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Que reste-t-il du droit des femmes dans notre société ?

Société et vie personnelle

Dans cette période de « domination masculine », n’est-il pas temps de s’interroger sur les violences faites aux femmes et sur les différences hommes-femmes ?

Mis à jour le 30 octobre 2020, Seytoo
Que reste-t-il du droit des femmes dans notre société ?

Malgré le renforcement des lois, aucun pays au monde n’a atteint la pleine égalité entre les sexes. Dans de nombreux pays, les femmes continuent de subir des discriminations en matière de mariage, de divorce, d’héritage et de nationalité. Les traditions, coutumes, et attitudes stéréotypées constituent des obstacles considérables à l’égalité et à la jouissance des droits fondamentaux.

L’émancipation des femmes et l’accession à l’égalité face aux hommes, constituent un objectif crucial pour le respect des droits de la personne qui fait partie intégrante du développement humain et économique.

A l’heure actuelle, dans le monde entier, des études ont montré que ce sont toujours les mêmes types de situations qui sont à l’origine d’actes de violence à leur égard : le fait de désobéir au mari, répondre à ses observations, refuser les rapports sexuels, ne pas servir à manger au moment où il le désire, négliger les soins portés aux enfants, négliger les travaux domestiques, se déplacer sans sa permission, soupçons. Cette attitude extrêmement discriminatoire est aussi conditionnée par l’image attendue de ce que doit être un « vrai homme » qui subsiste dans certaines sociétés : un être qui affirme ses désirs, qui ne doit donner aucun signe de faiblesse, qui ne doit pas pleurer, qui a le devoir de rester fort devant toutes les situations, qui pourvoit aux besoins du ménage mais ne doit rendre aucun compte de ses dépenses (contrairement aux femmes).

Les femmes soudanaises vivent cette discrimination : dans les transports publics, elles ne doivent pas s’asseoir sur les sièges proches des chauffeurs, dans toutes les réunions publiques, elles doivent êtres séparées des hommes par des rideaux. Dans les lieux publics, leur façon de s’habiller ne doit pas porter atteinte à la morale ou encore troubler l’ordre public sous peine de répression et de correction inhumaine (flagellation, amputation…). Si ces femmes sont emprisonnées pour acte criminel (le non respect de la loi en matière de tenue vestimentaire ou de comportement dans les lieux publics en constituent un), les peines qui leur sont infligées sont trop souvent dégradantes et cruelles (tortures, mutilations sexuelles, viols…).
Que dire du cas de Loubna Ahmed Al-Hussein, cette journaliste soudanaise, qui pour avoir porté une tenue jugée «indécente» par les autorités (un pantalon et une longue blouse) risquait quarante coups de fouet.

La flagellation est une peine cruelle, inhumaine et dégradante interdite par le droit international. Il s’agit d’une forme de torture et ceux qui la subissent souffrent de séquelles tant psychologiques que physiques pendant des années. Cependant, aux Maldives, une femme de 18 ans reconnue coupable d’avoir eu des rapports sexuels avec deux hommes différents s’est évanouie après avoir reçu 100 coups de fouet. Comme l’adolescente était enceinte au moment du prononcé de la sentence, l’exécution du châtiment a été reportée après l’accouchement et le tribunal a déclaré que sa grossesse était une preuve de sa culpabilité. Par contre, les deux hommes ont été acquittés, l’un d’eux ayant échappé à toute punition après avoir simplement nié l’accusation.

Au Swaziland, 39% des 15-49 ans sont séropositifs. Quand on demande aux Swazis pourquoi ils ne prennent pas de précautions, la plupart d’entre eux font référence au roi : « Notre monarque a une trentaine de femmes. Il n’utilise pas de préservatifs. Pourquoi devrions-nous agir différemment ? ». Nombre de femmes sont favorables au port du préservatif mais elles ne parviennent pas à l’imposer à leur partenaire. « Quand ils ont envie de sexe, les hommes ne nous demandent pas notre avis ».

Dans tout le Sud de l’Afrique, des charlatans prescrivent aux porteurs du VIH/sida d’avoir des relations sexuelles avec des jeunes filles vierges pour se soigner de la maladie. Les personnes atteintes du VIH/sida violent donc les mineurs pour se soigner de la maladie.

Chez nous, même si la situation n’a rien de comparable, la situation des femmes n’est pas idéale. Parmi les discriminations dont sont victimes les femmes, ce qui se passe au travail est particulièrement important. 25 à 30% d’écart de rémunération pour les mêmes postes, le temps partiel subi, les contrats à durée déterminée, bref les petits boulots…

Les violences conjugales causent près d’une mort tous les trois jours. Dans cette période de « domination masculine » dans nos pays occidentaux modernes, n’est-il pas temps de s’interroger sur les violences faites aux femmes et sur les différences hommes-femmes ?


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