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Pourquoi tant de mensonges sur l’histoire du Sénégal ? Ce que vous ignoriez !

Société et vie personnelle

Sénégal, une histoire bourrée de mensonges (Par Ousmane Dramé, NYC USA)

Mis à jour le 30 octobre 2020, Ousmane Dramé
Pourquoi tant de mensonges sur l’histoire du Sénégal ? Ce que vous ignoriez !

L’histoire de mon pays a été falsifiée d’une façon insolente et brutale, par des hommes venus de nulle part: le blanc colonisateur, le griot égare, et le complexe élu ou riche. L’histoire joue un rôle très important dans un pays, par cette discipline, les peuples et les nations s’identifient. Malheureusement, l’histoire du Sénégal est teintée de mensonge, juste pour glorifier certaines grandes familles. Même dans la partie religieuse, nous trouvons du maquillage; exemple l’intégration de l’Islam et l’origine des confréries ou sectes au Sénégal.

Le théâtre de classe est devenu un grand business pour les griots oisifs, une affaire ridicule qui déshonore toute la nation sénégalaise. Plusieurs de ces malades se sentent inconfortables avec leur origine. Même les grandes familles s’identifient par la branche paternelle, la maternelle est moins considérée. Les arrivistes veulent coûte que coûte appartenir á une grande famille maraboutique, aristocrate ou royale, pour une affaire de noblesse. Ces retardés dépensent d’énormes sommes d’argent pour des chansons inutiles dans les boites de nuits ou cérémonies traductionnelles. Ils arrivent à acheter leurs femmes dans les familles célèbres, pour une renaissance plus digne. Dans les grandes cérémonies, ils se font remarquer par les habits et les habitudes, croyant à des rêves sans fondement. Pour eux l’argent et le pouvoir conditionnent la raison, parfois, ils sont généreux avec les oisifs qui les caressent.

Le Théâtre national Daniel Sorano est devenu la foire de vanité, en fin de semaine, les griots organisent des soirées spéciales pour ces malades. Les élus de la République se donnent rendez vous dans ces mêmes nuits de classes, pour gaspiller l’argent du contribuable. Ils arrivent parfois à offrir des véhicules ou des bijoux en or, pour des louanges remplies de mensonges. Le complexé a toujours besoin d’un plus ou de pilules pour cirer ou droguer sa personnalité. C’est vraiment bizarre pour une République.

Une vérité historique aménage le terrain social et culturel d’une nation, elle aide l’enfant à connaître sa personne et ses origines. Vraiment, je ne vois pas l’importance d’être un descendant d’une famille royale ou maraboutique, pour être un bon musulman ou citoyen. Prenons le cas de Maître Wade, un homme originaire d’un peu par tout. Parfois, il est le cousin de Lat Dior Diop ou Alboury Ndiaye, le lendemain petit fils de Kanka Moussa ou d’Askia Mohamed. Dans ses cauchemars monarchiques, il croit être le roi du Sénégal et son fils Karim le Prince héritier. Malheureusement, il n’a rien compris, mais les sénégalais l’attendent au bout du tunnel avec le marteau. Pour un Sénégal meilleur, équilibré et juste, je pense qu’il est temps pour une révision de l’histoire du pays. Nos enfants ont le droit de connaître la vérité sur le passé de leur pays: Ex l’origine du type sénégalais, la formation du peuple, les cultures, religions et la résistance coloniale. Arrêtons les mensonges et les folies de grandeur, pour des histoires bidon, qui n’ont rien à voir avec une république ou une religion.

Un résultat de recherche pour vous : je voudrais partager avec vous ce document de recherche sur l’Histoire de l’empire soninké. Vous verrez, qu’il y a bien avant nous des sénégalais et africains qui ont tout donné au continent noir. Je pense que les ignorer est un crime contre l’humanité. Presque personne ne parle de ces héros à cause d’une falsification historique au profit de quelques familles. Ce n’est pas pour dénigrer ces nouveaux héros, mais juste un rappel du passe historique de l’Afrique et du Sénégal.

L'Empire du Ghana

L'Empire du Ghana a été fondé vers 770 après J.C. par l'ethnie soninké’ Le chef de Wagadu, Kaza Kaya Maghan a renforcé l'empire et élargi ses territoires. Vers l’an 1000 après J.C., l'empire avait étendu ses frontières vers l'ouest jusqu'au fleuve Sénégal, vers l'est jusqu'au fleuve Niger, au sud jusqu'à la région de Bambouk, et au nord jusqu'à la ville d'Audaghost en bordure du Sahara. L'Empire du Ghana eut une existence de plus de mille ans.

L’Empire Soninké

Cette partie du monde qu'on appelait Bilâdi Soudan qui signifie "pays des noirs", était délimitée au Nord par le grand Sahara, à l'est par le lac Tchad et au sud par les sources des fleuves Sénégal et Niger et à l'ouest par l'Océan Atlantique. On y trouvait les cours d'eau comme le fleuve Gambie, le fleuve Sénégal et le Djoliba qu'on appelle fleuve Niger.

