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Mieux on comprend une personne et moins on se permet de la juger. Pourquoi ?

Société et vie personnelle

Le fond du problème, radicalement, c’est surtout de savoir si cela a vraiment un sens de juger moralement ce qui est.

Mis à jour le 18 octobre 2020, Seytoo
Mieux on comprend une personne et moins on se permet de la juger. Pourquoi ?

Nous avons tendance à juger les autres, à les condamner, comme nous sommes aussi très prompts à nous juger nous-mêmes et à nous condamner. C’est un mouvement quasi irrépressible qui se traduit par des formules du type : « ce n’est pas bien », « c’est mal», « tu devrais avoir honte ». Ce qui s’appelle moraliser quelqu’un.

Mais qu’est-ce qui autorise le jugement moral ? Pour juger moralement, il faut nécessairement comparer ce qui est avec une représentation de ce qui devrait être.

Nous pouvons aussi passer de l’adéquation à la condamnation de manière impulsive. Je trouve une chose « très bien », je porte aux nues une personne, et le lendemain je suis tout à fait capable de détester et de condamner ce que j’ai aimé et qui m’a déçu. Enfin, très curieusement, en jugeant moralement, nous croyons assumer une position d’autorité incontestable. Celui qui condamne est souvent sûr de lui, il sait ce qui est bien ou ce qui est mal. Il est donc toujours surpris quand il est jugé à son tour. D’une façon générale, nous passons notre temps à juger les autres, mais nous avons horreur d’être jugé.

Nous avons tous un jour ou l’autre reçu ce conseil de ne pas juger, surtout quand on ne connaît pas. Nous savons ce que représentent les préjugés, quels torts ils peuvent causer et nous devrions tout de même savoir nous en prémunir

Le fond du problème, radicalement, c’est surtout de savoir si cela a vraiment un sens de juger moralement ce qui est. Comment savons nous qu’une chose est « bonne » ou « mauvaise » ? Le bien et le mal existe-t-il vraiment dans les choses que nous puissions nous sentir autorisé de déclarer que ceci ou cela est bien ou mal ?

Le jugement moral est une caractéristique spécifiquement humaine qui n’a de sens que pour l’homme et ne saurait être étendue au règne de la nature. Cela n’a guère de sens de reprocher à la nature d’avoir fait tremblé la terre en disant « ce n’est pas bien ». S’imaginer que ce qui arrive dans la nature est une punition de Dieu est du même ordre. Nous n’allons pas reprocher au chat d’avoir attrapé un oiseau pour lui faire la morale en lui disant « que ce n’est pas bien »…

Nous estimons qu’un être humain, ce n’est pas un animal et qu’il peut dépasser les pressions vitales de l’instinct et suivre des règles morales. S’il ne le fait pas, et que par ailleurs la société exige qu’il satisfasse à ses obligations, pour qu’une vie authentiquement humaine demeure possible, il est donc en faute.

Chacun d’entre nous décide de ce qu’il fait et le justifie, à partir de la représentation du monde qui est la sienne. Rigoureusement parlant, personne ne fait rien de mauvais, compte tenu de sa représentation du monde. Nous faisons ce qui nous paraît le meilleur. C’est notre point de vue qui est souvent limité. En matière de jugements moraux, les désaccords viennent de point de vue différents, points de vue qui soutiennent chacun un modèle différent de représentation du monde.

La question n’est pas de savoir si c’est « bien » ou « ce n’est pas bien », mais de savoir si telle ou telle décision nous conduit bien là où nous désirons aller.
La question est donc d’être pleinement conscient de nos choix et de mettre en accord nos actes avec nos propres paroles. De ce point de vue, il y a bien des bonnes et des mauvaises décisions, il y a des choix intelligents et pertinents et des décisions stupides et irresponsables.

Les incantations des donneurs de leçons ne sont pas efficaces. La culpabilité n’a jamais été bonne conseillère. Ce dont nous avons besoin, c’est de comprendre où sont nos erreurs, de comprendre là où nous avons fait fausse route. Ne pas juger donc, mais aider à comprendre.

Laissons donc les jugements de valeur et mettons l’accent sur l’observation et la compréhension des hommes tels qu’ils sont et non tels que nous voudrions qu’ils soient. L’homme idéal, cela n’existe pas. C’est peut être même une contradiction interne. Il y a les hommes réels, avec leurs incertitudes, leurs limites, leurs faiblesses, leurs erreurs, leur ignorance et ce feu intérieur qui les pousse à donner le meilleur d’eux-mêmes, mais aussi leurs égarements et leurs sursauts, leurs ténèbres et leur lumière.

Exiger, à coup de jugements moraux, de l’homme réel qu’il soit idéal est au fond très cruel. Il est ce qu’il est. Ni bon, ni mauvais. Dans le monde relatif, rien n’est absolu. Les hommes sont ce qu’ils sont, ils sont parfaits dans leur imperfection même, ils sont parfaits dans leur unique et originale singularité.

Celui qui condamne et se répand en jugements moraux, n’aime pas les être humains tels qu’ils sont, parce qu’il ne les comprend pas. Il exige beaucoup, et c’est son amertume qui lui dit les hommes ne sont jamais à la hauteur. Et c’est de là qu’il tire sa férocité critique. Mieux on comprend une personne et moins on se permet de la juger. L’élan de l’amour fait d’avantage pour réparer et construire que les critiques acerbes. L’amour ne prononce pas de jugement et ne montre pas du doigt une faute. C’est l’intellect coupant qui pointe du doigt le reproche et plante le jugement moral.

Aucune action n’est sans conséquence. Ce n’est pas une question de bien/mal, mais de processus. Nous pouvons nous tromper et faire fausse route. Il s’agit avant tout de mettre en accord nos actes avec nos choix et pour cela de comprendre qu’il y a des conduites qui ne mènent pas dans la direction où nous souhaiterions aller et rectifier une décision s’il le faut.


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