métier, il y a des bons et des mauvais. «Maintenant, c’est à nous de tout faire pour ne pas tomber dans le piège. Mais, si aujourd’hui les gens continuent à penser que nous sommes des filles faciles, c’est qu’il y a quelque part des mannequins qui se comportent mal. Et cela entache toute la profession», martèle-t-elle. Mais alors qui sont ces mauvaises herbes qui pourrissent le milieu ? A en croire la présidente de l’Association des mannequins du Sénégal, il y a des harcèlements sexuels dans plein de services, et celles qui les acceptent sont souvent celles qui n’ont pas d’arguments à faire valoir. Et dans le métier de mannequinat, c’est pareil. Si on est sûr de son potentiel, si on sait ce qu’on vaut dans le milieu, alors on ne cède pas aux chantages comme le prétendent certains mannequins.

C’est pour réaffirmer qu’il y a des gens qui se retrouvent dans le métier car ils n’ont rien d’autre à faire ou n’ont pas le choix. Ils sont communément appelés des «annequins» dans le jargon de la profession.

Ces derniers sont des proies faciles pour les loups du milieu. A côté d’eux, il y a les mannequins qui veulent devenir branchés. Mais Clémence scande : «J’avoue qu’on n’a pas besoin de fumer pour être accepté, on n’a pas non plus besoin d’être aperçu dans toutes les boîtes de nuit de la capitale pour être branché.» Quoi qu’il en soit, c’est aux mannequins de rehausser l’image de leur métier.


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