La dynastie soninké

D’après le « Tarikh es Soudan », "histoire du Soudan" en français, le Ghana aurait été fondé au IVe siècle par le peuple noir de cultivateurs, les Soninkés. Au VIIe siècle, l’astronome arabe Al Farazi cite le premier le « Ghâna, pays de l’or ». En 734, les premiers arabo-berbères pénètrent au Ghana, où les souverains soninkés sont au pouvoir. L’occupation du Maghreb par les Arabes favorise le trafic de l’or et des esclaves entre le Ghana et le Sijilmassa, et du même coup, son expansion et sa richesse. Le Royaume du Ghana se trouve affaibli par la poussée des musulmans Sahariens Almoravides (XIe siècle) et la destruction partielle de Koumbi Saleh (1076) mais c'est surtout la sécheresse liée à une exploitation intensive des ressources forestières qui conduit à la dispersion des Soninkés Selon Tidiane N’Diaye, « Empire du Ghana, 1998 ».

Les Diakhankés

Les Diakhankés ou Jakhankes sont un groupe ethnique établi en Guinée, au Mali, en Gambie et dans le sud-est du Sénégal. Les Diakhankés sont membres d'une communauté d'origine SONINKE. Cette communauté a été fondée par le grand patriarche El Hadj Salim SOUARE, plus couramment appelé DIAKHA SOUARE LAYE ou M’bemba Laye. Le Mouvement Diakhanké basé sur l'expansion pacifiste de l'islam, est apparu au 14 ème siècle et s'est développé surtout pendant le règne du célèbre Kankan Moussa, empereur du Manding. Diakha Laye est originaire de la vallée du Diaka dans le Macina. Après de longues pérégrinations, il est passé par le Diafounou, le Saloum (Sénégal) pour enfin s'installer dans le Bambouck, sur la rive du fleuve Bafing.

La communauté Diakhankés s'articule à l'origine sur quatre clans soninkés: Souaré (Tandia-Sambakhès), Dramé-Kandji, Fofana, Fadiga. A ces quatre clans se sont ajoutés entre autres les Diakhité-Kaba, les Sylla, les Gassama-Diaby, les Dansokho, les Diakhaby, les Savané, les Badio, Cisse, Diakate etc.

Touba la ville des Diakhankés (1815)

Les guerres de conquête coloniale opposant d'une part El Hadj Omar Tall et Mamadou Lamine Dramé, et d'autre part l'armée coloniale française a provoqué une nouvelle dispersion des Diakhanké. La ville de Touba en Guinée a été fondée au début du 19 ème siècle (1815) par un autre Salim, surnommé Karamokhoba Diaby, originaire de Didé au Sénégal. Touba a été le centre principal du mouvement Diakhanké jusqu'à l'arrestation par l'administration coloniale, de Karan Sankoung, arrière petit fils de Karamokhoba en mars 1911. Il s'en est suivi un autre mouvement de dispersion des gens de Touba vers le Sud du Sénégal, la Guinée Bissau, la Côte d'Ivoire, etc.

(2) grands héros Soninkés ignores par les sénégalais : Askia Mohamed et Mamadou Lamine Drame le marabout de Bakel.

1. Askia Mohamed : Né vers 844 après l’hégire ou1440 sous le nom de Mamadou Touré fils d'Abubakar dans une famille d'ethnie soninké, le futur Askia devint dans les années 1460 le meilleur général de Sonni Ali Ber alors tout occupé à transformer le petit royaume de Gao dont il avait hérité en un puissant Etat. En 897/1492 après la mort accidentelle de Sonni et à la faveur d'une sanglante guerre civile qui l'opposa au fils de ce dernier, Muhammad s'empara du trône et prit le titre d'Askia (ou grand souverain). Depuis longtemps déjà il était devenu le chef de la faction pro musulmane du royaume de Gao et le porte-parole d'une armée de plus en plus influente à mesure que les guerres gagnaient en importance.

2. Mamadou Lamine Drame et la Résistance

Selon Ibrahima Baba Kaké

Mamadou Lamine Drame est revenu d'Orient vers la cinquantaine (1878 ce qui met la date de naissance vers 1828-1830). Toujours selon cet auteur, il était encore élève chez son père lors du passage d'El Haj Omar entre Kayes et Médine en 1855 où il avait une quinzaine d'années et a été très impressionné par le marabout toucouleur, (il serait donc né vers 1840). Cette proposition contredit sa propre fourchette de 1840-1850 (trop large) et l'hypothèse d'Abdoulaye Batilly qui soutient que El Haj Omar a trouvé Mamadou Lamine à Bakel en 1847... Selon I B Kaké, il approcherait la cinquantaine à son retour d'Orient (1872) il serait donc né vers 1822.

La Ville de Bakel en 1880

L'attaque de la ville de Bakel par Mamadou Lamine Dramé est une page sombre de notre histoire, qui a traumatisé et surtout divisé le Gajaga. En effet, on admet généralement que les régnants se sont alliés aux Blancs et les marabouts s'y sont opposés ce qui expliquerait que plusieurs d'entre eux ont été inquiétés pour leur prise de position. En Afrique il existe une certaine attitude vis-à-vis de l'histoire qu'il faut changer. Il est temps de lever le voile sur les aspects généraux de notre histoire afin d'éclairer les générations actuelles. Les choses sont loin d'obéir à ce schéma simpliste, et la bataille de Bakel, si elle illustre l'alliance des N'Diaye avec les Français, ne révèle pas moins la position mitigée des premiers envers le marabout. Auteur: Yaya SY (Anthropologue, Professeur d’Histoire)

Portrait de Mamadou Lamine Dramé (retour d'Orient 1872)

(5) ans a la Mecque, (4) en Turquie avant de revenir au Sénégal, pour combattre les blancs et redynamiser l’Islam en terre africaine.


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